Crimes post-électoraux, présidentielle 2015

Des forces pro-Ouattara réclamées, montée de tension au PDCI

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Revue de presse

Amis lecteurs, heureux de vous retrouver ce mardi 25 juin 2013 pour la revue de presse de linfodrome.com. Comme sujets, nous aurons les enquêtes sur les crimes post-électoraux, la situation de Laurent Gbagbo et proches et l’atmosphère au PDCI-RDA. Bonne lecture !

Enquêtes sur les crimes post-électoraux

Dans le cadre des enquêtes sur les crimes de sang, La Une de L’inter révèle que « le cas des pro-Ouattara fait tomber des têtes. 3 magistrats débarqués ». C’est qu’en moins de deux mois, le 2/3 du personnel de la Cellule spéciale d’enquête chargée de faire la lumière sur les crimes commis pendant la guerre post-électorale ont été mis à la porte. Y compris le juge d’instruction et premier responsable de cette structure. Selon RFI qui a soulevé l’affaire, cela cache des desseins politiques. Le gouvernement veut casser la Cellule après qu’elle ait permis d’inculper certains pro-Gbagbo, afin d’éviter que celle-ci enquête sur les crimes des forces pro-Ouattara. Car jusque-là, aucun proche du pouvoir, contre qui pourtant pèsent des accusations de viol et de meurtres, n’est inquiété. Nord-Sud Quotidien croit savoir « Pourquoi les juges ont été limogés ». Selon lui, le limogeage du personnel de la Cellule fait suite à celui du procureur de la République, Simplice Kouadio, le 11 janvier 2013. Car, ils constituaient une équipe. Or au procureur, il est reproché d’être proche du précédent Premier ministre Ahoussou Kouadio, et de prendre ses ordres auprès de lui. C’est cette suspicion de manque d’intégrité de sa part qui lui a valu son dégommage. Parlant du même sujet, Le Quotidien d’Abidjan titre que « des médias français font de graves révélations sur Ouattara et Soro » concernant les crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Selon lui, les amis de Ouattara sont exaspérés par sa façon de gouverner et de gruger les bailleurs de fonds qui financent la cellule, car RFI a relevé que « en Côte d’Ivoire, les observateurs étrangers s’inquiètent à propos de la cellule d’enquête… Son travail est loin d’être fini car aucun membre des forces loyales à l’actuel Président ivoirien n’a été inculpé ». La radio française a fait savoir que « des sources proches du dossier confient même avoir reçu de nombreuses plaintes pour viol et pour meurtre concernant des ex-rebelles des forces nouvelles. Des plaintes qui n’ont jamais été instruites... ».

Affaire Gbagbo et proches

« Probable libération de Gbagbo : un expert de la CPI fait des révélations ». Tel est le titre de L’Expression à la Une. Cet expert qui n’est autre que Aly Ouattara, président de la Coalition ivoirienne pour la CPI, s’est prononcé sur l’impact que certains pensent créer sur la CPI, à travers des manifestations de mobilisation autour de l’affaire Gbagbo. « Ces marches sont trop politisées, parce que catégorisant les victimes. Il y a des victimes dans les deux camps. Donc ces marches, même mobilisant des milliers de personnes, n’ont aucune incidence sur la CPI. Ce qui compte dans une juridiction comme la CPI, ce sont les preuves », a-t-il dit. Et concernant « les preuves supplémentaires » demandées par la CPI à son procureur, Le Temps fait savoir que « Ouattara refuse l’autopsie des corps ». Il se demande bien pourquoi ? La réponse qu’il donne est que toutes les preuves de crimes brandies contre Laurent Gbagbo sont des preuves fabriquées. Donc faire une autopsie viendrait à mettre à nu le mensonge. Prenant le cas des femmes d’Abobo, le journal cite le livre de Leslie Varenne « Abobo la guerre » où cette dernière écrit que « les femmes et les chars circulent en sens inverse, donc il se font face. Or, les femmes sont atteintes dans le dos par des balles de mitrailleuse. Selon tous les témoignages recueillis, les tirs sont partis de la station Mobil à quelques quatre cent mètres environ du rond-point d’Anador… Une autopsie aurait dû être pratiquée et les cadavres auraient dû être remis aux familles. Or, il n’en ait rien. Les six corps ont été enterrés dans un terrain vague, à l’insu des parents qui mettront des mois avant de connaître le lieu d’inhumation... ». De son côté, Simone Gbagbo donne de ses nouvelles. En tout cas, Soir Info livre « les dernières nouvelles de Simone Gbagbo ». Il informe qu’à l’occasion de l’anniversaire de cette dernière (64 ans), une délégation est partie d’Abidjan pour la célébrer dans sa résidence surveillée de Korhogo. C’est une femme joviale et heureuse qui a accueilli ses hôtes par des chants, a raconté un des visiteurs.

Présidentielle 2015, RHDP

La présidentielle de 2015 déchaîne les passions et crée la polémique au sein de la coalition au pouvoir. Dans Le Nouveau Réveil, on lit que le secrétaire général adjoint du PDCI a clarifié sur France 24 que « le PDCI aura un candidat en 2015. Mais qui ? ». Pour Maurice Kacou Guikahué, « tout parti politique qui se respecte doit avoir un candidat. La vraie question qu’on doit se poser aujourd’hui, c’est qui doit être le candidat du PDCI ? Ce n’est pas est-ce que le PDCI aura un candidat. Le PDCI aura un candidat, oui ! Mais, c’est quel candidat ». Ce candidat, un groupe du parti le voit en la personne de son actuel président, Henri Konan Bédié, bien que les textes ne lui permettent pas de se présenter, en raison de son âge avancé (79 ans) au dessus de la normale (75 ans). Mais un autre groupe s’y oppose. Parmi eux, Le Patriote cite le secrétaire général et le président des jeunes du parti. « Djédjé Mady – KKB, pourquoi ils font la guerre à Bédié ? Le journal explique les rasions de leur position par le fait qu’ils se disent mal récompensés après la prise du pouvoir par le RHDP, donc ils veulent casser l’alliance. Et comme ils ne parviennent pas, ils ont décidé d’engager la bataille de la succession de Bédié. Parce que Bédié a clairement manifesté son désir de voir Ouattara briguer un second mandat. « On ne change pas une équipe qui gagne », avait-il dit à RFI. Mais un militant de son parti lui a adressé une lettre ouverte publiée dans Le Mandat, dans laquelle il affirme que « le RHDP n’est pas encore une équipe qui gagne ». Pour Claude Lebattant, responsable de base, « le RHDP, tout en gardant sa monture, s’affiche comme une alliance compromettante, voire nuisible pour l’avenir du PDCI. Surtout, si elle devrait à un parti unifié qui signerait la disparition du parti ».

César DJEDJE MEL
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