Plusieurs espèces d’animaux pourtant protégées par des lois en Côte d’Ivoire risquent de disparaitre.
Plusieurs espèces protégées en Côte d’Ivoire souffrent du commerce illégal du fait des trafiquants. Leurs peaux sont beaucoup prisées pour des mixtures ou d’autres usages dont seuls certains gens savent des vertus qui méritent leur tuerie.
Ce sont les peaux de lion, d’hyène, de crocodile, de python de ratel et de civette. Tous des animaux qui dont la vente illégale est passible d’amende. Des amendes qui n’effraient pourtant pas les trafiquants. Et deux sont passés dans les mailles du filet le 12 octobre 2021, dans la commune d’Abobo.
Les lois existantes en la matière
La Côte d’Ivoire a ratifié depuis 1994, la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) en important les peaux d’animaux (lion, hyène) et caméléons.
Le lion et le crocodile font partie des espèces entièrement protégées par l’annexe I de la loi n°94-442 du 16 août 1994 portant modification de la loi n° 65-255 du 04 août 1965 relative à la protection de la faune et à l’exercice de la chasse. Le ratel, l’hyène et le python font quant à eux, font partie de la liste des animaux partiellement protégés par l’annexe II de la loi ivoirienne n°94-442 du 16 août 1994 portant modification de la loi n° 65-255 du 04 août 1965 relative à la protection de la faune et à l’exercice de la chasse.
Si des trafiquants sont reconnus coupables de détention et commercialisation de produits issus de la faune, ils risquent une peine de réclusion comprise entre deux et douze mois assortis d’une amende allant de 3000 Fcfa à 300.000 Fcfa.
La grave situation des lions en Afrique
Selon l’Ong Panthera, spécialisée dans la protection des grands félins, la survie des lions est menacée. Un rapport de l’Ong datant de 2014 conclut que les lions Africains sont proches de l’extinction dans toute l’Afrique de l’Ouest.
Ce rapport estime à 250 le nombre de lions adultes, répartis en quatre populations très menacées. Une seule d’entre elles contient plus de 50 lions, précise l’Ong, ce qui fait peser de lourdes craintes quant à la survie de leur espèce.
A ces 250 adultes en âge de se reproduire s’ajoutent 150 lions plus jeunes et lionceaux, estime Panthera à l’issue d’un programme de recensement des lions, qui a duré six années.
Toujours selon Panthera, seuls cinq pays de la sous-région comptent encore des populations de lions. Quelque 90% des 400 félins ont été comptabilisés dans la réserve de W-Arly-Pendjari, à la frontière du Bénin, du Burkina Faso et du Niger. Les lions ont complètement disparu de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, de la Guinée-Bissau, du Mali, de la Mauritanie et de la Sierra Leone et probablement aussi du Ghana et de la Guinée.
Source Eagle Côte d'Ivoire
Alain Zadi