Poursuites judiciaires

CPI: Lutte entre Bensouda et une ministre, Ouattara en difficulté

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Revue de presse

Débat houleux sur la CPI, les difficultés des partis politiques et la gestion de Ouattara sont les éléments de notre revue de presse de ce mercredi 19 juin 2013. Bienvenue amis lecteurs sur linfodrome.com et bonne lecture !

Débat houleux sur la CPI

A Libreville au Gabon, un débat s’est tenu sur la CPI, informe Notre Voie qui a écrit à la Une : « une ministre rwandaise humilie Bensouda ». En effet, au cours de ce débat qui a porté sur ‘’la route vers une nouvelle indépendance’’ à l’occasion du New York Forum Africa 2013, au Gabon, la ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Madame Louise Mushikiwabo, a accusé la CPI d’être une Institution créée pour traduire en justice les dirigeants africains. « Il n’est pas honnête de dire que la CPI ne s’acharne pas contre l’Afrique. Je ne suis pas d’accord avec ma soeur Fatou Bensouda. Un grand nombre d’Africains croit en cette CPI, mais il y a un vrai problème aujourd’hui », a-t-elle dit. Elle répondait ainsi à Bensouda qui avait dit que « la CPI n’est pas sous la houlette des grandes puissances ». Le Quotidien d’Abidjan rapporte qu’à ce débat auquel ils ont été invités, « Ouattara et Bensouda ont été proprement humiliés ». De façon spécifique, les conférenciers avaient réfléchi sur le thème : ‘’la CPI, une colonisation judiciaire en Afrique’’. Quand Bensouda défend que « c’est malheureux qu’un grand nombre de conclusions aient été réduites à la manipulation » et d’ajouter que « nous savons que le premier pays à avoir ratifié le traité de Rome est un pays africain et il s’agit du Sénégal », la réaction de la ministre ne se fait pas attendre. « Ne dites pas que les Africains viennent vous voir (la CPI) pour être jugés. C’est faux, car l’Afrique ne veut pas d’un colonialisme judiciaire », a-t-elle martelé. Par contre L’Expression affirme que c’est Bensouda qui a fait avaler la couleuvre à ses détracteurs. « Procès à La Haye, Bensouda crache ses vérités aux leaders africains », écrit-il. Il se réfère aux réponses de cette dernière rapportées par les journaux précités. A celles-ci, on va ajouter que Bensouda a dit que « la CPI a ouvert des dossiers dans d’autres pays d’Afrique ».

Difficultés dans les partis politiques

Au Rassemblement des Républicains (RDR), un des porte-paroles du parti signifie que « le RDR a besoin d’un nouveau souffle ». Il s’agit d’Odjé Tiacoré, dans une interview à Le Patriote où, selon le journal, il a dit ses 4 vérités. L’ex-président des jeunes du parti a estimé que « maintenant que les obstacles artificiels que nos adversaires ont dressés devant nous sont levés, il est temps qu’on écoute la base ». Pour permettre au président Ouattara de briguer un second mandat, il a ajouté qu’il faut « au RDR une thérapie douloureuse mais salutaire ». Au PDCI, Soir Info fait savoir que de « grandes manœuvres autour de Bédié » se multiplient, au sujet du 12e congrès du parti. Deux clans s’affrontent. D’un côté, il y a ceux qui peaufinent leur stratégie pour pousser l’actuel président à la retraite politique, et de l’autre, ceux qui veulent le voir toujours diriger le parti. Ainsi pour se mettre à l’abri d’éventuelles désagréables surprises, ils veulent faire de Bédié l’unique candidat à la présidence du parti au cours de ce congrès. Mais les dernières confidences de Miaka Ouretto viennent augmenter au trouble de ces deux partis. En effet, le président intérimaire du Front Populaire Ivoirien (FPI) a fait savoir qu’ils ont des réunions secrètes avec cadres du PDCI et que le RDR aussi les a approchés, dans le cadre de l’alliance à laquelle le FPI a appelé le PDCI. Le Mandat dit comprendre les sorties et voyages à l’étranger de Kouadio Konan Bertin (KKB) qui avait dit que « l’appel du FPI n’est pas à rejeter ». Car ce dernier a été aperçu au Ghana en réunion avec des cadres pro-Gbagbo et en France avec des personnes de l’autre bord, affirme-t-il. Le Nouveau Réveil quant à lui, a exprimé son étonnement au fait que le RDR ait rencontré le FPI, puisque son porte-parole disait que « c’est une injure que le PDCI ferait aux victimes de la crise postélectorale s’il s’alliait au FPI ». Alors il demande : « Présidentielle 2015 : vers une alliance RDR-FPI ? ». Il n’en est rien, selon le même porte-parole du RDR, Joël N’guessan. Il a confié à Soir Info que « le président du FPI veut semer le trouble dans les esprits. Le RDR est bien une coalition au sein du RHDP. Nous ne sommes pas prêts avec le FPI que nous connaissons suffisamment maintenant ».

Gestion du pouvoir par Ouattara

A la Une, Le Temps annonce un entretien avec l’ex-ministre des victimes de guerre sous Gbagbo, Dosso Charles Rodel, où il écrit que le ministre « allume Ouattara » et déclare que « ce régime sera brisé ». En clair, l’ex-ministre a accusé le Président Ouattara d’être le fer de lance en Côte d’Ivoire de l’impérialisme vorace. Il a aussi avancé que « la région du Nord et ses enfants sont apprivoisés au delà du visible pour servir les intérêts étrangers… Des nordistes ne sont que des d’innocentes victimes des malices de Ouattara ». Quant à Jean Louis Billon, il ne veut plus reparler de l’affaire du terminal à conteneurs. Interrogé par France24, le ministre du Commerce qui a critiqué la cession du terminal à conteneurs du Port d’Abidjan au groupe français Bolloré, a répondu que « je ne veux plus entrer dans ce débat », rapporte Nord-Sud Quotidien. Pour le journal, Billon tente de calmer le jeu après avoir secouer vigoureusement le cocotier. A L’opposé, c’est le sit-in des victimes de la crise postélectorale qui risque de coûter cher à Ouattara, à en croire L’inter qui titre : « des pro-Ouattara mettent le pouvoir en difficulté ». La difficulté vient du fait que les victimes conduites par le député Alphonse Soro, ont marché, tenu un meeting, bloqué la circulation en plein Plateau, à la barbe et au nez de la Police, alors que le gouvernement a interdit des manifestations publiques à l’opposition. Une situation qui pourrait confirmer la politique à deux poids deux mesures dénoncée par les organisations internationales. Ainsi, le journal demande : « Qu’adviendra t-il si, d’aventure, les victimes proches de l’ex-président décidaient, elles-aussi, d’organiser une manifestation similaire ? Que ferait le pouvoir si l’opposition entreprenait une nouvelle manifestation publique ?

César DJEDJE MEL
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