Heureux de vous retrouvez ce jeudi 20 juin 2013, chers amis de linfodrome.com, pour la revue de presse. L’affaire Gbagbo et le dossier des maisons sociaux sont principaux sujets dans notre numéro du jour. Bonne lecture à tous !
Affaire Laurent Gbagbo
Du nouveau dans l’affaire Laurent Gbagbo, particulièrement au sujet de la décision rendue par les juges de la CPI, le 3 juin 2013. « Désaccord sur les charges contre Gbagbo, la juge de la CPI rompt le silence », titre L’inter. Silvia De Gurmendi explique « pourquoi je ne suis pas d’accord ». Voici ce qu’elle a dit: « En conclusion, pour les raisons que j’ai données, je suis en désaccord avec la décision d’ajourner l’audience de confirmation des charges prise ce jour par mes collègues en vertu de l’article 61-7-C-I du Statut ». Elle relève que « la décision de la majorité révèle une certaine conception du droit applicable aux crimes contre l’humanité, conception qui selon moi ne trouve aucun fondement dans le Statut ». Concrètement, la juge principale de la Chambre préliminaire I de la Cour Pénale Internationale (CPI) est contre le fait que ses collègues veulent, à ce stade de l’affaire, des preuves approfondies. « J’estime que les chambres préliminaires ne doivent à aucun moment aller au delà de leur mandat en procédant de façon prématurée à une analyse approfondie de la culpabilité du suspect, comme cela a déjà été dit. De surcroît, elles ne devraient pas s’efforcer de déterminer si les éléments de preuve sont suffisants pour justifier une déclaration de culpabilité par la suite ». C’est pourquoi, Nord-Sud Quotidien écrit à la Une que « le procès de Gbagbo se confirme », parce que pour la juge Silvia de Gurmendi, les preuves de Bensouda sont suffisantes pour confirmer les charges contre Laurent Gbagbo. Elle indique que « aux fins de l’audience de confirmation des charges, le procureur peut se fonder sur des éléments de preuve sous forme de documents ou de résumés et n’est pas tenu de faire comparaître les témoins qui doivent déposer au procès ». Les raisons qui ont fondé la dissidence de Silvia de Gurmendi sont au nombre de 52, renseigne Soir Info, qui en a publié de larges extraits dont celui-ci : « Premièrement, j’estime qu’en décidant que les éléments de preuve sont insuffisants et ne permettent pas de déterminer si les charges doivent être confirmées ou rejetées, la Majorité s’est fondée sur une interprétation extensive de la norme d’administration de la preuve applicable au stade de la confirmation des charges, une interprétation qui dépasse ce qui est exigé par le Statut et même ce qui est autorisé par celui-ci ».
Gbagbo va t-il s’en sortir ?
Pas si sûr, à en croire la Une de L’Expression. On y lit des propos de Me Habiba Touré, avocate de Gbagbo : « rien n’est encore gagné ! », dit-elle. Invitée à Londres de la Tribune de ‘’Café politique du COJEP Europe’’, l’avocate a déclaré aux partisans et sympathisants de son client que « la décision et la position de la juge Gurmendi doit nous interpeller et nous dire que la partie n’est pas du tout gagnée. Il faut constamment rester vigilant. (…) Imaginons qu’au bout de six mois, le procureur demande encore du temps, il va demander un report et Gbagbo sera toujours en prison ». Les ‘’Patriotes’’ avaient comme flairé cette situation. Dans une déclaration parue dans Notre Voie, ils donnent ce que le journal a intitulé : « Libération de Gbagbo : voici le secret ». En effet, c’est un appel qui est lancé aux soutiens de l’ex-président ivoirien. « Face à l’immensité du challenge, nous nous tournons vers vous, Forces politiques et sociales, Patriotes et Résistants de tous les continents, épris de démocratie et de paix. Ensemble, par un travail intellectuel et de mobilisation intense, par une diplomatie active à révéler la réalité historique pour parler comme Gbagbo : ‘‘c’est une grande victoire, une première grande victoire…’’ », ont-ils écrit. Leur vœu peut se réaliser grâce à Amnesty International dont les révélations constituent « un piège » contre Fatou Bensouda, d’après Le Quotidien d’Abidjan, en ce qui concerne la recherche de nouvelles preuves contre Gbagbo mais aussi les enquêtes sur les activités des forces du camp Ouattara. Ce piège est que, selon Gaëtan Mootoo de l’Ong, « il existe suffisamment de preuves contre le camp Ouattara ». En effet, celui-ci avait déclaré sur les antennes de la chaîne Télésud : « Rappelons que le comité international de la Croix Rouge avait dénombré plus de 700 personnes qui avaient été tuées, exécutées de manière extrajudiciaire en mars et avril 2011 ». Des crimes qui sont imputés au camp Ouattara. Quant aux pro-Gbagbo en prison, « l’heure du procès a sonné », affirme Le Patriote. Il écrit que les 90 personnalités, poursuivies pour leur responsabilité dans les graves crimes commis au cours la crise post-électorale, connaîtront leur sort dans les jours à venir. Car, hier, leurs avocats ont demandé un renvoi pour mieux préparer leur défense. C’est au 3 juillet 2013 que l’affaire avait été rejetée.
Logements sociaux
Le Conseil des ministres d’hier a planché sur le projet de construction des maisons sociaux, informe Fraternité Matin, qui titre : « les premières maisons avant la fin de l’année ». Le Conseil a informé que tout est mis en œuvre pour que les premiers terrassements se fassent, dès la fin de la saison des pluies, et que les premières maisons soient livrées avant la fin de l’année 2013. Pour la réalisation dudit projet, Le Mandat fait savoir que 46 promoteurs et 256 constructeurs ont été retenus. Le porte-parole du gouvernement a rassuré que « les choses avancent bien ». Pour cette opération, le ministre de la Construction a fait savoir que « à l’issue de l’étape de pré-souscription, 56.536 personnes ont exprimé le besoin d’acquérir un logement ou un terrain aménagé, contre 20.000 initialement attendus, rapporte Le Nouveau Réveil.