Le chanteur Tradi-moderne Luckson Padaud célébre ses 40 ans de carrière. Voici 5 choses à savoir sur le précurseur du laba laba
Après un premier concert Vip au Sofitel hôtel Ivoire le 27 août dernier, Luckson Padaud sera en live ce samedi 03 septembre 2022 pour le deuxième spectacle marquant ses 40 ans de carrière.
1-Son mentor
Natif de Tahiraguhé, Lago Tapé Séhia, appréciait énormément Ernesto Djédjé, le roi du ‘’ Ziglibity’’ qui provenait du même village que lui. Adolescent ( à partir de 16 ans), le jeune Séhia était très sollicité dans son village et les villages voisins pour animer les soirées avec son ‘’orchestre’’ constitué de casseroles et autres ustensiles de cuisine qu’il maniait avec prouesse.

Comme un virtuose, les sonorités de son orchestre lui avait donné de la notoriété dans son village. C’est alors que lors d’une visite d’Ernesto Djédjé à Tahiraguhé, le jeune musicien demanda à son père de le mettre en relation avec le roi du Ziglibity. C’est de là que part sa rencontre avec Ernesto Djédjé, son mentor.
2-Les moments difficiles de sa carrière
Arrivé à Abidjan en 1976, Tapé Séhia est inscrit dans un établissement pour suivre une formation professionnelle de dessinateur de bâtiment. Passionné de musique, dans le même temps, il suivait une formation de guitariste. C’est ainsi que la passion pris le dessus et il décida de se consacrer à la musique.
Aux cotés de son mentor, il a appris progressivement ce métier jusqu’à la sortie de son premier album ‘’ Kaligbeu’’ le 29 juillet 1982 en France. Son mentor Ernesto Djédjé avait même pris part à la dédicace de cet album à Paris. Pour Luckson Padaud, la période la plus difficile de sa carrière était la disparition d’Ernesto Djédjé.
« J’étais en studio en 1983 pour mon second album lorsqu’Ernesto nous a quitté. Il était pour moi, une boussole sur le plan musical. J’ai ressenti son départ comme un enfant abandonné dans le désert. J’aurai aimé qu’il soit là et que je chante avec lui sur scène», disait l’artiste au cours d’une interview.
Le second moment difficile de sa carrière était également la censure de l’un de ses titres imposé à l’émission de vacance ‘’variétoscope’’ en 1989 pendant qu’il était à 10 mille ventes.
3-Ses moments du joie
Globalement parlant, l’artiste se dit satisfait de ses 40 ans de carrière et de toutes ses réalisations. Luckson Padaud dispose d’un studio d’enregistrement à son domicile à Yopougon avec tous les équipements. Il a été décoré dans l’ordre du mérite Ivoirien. Quelques reconnaissances parmi tant d’autres.
« Je suis satisfait de mon bilan en 40 ans. Dans la vie, on ne peut pas tout avoir. Il y a eu des déboires, mais ce que j’ai pu réaliser est satisfaisant» s’est-il réjoui.
4-Le maître du baron de Yopougon
Si les artistes tels que Naounou Paulin, Gnahoré Djimi, avait pris le contrôle du bar éclat de Yopougon, Luckson Padaud était incontestablement le maître du Baron de Yopougon, situé non loin de la mairie de la ladite commune. Cet espace de divertissement était le temple du ‘’ laba-laba’’, le concept de Luckson Padaud. C’est dans ce cadre que l’artiste communiait régulièrement avec ses mélomanes.
5- Son atout physique
Luckson Padaud est un bel homme qui ne se définit pas non plus comme un homme à femme. Velu à la poitrine et conscient de cet atout de séduction, l’artiste ne manque pas de le présenter à tous avec des chemises généralement ouvertes ou des hauts transparents.

« Je ne suis pas le seul homme velu du pays, mais si les femmes aiment cela, c’est pas plus mal ( rire)», a-t-il indiqué au cours d’une interview.