Présidentielle 2015, crise post-électorale et l’attaque de la Basilique Notre Dame de la Paix de Yamoussoukro sont les sujets que nous aborderons dans notre revue de presse ce lundi 24 juin 2013. Soyez les bienvenus sur linfodrome.com et bonne lecture !
Présidentielle 2015
Henri Konan Bédié, le président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a fini par lâcher le morceau. Accusé de vouloir faire de Ouattara le candidat de son parti pour la présidentielle de 2015, et après avoir maintenu le suspense sur la question, il a déclaré ses intentions sur TV5, rapportées par les journaux locaux, surtout ceux proches du pouvoir : Le Patriote, L’expression et Le Nouveau Réveil. « C’est le congrès qui décidera s’il faut, soit présenter un candidat contre Alassane Ouattara soit le soutenir encore, comme nous l’avons fait en 2010. Comme on le dit, on ne change pas une équipe qui gagne », a fait savoir Henri Konan Bédié à la question de savoir si le PDCI et le RDR d’Alassane Ouattara iront en rang dispersés aux élections présidentielles de 2015, comme ce fut le cas lors des législatives et municipales dernières. Mieux, le chef de file du PDCI a indiqué que sa volonté est de faire du Rassemblement des Houphouëtistes pour le Développement et la Paix (RHDP), un parti unique. « L’alliance doit exister. Et nous faisons tout ce nous pouvons pour la renforcer parce que l’alliance des Houphouëtistes s’est révélée d’une grande utilité… D’ailleurs notre objectif, c’est de conduire l’alliance de façon à aboutir à un grand parti unifié », a-t-il indiqué. Mais ses décisions ne sont pas du goût de l’oncle du Président Ouattara, le doyen Abou Cissé. Il a fait savoir dans Le Temps que l’alliance de Bédié « avec Alassane Ouattara est en contradiction avec l’esprit du PDCI et la politique du président Félix Houphouët-Boigny. Tout indique que Bédié a trahi les fondamentaux du parti. On ne peut pas s’allier à un parti politique qui n’a que la violence comme mode de vie. Cela choque. Et Félix Houphouët-Boigny ne pouvait jamais accepter cela… Le RHDP, c’est une alliance contre nature ».
Crise post-électorale: le RHDP accusé, Gbagbo réclamé
Plus de deux ans après, on n’oublie pas la crise post-électorale. Et pour Laurent Dona Fologo, président du Rassemblement pour la Paix (RPP), « c’est le RHDP qui est à l’origine de la guerre », tel qu’a titré Le Quotidien d’Abidjan. En effet, dans une interview à ce journal, Fologo a déclaré que « des enfants d’Houphouët qui se disent Houphouëtistes et qui font la guerre. Des gens qui sont à la base de la guerre que nous avons connue en Côte d’Ivoire. Ça, ça ne vient pas d’Houphouët. Et moi, je suis surpris ». Et d’ajouter que « si Dieu avait prolongé la vie de Félix Houphouët-Boigny, ma conviction, c’est que la Côte d’Ivoire n’aurait jamais connu ces troubles ». Fologo a en outre affirmé que « Gbagbo à La Haye, c’est une honte pour la Côte d’Ivoire ». Dans le même journal, un conseiller de Ouattara, en la personne d’Agbahi Félicien, a dit la même chose. Il a demandé pardon, à genoux, aux partisans de Gbagbo victimes de la guerre et a avoué : « ce n’est pas de gaieté de cœur que je vois Laurent Gbagbo détenu à La Haye. J’ai côtoyé ce grand homme au moment où Djény Kobina et lui faisaient le tour de la Côte d’Ivoire. C’est un homme bon. Gbagbo à La Haye ne fait pas ma fierté ». Même son de cloche pour Dr. Daniel Aka Ahizi, le président du Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT). Dans une interview à L’inter, il a dit que « c’est une honte que Gbagbo soit en prison ». Mais parlant de la crise en Côte d’Ivoire, il a fait savoir que « c’est Ouattara, Gbagbo et Bédié qui nous ont créé tous les problèmes ». Ces différentes personnes ont indiqué que la présence de Gbagbo est nécessaire pour la réconciliation nationale. Mais pour Bédié, une relaxe provisoire de Gbagbo serait difficile. « S’il s’agit d’une décision de justice, tout le monde s’inclinera. Mais, cela m’étonnerait qu’une telle décision intervienne », a-t-il dit sur TV5.
Cambriolage à la Basilique Notre Dame de la Paix de Yamoussoukro
« Triste week-end à Yamoussoukro, la basilique attaquée par un commando ». C’est le titre à la Une de Soir Info. Les faits se sont déroulés dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 juin, dit-il. Le journal renseigne que, selon des témoignages, ce commando était armé de kalachnikov, de fusil calibre 12 à canon scié et de couteaux. Comme butin, les cambrioleurs sont repartis avec plusieurs objets sacrés. Le Mandat dit que ces bandits qui ont eu accès au sanctuaire à travers le sous de la Basilique, ont emporté les deux boules fixées aux extrémités de la sainte croix principale. Elles ont cédé après de violentes secousses qu’a subies cette croix. En plus, ils ont pris des coupes dorées, les hosties, le crucifix et bien d’autres objets. D’après Dernière Heure, les quidams ont cherché à sectionner les chaînes qui maintiennent en suspension la croix principale, lourde de 50 Kgs. Une enquête est ouverte pour retrouver deux des quatre gangsters, après que la Police ait mis la main sur deux d’entre eux. Le journal informe qu’il s’agit d’ex-travailleurs de la Basilique, qui ont voulu se venger d’avoir été renvoyés.