Remaniement ministériel, Présidentielle 2015

Sérieuses menaces sur Ouattara, Camdessus a son secours

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serieuses-menaces-sur-ouattara-camdessus-a-son-secours La pression est forte sur le chef de l'État et son aventure présidentielle risque d'être compromise. Ph D.r
Revue de presse

Bonjour chers amis de linfodrome.com. Soyez les bienvenus sur votre portail préféré. Dans la revue de presse de ce samedi 22 juin 2013, nous aurons pour sujets le remaniement ministériel, les difficultés et les bons points de Ouattara. Bonne lecture à tous!

Remaniement ministériel

De plus en plus, on entend dire que le Président Ouattara va remanier son équipe gouvernementale. Parmi les probables entrants, le nom du dernier premier ministre de Laurent Gbagbo est avancé. L’inter demande donc : « Aké N’gbo dans le gouvernement Ouattara ? Ses conditions ». Selon le journal, Alassane Ouattara, en considération des résultats obtenus par certains cadres de l’ex-majorité présidentielle, veut voir les partisans de Laurent Gbagbo entrer dans son gouvernement. Il a donc pris langue avec Aké N’gbo qui aurait apprécié l’offre, à condition que certains barons de l’ancien régime soient libérés. Le FPI auquel il est rattaché dit ne pas en être informé. Or Le Mandat confirme l’information, car à la Une du journal on lit : « Remaniement ministériel : Aké N’gbo et Gervais Coulibaly annoncés ». Il informe que l’entrée de l’opposition dans le gouvernement a fait l’objet d’échanges entre le Président ivoirien et le président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, récemment à Bruxelles. Si l’accord de Aké est assujetti à la libération de ses camarades en prison, Gervais Coulibaly semble aller tout de go. Et c’est Soro Guillaume qui mènerait les tractations, précise t-il. Cela vient-il confirmer ce qu’a dit Miaka Ouretto, le président intérimaire du FPI, quand il a révélé que le RDR l’a approché ? En effet, oui ! Le président de jeunes du RDR, le député Yayoro Karamoko l’a avoué à L’expression dans une interview. « Dialogue pouvoir-opposition, Karamoko Yyaoro avoue : Oui le RDR a approché le FPI », écrit le quotidien à la Une. L’interviewé a confirmé que « oui, nous avons approché le FPI et c’est normal, parce que nous voulons que ce parti vienne discuter avec le gouvernement ». Et pourtant, Le Patriote écrit que le FPI est un « cadavre » qui refuse de mourir et pour se sauver, tente de déstabiliser le RHDP en affirmant que le RDR l’approché a dénigré le PDCI, pendant que le parti au pouvoir demande au PDCI de rejeter toute alliance avec le FPI.

Menaces sur Ouattara

Ouattara, avec ces différentes tractations, n’est pas en sécurité. « Au 12e congrès du PDCI, le sort de Ouattara se joue », titre Soir Info. Candidat à sa propre succession, le journal affirme qu’une candidature au PDCI, ou une multiplicité de candidatures venant de la coalition au pouvoir, ne sera pas forcément la bienvenue pour le chef de l’État ivoirien. Le quotidien fait savoir que si les réformistes du PDCI arrivent arrivaient à s’imposer, l’aventure présidentielle de Ouattara serait compromise. Or, l’enjeu de ce 12e congrès échappe très peu au chef de l’État. Vu que le président Bédié du PDCI sur qui il compte est largement contesté dans son parti. C’est pourquoi d’ailleurs, un cadre du PDCI, Alain Cocauthrey, membre du Bureau Politique du parti et du comité d’organisation du congrès a lancé un appel à l’apaisement à l’endroit de ses militants, via Le Nouveau Réveil. « Mettons balle à terre ! Adoptons le bon ton. Il s’agit d’éviter que le PDCI se tire une balle dans les pieds. Il y va de la survie du parti dont nous sommes tous, à titre égal, héritiers… ». C’est pourquoi, le journal a écrit en manchette : « On va à la mort du PDCI si… ». L’autre menace contre Ouattara vient de la CPI. Elle est présentée par Notre Voie sous cette écriture : « Procès Gbagbo à la CPI : le document explosif qui ébranle le régime Ouattara ». Il s’agit de la note expliquant la décision rendue par les juges de la CPI concernant l’audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo, qu’il a publiée intégralement. Là dedans, un des points que ces juges ont relevé pour étayer leur décision est que « le fait de se fonder principalement sur des ouï-dire anonymes -souvent à l’origine des informations contenues dans les rapports d’ONG et les articles de presse- pose problème pour les raisons suivantes. Prouver les allégations uniquement au moyen des ouï-dire anonymes place la Défense dans une position difficile, parce qu’elle ne sera pas en mesure d’enquêter et de mettre à l’épreuve la fiabilité de la source d’information… »

Les bons points de Ouattara

Tout n’est pas négatif pour Ouattara, il y a des points positifs relevés par une certaine presse. C’est qu’à la quatrième édition Forum des marchés émergents qui s’est tenu à Abidjan, hier vendredi 21 juin, le Président Ouattara montré les voies pour l’Afrique de devenir émergent à l’avenir 2050. Son exposé a été salué par Michel Camdessus, ancien Directeur général du FMI, qui a participé à cette cérémonie. D’après Fraternité Matin qui rapporte les faits, ce dernier a déclaré que : « je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas seulement une vision du futur, mais il y a ceux que nos yeux voient aujourd’hui : une Côte d’Ivoire qui se trouve là où Houphouët-Boigny avait voulu la mettre. Un pays modèle en terme de fraternité, un pays phare de l’Afrique de l’ouest en terme de croissance économique ». Plus loin, Camdessus a dit que « c’est la raison pour laquelle nous arrivons ici avec un grand enthousiasme pour travailler avec le Président Alassane Ouattara, digne héritier d’Houphouët-Boigny, à cette vision pour la Côte d’Ivoire du futur ». Cette distinction de Ouattara par Camdessus a été mise en relief à la Une par Le Patriote. Qui, par ailleurs, a mis l’accent sur la police version Ouattara. Il dit que sous Ouattara, on a « enfin, une vraie police » avec une Police Criminelle (PC) et un Centre de Coordination des Décisions Opérationnelles (CCDO) qui rassurent. Car le civisme, le code d’honneur et les droits de l’homme sont respectés. Quant à Nord-Sud, il a mis l’accent sur les droits de l’homme. « Quel progrès sous Ouattara ? ». Approché, le président de la LIDHO, René Hokou Légré, a indiqué que « la situation connaît une nette amélioration », quand l’ex-ministre Kabran Appiah affirme que « la vie politique n’est pas apaisée ». Mais, pour Me Traoré Drissa, président du MIDH « l’amnistie sera une prime à l’impunité ».

César DJEDJE MEL
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