Le secteur de la téléphonie mobile connaît une croissante liée à un nombre d'utilisateurs toujours plus important. Pour satisfaire cette demande, les opérateurs multiplient les investissements avec l'extension du parc d'antennes-relais.
De plus en plus, ces antennes sont installées en pleine agglomération. Toute chose qui préoccupe bon nombre de personnes, malgré les assurances des opérateurs du secteur de la téléphonie mobile. En clair, le débat sur la nocivité de ces antennes reste toujours d'actualité. À Songon-Bimbresso, route de Dabou, les populations vivent dans la peur du fait de la proximité de deux antennes de leurs différentes constructions.
Une peur qui n'est pas justifiée, si l'on s'en tient aux assurances données par un experts du secteur de la téléphonie mobile. Ce dernier confie que jusqu'à preuve du contraire, il n'y a pas encore eu d'études qui démontrent la nocivité de ces antennes-relais. « Sur la problématique du rayonnement des antennes, il y a toujours des associations de consommateurs que ce soit en Côte d'Ivoire ou en Europe qui en parlent. Ce que les opérateurs et le régulateur répondent, c’est que ça ne l’ai pas. Malgré cela, il y a toujours ce débat. Il n’y a pas eu d’études qui démontrent que les équipements sont nocifs. La preuve, le GSM (Global System for Mobile Communication) existe depuis 1990, jusqu’à présent, en 2021, plus de 30 ans après, il n’y a pas encore eu de retour négatif », précise notre informateur. Il précise que les équipements déployés par les opérateurs sont certifiés aux normes européennes et américaines. Des équipements qui, poursuivra-t-il, sont certifiés par l’Artci (Autorité de régulation des télécommunications/Tic de Côte d'Ivoire), avant d'être déployés en Côte d'Ivoire. Cet expert est formel qu'à priori, il n’y a pas d’impact sur la population.
Dangereuses ou pas dangereuses pour la santé ? Les antennes relais suscitent la polémique. Le choix de la zone de leurs implantations répond à des impératifs économiques très précis au bénéfice des opérateurs de téléphonie mobile. L'une des conditions premières, c'est l'existence d’une source d’alimentation électrique, celle-ci étant généralement liée à une zone d’habitation. D'où la multiplication des antennes dans les grandes agglomérations.
Irène BATH