Amis de infodrome.com, soyez les bienvenus sur votre portail préféré pour la revue de presse. Ce vendredi 21 juin 2013, nous aurons comme sujets les sorties de Guillaume Soro, de KKB et l’affaire Gbagbo. Bonne lecture à tous !
Révélations de Guillaume Soro
« Crise post-électorale, des confidence de Soro sur Charles Blé Goudé ». Ceci est le titre à la Une de L’inter. Dans une interview à la chaîne sénégalaise RTS, lors de son séjour à Dakar, le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire s’est prononcé sur la situation sociopolitique dans son pays. Et donc sur sa relation avec Charles Blé Goudé. De ce dernier, Soro a dit : « Il a été un compagnon dans les moments de nos luttes estudiantines. Malheureusement, je dis bien malheureusement, M. Blé Goudé n’a pas entendu la voix de la raison. Il a dérivé et c’est dommage ». Il a ajoutera que « c’est toujours triste de voir un camarade qui, au lieu d’embrasser les valeurs connues, les vertus, malheureusement tombe dans la déréglementation et va à la dérive ». Soro Guillaume a indiqué que les chemins entre lui et Blé Goudé se sont séparés. Et que pendant la crise, il a fait passer des messages à son ex-compagnon pour lui dire : « Tu es jeune, tu n’as pas à sceller ton destin ». Concernant l’ex-ministre de l’Intérieur Désiré Tagro, tué pendant la crise, il dira, rapporte L’Expression : « M. Gbagbo lui-même et tous ceux qui étaient dans sa résidence bunkerisée ont été arrêtés… Personne n’est mort sauf l’ancien ministre de l’Intérieur qui est décédé suite à une balle perdue. Mais celui-là, il n’est pas mort au Golf, on l’a envoyé à la PISAM, une des cliniques huppées de qualité à Abidjan. Il y est mort. Ce qui signifie que nous n’avons pas voulu maltraiter les hommes de M. Gbagbo ». Dans l’entretien, Guillaume Soro a aussi parlé de la gestion de Ouattara. Le Patriote l’a relevé en titrant : « Soro Guillaume : ‘‘ En deux ans, Ouattara a révolutionné le pays ». C’est que parlant du retour de la croissance en Côte d’Ivoire, Soro a laissé entendre : « je pense que c’est le travail et le mérite du Président de la République. Le gouvernement a travaillé d’arrache-pied et les choses sont entrés dans l’ordre ».
Sortie de KKB
Un autre parlementaire a aussi fait une sortie, musclée. Il s’agit de Kouadio Konan Bertin alias KKB, à l’endroit de son parti le PDCI-RDA. Relativement au congrès que son parti tiendra en octobre prochain, Le Mandat informe que le député a déclaré que « le prochain congrès sera le rendez-vous des jeunes ». Le journal écrit que sur les ondes de RFI, KKB a stigmatisé son président Henri Konan Bédié. Car à l’endroit de Bédié qui a 79 ans et qui veut être candidat à sa propre succession, il dira : « les dispositions (Ndlr : celles du PDCI) sont claires, qui disent que pour être président du parti, il faut avoir un âge compris entre 40 et 75 ans ». Et quand le journal lui demande si Bédié doit partir, il répond : « Eh bien, ce n’est pas moi qui demande qu’il parte ». Pour régler la question de l’âge, Bédié avait pris comme argument les accords de Linas Marcoussis qui ont supprimé la limite d’âge, au niveau de l’État, pour la présidentielle. A cela KKB répond que « Marcoussis ne fait pas partie des organes du PDCI-RDA. Monsieur Bédié est connu comme un homme de parole…». Avec toutes ces déclarations et d’autres vérités crues du député, L’Expression titre que « KKB tombe le masque ». Il a signifié que « Bédié demeure mon père ! Je l’ai librement choisi comme tel. Seulement, ce que je demande à mon père c’est d’accepter de voir ses enfants grandir ». Plus loin, répondant sur la problématique de la justice des vainqueurs, il a affirmé que : « Si pour l’instant, on ne note pas d’arrestations dans notre camp, ça peut laisser entrevoir une justice de vainqueurs, mais c’est un processus. Attendons de voir ». Or Notre Voie révèle que « Bédié a déjà vendu le PDCI à Ouattara », selon un journal français qui n’est autre que La lettre du Continent. Ce journal informe que « Alassane Dramane Ouattara s’appuie sur Henri Konan Bédié pour étouffer toute candidature d’une personnalité forte sous la bannière PDCI, à commencer par celle de l’ancien premier ministre Charles Konan Banny. Les deux auraient ainsi convenu d’unir leurs formations- le PDCI et le RDR- au plus tard avant fin 2014 pour permettre au Président sortant de se présenter comme unique candidat ».
Affaire Gbagbo et CPI
Voici ce que dit l’avocat principal de Laurent Gbagbo, Me Altit. Soir Info rapporte ce qu’il dit de ce que « Gbagbo espère ». Selon lui, son client Laurent Gbagbo « espère que son pays et au delà, l’Afrique, connaîtra un avenir meilleur et il y travaille ». C’est pourquoi à la Une de Notre Voie, on lit : « Gbagbo travaille à l’avenir de la Côte d’Ivoire ». Intervenant sur une radio hollandaise, l’avocat a témoigné de Laurent Gbagbo que « depuis qu’il a été transféré à La Haye, je ne l’ai jamais entendu se plaindre. Je ne l’ai jamais entendu dire des choses négatives sur un tel ou tel. Je ne l’ai jamais entendu tenir des propos désobligeants. Très positif. Très constructif ; C’est quelqu’un qui est dans la création, dans la vision ». En dehors de Gbagbo, la CPI passe par un moment difficile avec le scandale sexuel qui la secoue. Une enquête interne ouverte a confirmé les allégations d’abus sexuels sur quatre personnes bénéficiant du programme de protection de la Cour. « Les résultats de l'enquête initiale interne ont confirmé la gravité des allégations et la nécessité d'une enquête plus détaillée des circonstances environnantes », fait savoir L’inter du communiqué de presse publié par la CPI sur son site.