Crise post-electorale et alliance politique

Des victimes accusent la CPI, Miaka coince le PDCI et le RDR

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Revue de presse

Bonjour et bienvenue sur linfodrome.com, fidèles de la revue de presse. Dans notre numéro de ce mardi 18 juin 2013, nous traiterons de la marche des victimes de la crise post-électorale, de l’audience de Laurent Gbagbo et les révélations sur les alliances FPI-PDCI-RDR. Bonne lecture à tous !

Marche des victimes de la crise post-électorale

« Procès ajourné à la CPI, les victimes de Gbagbo se révoltent », titre Le Patriote. En effet, ces victimes ont pris d’assaut la commune du Plateau. Sous la houlette du député Soro Alphonse, elles ont interpellé les juges de la CPI en indiquant, comme mentionné sur les tee-shirts qu’elles portaient, que « Procès de Gbagbo = paix durable ». Le meneur de la marche a déclaré que « nous sommes là pour dire que Laurent Gbagbo qui a tué nos parents, qui en a marqué à vie, qui a massacré ses opposants, soit jugé et condamné. C’est le début des grands rassemblements que la Côte d’Ivoire va connaître ». Dans L’Expression, le député a affirmé que « nous avons commencé peut-être avec un millier de personnes, mais c’est avec plusieurs milliers que nous allons finir cette lutte devant la Cour Pénale Internationale. Dans quelques jours, ces manifestations vont s’étendre à tout le Plateau, à toutes les communes d’Abidjan et toutes les villes de l’intérieur du pays. Pendant trois mois, nous allons tenir des manifestations partout ». Cette marche des prétendues « victimes de Gbagbo », selon Le Temps, est le signe que « le régime se ridiculise encore », titre-il. Le journal écrit que, alors qu’on leur demande des preuves, Soro et ses maîtres n’ont trouvé mieux à faire que d’organiser une marche. Monter un dossier judiciaire serait en quelque sorte trop leur demander. Il fait remarquer que cette marche qui a été annoncée à grande pompe dans les médias d’État n’a pas drainé le monde qu’on aurait pu imaginer, vu les nombreuses victimes que Gbagbo aurait faites. Quelques dizaines de personnes, soixante peut-être y ont pris part, rapporte-il. Notre Voie parle de 200 manifestants, selon la Police. Et titre : « honte et mensonges au Plateau, hier ». Puisque la presse internationale, telle que Apa News, a tenté de voler au secours de Soro. Il fait savoir que Apa News a écrit : « Plusieurs centaines de victimes de la violente crise post-électorale ivoirienne qui a fait, de décembre 2010 à avril 2011, plus de 3000 morts, sont descendus, lundi, dans les rues d’Abidjan pour manifester leur colère contre la CPI d’ajourner l’audience de confirmation des charges contre l’ancien président Laurent Gbagbo pour insuffisance de preuves ».

Audience de Gbagbo

Parlant de l’audience de Gbagbo, Notre Voie affiche à la Une : « Un avocat de la CPI confirme : il n’y a pas de preuves contre Gbagbo ». Cet avocat n’est autre que le secrétaire du Barreau Pénal International. Comme plusieurs spécialistes qui voient une mission impossible pour Bensouda de pouvoir faire condamner Gbagbo, parce que dès le départ, en accusant Gbagbo de co-auteur indirect, le ver était déjà dans le fruit, le secrétaire a dit : « Oui cela a été fait à la louche. Faute de pouvoir établir clairement sa responsabilité dans les centaines d’actes délictueux, on le déclare responsable de tout. C’est assez pathétique… ». Cette information le journal la tient de l’hebdomadaire français Marianne. C’est pourquoi le président par intérim du parti de Laurent Gbagbo a affirmé que « Fatou Bensouda ne peut pas avancer plus que ce qu’elle a fait, sinon elle va se tourner en ridicule », lit-on sur linfodrome.com. L’avocat sénégalais, Me Cheick Koureyssi Bâ, quant à lui, fait savoir que « Gbagbo est une figure hors pair », comme peut-on lire en Manchette sur Le Temps. Dans une interview qu’il a accordée au journal, il explique la passion que déchaîne l’affaire Gbagbo par le fait que « Gbagbo est spécial. C’est une figure hors pair, un homme bon qui n’a fait du tort à personne. Il est l’intellectuel organique, le héros de la démocratie qui a accepté stoïquement de se laisser livrer en holocauste sur la croix de l’arbitraire, de la calomnie, du mensonge, de la violence aveugle... »

Alliance politique

Le président intérimaire du Front Populaire Ivoirien (FPI), Miaka Ouretto a fait des révélations sur ses relations avec les partis au pouvoir. Concernant le PDCI qu’il a invité dans une alliance, il a dit, à en croire la Une de L’inter : « nous avons des réunions secrètes avec le PDCI ». C’était depuis Paris où il est de passage pour une visite à Laurent Gbagbo, à La Haye. En effet, Miaka a révélé que « au niveau du PDCI, beaucoup de jeunes ont compris, c’est pour cela qu’ils posent le problème en terme d’alliance avant de venir. Nous avons pour l’instant des réunions discrètes parce qu’au niveau de leur direction, le président Bédié et Djédjé Mady n’ont pas été saisis de façon officielle, mais nous déjà travaillons à la base. Nous avons mis en place une équipe de travail qui est en train de définir des termes de référence sur lesquels le débat va porter. Je crois que nous sommes en train d’avancer ». Dans L’Expression, on lit aussi qu’il a révélé des choses concernant le RDR. « Le RDR m’a approché », a-t-il dévoilé. A Eventnewstv où l’interview a été diffusée, le partisan de Gbagbo a dit : « le RDR qui se sent complètement menacé m’a approché pour me raconter qu’ils ne sont pas tribalistes, que de tout temps, le dioula et les gens de l’ouest se sont toujours rapprochés, qu’ils s’associent, qu’ils se soucient du développement. Or le baoulé, quand il vient, il préfère tout juste faire son campement et rester seul ».

César DJEDJE MEL
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