Situation sociopolitique et économique

Le PDCI, le MFA et le RDR se battent, la pauvreté grimpe

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le-pdci-le-mfa-et-le-rdr-se-battent-la-pauvrete-grimpe Ça ne va pas au sein de l'alliance au pouvoir, tandis que la pauvreté ne cesse de grimper. Ph D.R
Revue de presse

Bienvenue à notre revue de presse de fin de semaine. Aujourd'hui samedi 15 juin 2013, nous aurons comme sujets : l'imbroglio au RHDP, l'affaire Gbagbo et les actions de développement. Bonne lecture sur linfodrome.com et bon week-end à tous !

Imbroglio au RHDP

Les choses semblent mal aller au Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP). En ce qui concerne la gestion du pouvoir, L'inter sort les « révélations sur les palabres au RHDP ». Il écrit que différents clans s'affrontent au niveau des deux principaux partis de cette coalition que sont e PDCI et le RDR. C'est que dans ces deux partis, il y a en qui sont opposés à une candidature unique RHDP pour la présidentielle de 2015, à l’image des secrétaires généraux respectifs, selon ses sources. Par contre, ceux qui mangent à la table des présidents Ouattara et Bédié sont pour cette option, dans le souci de préserver leurs avantages. En dehors de cela, les contentieux entre les deux partis refont surface. Au RDR, on voit de mauvais oeil que le PDCI, qui l'a persécuté avec son concept d'ivoirité, profite de « la guerre politique » qu'il a gagnée de haute lutte. De l'autre côté, des militants PDCI ne digèrent pas le coup d'État contre Bédié en 1999, qu'ils ont toujours imputé au RDR et son président Alassane Ouattara. D'où l'idée de vengeance chez ces derniers. Le journal officiel du PDCI, Le Nouveau Réveil va jusqu'à recadrer des journaux proches du RDR. « RHDP : Ouattara, Bédié, Mabri, Anaky n'ont pas parlé de présidentielle 2015 à Paris », a-t-il titré pour répondre à ces confrères qui avaient fait savoir que les présidents des partis du RHDP ont convenu, à l'occasion de la cérémonie de remise du prix Félix Houphouet Boigny pour la Paix à François Hollande, en France, de faire de Ouattara leur unique candidat pour la présidentielle de 2015. « Rien que de la manipulation », fustige t-il. Car il n'a a point été question d'une telle réunion dans le calendrier de ces quatre leaders. Et jamais, ils en avaient parlé auparavant. A cette cacophonie, l'ex-chef d'État Laurent Gbagbo incarcéré à La Haye vient en rajouter. « Depuis sa prison à La Haye, Gbagbo mélange le RHDP », titre Soir Info. Cela est dû à la position du secrétaire général du PDCI, Djédjé Mady, et du président du MFA, Anaky Kobena. Au lendemain de la décision de la CPI relative à l'audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo, ces deux personnalités de l'alliance au pouvoir ont tenu des propos qui contrastent avec ceux des autres membres du RHDP. Contrairement aux uns qui souhaitent que Gbagbo s'éternise en prison, eux ont eu des mots de compassion pour lui et ont même indiqué qu'il « va s'en sortir ». Cette position vis-à-vis de celui qui est considéré comme l'ennemi à éliminer crée le trouble, affirme le journal.

Affaire Gbagbo

Le Temps continue de savourer la décision de la CPI dans l'affaire Gbagbo. « De Korhogo à La Haye, comment Gbagbo a fait éclater la vérité ». Il relève que comme Gbagbo a lui même dit que « on ira jusqu'au bout » dans cette affaire, il est en train de l'emporter sur ses accusateurs. Car, il a fini par faire connaître la vérité sur la crise en Côte d'Ivoire. Selon le journal, Gbagbo a montré que « le plan commun d'extermination des partisans de Ouattara » que le procureur lui fait porter est le fruit de l'imagination des officines de propagande du régime Ouattara. Avec cette presque victoire, l'ex-chef d'État recevra la visite de Miaka Ouretto, le président intérimaire du Front Populaire Ivoirien, parti créé par Laurent Gbagbo. Ce denier s'est envolé hier soir pour La Haye, rapporte Notre Voie. A l’en croire, il y est allé à la demande de son mentor. Mais, « Pourquoi Gbagbo convoque Miaka ? », demande t-il. Là-dessus, il n'en sait rien et attend le retour du visiteur, prévu en fin de semaine prochaine. Un retour attendu avec impatience, vu que Laurent Gbagbo, même très éloigné du pays reste, pour de milliers d'Ivoiriens, celui dont les points de vue comptent que ceux de quiconque, écrit-il. Pendant ce temps, à Abidjan, « les victimes de Gbagbo veulent paralyser le Plateau » le lundi, font savoir certains journaux dont L'Expression. Elles veulent manifester leur indignation face à la décision de la CPI de renvoyer le verdict en 2014, avec en plus, une demande de preuves supplémentaires au procureur Fatou Bensouda. C'est le député Soro Alphonse qui est le fer de lance de cette action de protestation.

Gouvrenance de Ouattara

Le gouvernement travaille et bientôt, ce travail va transformer le paysage abidjanais. C'est ce qu'affirme Fraternité Matin. Parlant des infrastructures routières en construction, il titre : « ces ouvrages qui vont changer le visage d'Abidjan ». Il s'agit du 3e pont et des échangeurs qui l'accompagneront. Il rapporte que les ouvriers sont à pied d'oeuvre sur les chantiers et que les délais seront respectés. Puisque le directeur technique de l'entreprise qui construit le pont a déclaré que « nous avons un échéancier très serré et l'une de nos plus belles réalisations jusqu'à présent, c'est que nous le suivons à la lettre ». Au nord où le Président Alassane Ouattara sera en visite d'État, les choses bougent également, à en croire Le Patriote. « Avant la visite du chef de l'État dans le district des savanes, le grand Nord en chantier », lit-on à la Une. Il partage qu’à Korhogo, la résidence présidentielle a été entièrement rénovée pour accueillir le Président, les grandes artères et les rues font peau neuve. Dans le domaine de la santé, de l'éducation, de l'électricité et de l'eau, du travail se fait. Des infrastructures sortent de terre. Cependant, Nord-Sud Quotidien a relevé un paradoxe entre la croissance de l'économie et le développement. Alors que l'économie est de 9,8%, le taux de pauvreté est estimé à 61,5% en 2011 contre 48,94% en 2010. Il a donc organisé un débat sur la question où ont intervenu trois personnes. L'économiste et enseignant Lucien Kouamé a affirmé que « le taux de croissance n'est pas fixé par hasard », quand Dr Séraphin Prao constate qu'il « n'y a pas de politique de répartition des revenus ». Mais pour le porte-parole du RDR, Joël N'guessan, c'est « l'ancien régime qui a plongé le pays dans un gouffre économique ».

César DJEDJE MEL
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