Mauvaise gouvernance et justice

Les affaires Jean-Louis Billon et Gbagbo toujours au menu

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Revue de presse

Heureux de vous retrouver chers amis de linfodrome.com. Pour la revue de presse de ce lundi 17 juin 2013, nous aurons comme sujets : l’affaire Jean Louis Billon, l’affaire Laurent Gbagbo et la gestion de Ouattara. Bonne lecture à tous !

Affaire Jean Louis Billon

La réaction de Jean Louis Billon, ministre du Commerce, des Pme et de l’Artisanat, au sujet de l’attribution du terminal à conteneurs du Port d’Abidjan aux groupes français Bolloré-Bouygues, fait encore parler. Notre Voie titre à ce propos : « Corruption et mauvaise gouvernance sous Ouattara, les aveux de Billon mettent le pouvoir à nu ». Il écrit que, au delà du pavé qu’il a jeté dans la marre concernant ce contrat d’attribution, le ministre Billon a dévoilé la vraie nature du régime Ouattara englué depuis deux ans dans la corruption et la mauvaise gouvernance. En effet, le ministre a confié à Le Nouvel Observateur que « je ne serais pas surpris si demain on me disait qu’il y a eu des problèmes de gouvernance dans l’attribution du deuxième terminal ». D’ailleurs ce dernier quittera le gouvernement lors du prochain remaniement ministériel pour incompatibilité entre cette fonction et celle de président de Conseil régional à laquelle il est élu. Un de ses proches l’a fait savoir à Le Mandat qui l’a mis en exergue à la Une : « Billon quitte le gouvernement ». D’après ce proche du ministre, « les populations ont dit à Jean Louis Billon qu’ils veulent un cadre à leurs côtés. Ils ne veulent pas d’un président qui passe son temps en prison. Nous sommes sûrs que Billon quittera le gouvernement pour s’occuper de sa région ». Quant à d’autres ministres, ceux du PDCI en particulier, ils ont fait clairement « leur choix ». Patrick Achi, Charles Diby Koffi et Kobénan Kouassi Adjoumani ont décidé de rester au gouvernement. Tous veulent achever les missions qu’ils ont entamées. Par ailleurs, le président de l’UDPCI, Toikeusse Mabri aussi a opté pour le gouvernement et a laissé la présidence du Conseil régional à son vice, relate Le Nouveau Réveil.

Affaire Laurent Gbagbo

Ici aussi, on a toujours du nouveau. Soir Info parle d’une « rencontre cruciale Gbagbo-Miaka » à la Cour Pénale Internationale (CPI). C’est que depuis le vendredi 14 juin dernier, l’actuel dirigeant par intérim du Front Populaire Ivoirien (FPI) va à la rencontre de l’ex-président ivoirien, fondateur dudit parti, incarcéré à La Haye. Selon le journal, le contexte de la situation de Gbagbo, après la décision des juges le lundi 3 juin 201, énonce clairement les possibles mobiles du tête-à-tête. Certainement que Gbagbo va parler de son avenir immédiat- vu la possibilité de sa mise en liberté provisoire- de la reprise du dialogue pouvoir-FPI auquel l’ex-parti au pouvoir pense qu’il doit participer pour la réconciliation. Une chose qui serait possible si cela dépendait du juge du Tribunal Pénal International pour la Yougoslavie (TPIY), le danois Fréderik Harhoff. Depuis sa Une, Le Quotidien d’Abidjan fait savoir que ce juge « exige la libération de Gbagbo ». En fait, il a livré à la presse que « si la Chambre préliminaire I de la Cour Pénale Internationale estime qu’il y a une insuffisance criarde de preuves contre l’accusé, la Cour devrait pouvoir l’acquitter ». Il a en outre écrit à cinquantaine de juges pour dénoncer la mauvaise conscience des spécialistes du droit qui agissent très souvent contre le droit. Mais Adama Dahico, l’humoriste ivoirien qui a participé à l’élection présidentielle de 2010 et qui a apporté son soutien à Gbagbo, a déclaré à Le Nouveau Réveil que la présence de Gbagbo à La Haye « est normal ». « Je suis un ivoirien, un africain. On dit que le linge sale se lave en famille… Si l’histoire de la Côte d’Ivoire a voulu que, à un moment donné, suite à des accusations, Laurent Gbagbo que j’appelle mon ami personnel, doit répondre de ses actes, c’est un fait normal. Il appartient à ses avocats des éléments de preuves qui convainquent qu’il ne mérite pas d’être là-bas », a-t-il affirmé.

Gestion de Ouattara

Pour le développement durable de l’Afrique, Fraternité Matin présente les « 3 conditions de Ouattara ». Le chef de l’État ivoirien les a exposées à la clôture de la 2e édition du New-York Forum Africa, hier dimanche, à Libreville au Gabon, devant un parterre de 700 décideurs. Ces trois conditions pour le développement de l’Afrique sont, selon le Président Ouattara : aller rapidement à l’industrialisation, accélérer le processus d’intégration des États africains et résoudre le problème du chômage des jeunes. Au niveau national, L’Expression présente « le nouveau visage de l’armée sous Ouattara », deux ans après la chute de Gbagbo. Il relève que deux années après la crise, tous les dozo et autres volontaires qui portaient le treillis militaire et qui ternissaient l’image de l’armée ivoirienne ont été extirpés des rangs des FRCI. La méfiance du départ a progressivement fait place à la confiance qui a permis aux soldats de faire face efficacement aux attaques. En plus, les barrages ont disparu, un contingent militaire ivoirien est allé au Mali, un changement de treillis qui appelle à un changement de mentalité. On constate la présence à tous les coins de rue de policiers, avec la création de plusieurs unités spécialisées dont le Centre de Coordination des Décisions Opérationnelles (CCDO). Malgré ces points positifs notés par L’Expression, son confère Le Temps décrie les enlèvements et emprisonnements des pro-Gbagbo. Pour lui, ce sont là « les dérives d’un régime hors-la-loi ». Il dénonce les « atteintes à la sûreté de l’État » imaginaires. Il indique que comme dans le cas de Koua Justin, le pouvoir Ouattara brandit l’« atteinte à la sûreté de l’État, offense au chef d’État, trouble à l’ordre public et organisation de bande armée » comme motifs pour arrêter les pro-Gbagbo. Des accusations « préfabriquées » depuis le 11 avril 2011, qui ont montré aussi bien leur limite que leur caractère grotesque, écrit-il.

César DJEDJE MEL
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