Chers amis lecteurs, soyez les bienvenus sur linfodrome.com. La revue de presse, aujourd’hui jeudi 13 juin 2013, vous parlera des menaces contre Ouattara, la réaction de Bédié à ses détracteurs et l’affaire Laurent Gbagbo. Bonne lecture à tous !
Le président Ouattara en difficulté, manoeuvre
« Situation sécuritaire : 50 mille hommes menacent Ouattara et son régime », titre Soir Info. Ce sont les ex-combattants de la guerre militaro-politique de la zone CNO (centre-Nord-Ouest) qui, depuis un moment, ne cessent de manifester leur colère contre le pouvoir pour promesses non tenues. Le journal craint que ces derniers qui, pour l’instant, sont maîtrisés par le gouvernement, viennent à ne plus vouloir entendre raison. Il avertit que la menace contre Ouattara est réelle. Dans le même temps, L’inter informe que le chef de l’État a dégommé un officier membre de la sécurité présidentielle. D’autres hauts gradés seraient dans le viseur. La raison de cette situation, une affaire de fraude constatée lors de la dernière visite d’État de Ouattara à l’ouest, liée à l’accident dont ont été victimes des éléments du Groupement de la Sécurité Présidentielle. Les enquêtes autour de cet accident ont révélé un état de fatigue des soldats, au moment de l’accident, parce que la veille, ils ont fait des patrouilles. Alors qu’ils devraient précéder le chef de l’État quatre jours avant son arrivée à Man, ils ont été retardés par ledit officier qui, de cette façon, empochait une partie de leur solde. Des informateurs ont indiqué cet officier, un capitaine, s’adonnait à cette pratique depuis longtemps. Plus loin, le Président Ouattara veut remanier son équipe gouvernementale. Et cela se précise, à en croire Nord-Sud Quotidien. Selon un de ses collaborateurs, « les choses vont bouger et ça devrait aller très vite parce que la population, l’opinion nationale et internationale ont les yeux rivés sur le Président de la République ». Si, dans un premier temps, les nouvelles fonctions de certains membres de ce gouvernement, élus maires et présidents de conseils régionaux, sont la raison de ce remaniement, de l’autre il est dû au manque de cohésion actuellement dans le gouvernement et aussi parce que le chef de l’État prépare la présidentielle de 2015.
Henri Konan Bédié règle ses comptes
Le président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié s’est ouvert à RFI et a parlé la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire. « Bédié dit ses 4 vérités », titre alors Le Nouveau Réveil. Concernant la présidence de son parti, il a indiqué que « si le congrès me le demande, je serai toujours au service du pays ». Et quand on lui demande pourquoi il a du mal à dire que le PDCI aura un candidat, il répond : « je n’ai pas dit que le PDCI ne présentera pas de candidat. Je dis tout simplement que le parti avisera, selon la décision du congrès ». Pour conforter cette position, le président Bédié a déclaré que « la politique, c’est l’art de l’impossible. Ce qu’on ne peut pas imaginer peut être la réalité », rapporte Le Patriote. Au sujet des nominations dites à caractère ethnique, le patron du PDCI a fait savoir : « je crois que tous les partis qui ont été au pouvoir ont pris des décisions qui ont toujours été qualifiées d’ethniques et de tribalistes ». Au cours de cette interview, L’Expression relève que « Bédié tourne la page KKB » à qui il a donné une « grosse gifle ». En effet, relativement aux sorties de son militant, président des jeunes, contre lui, Bédié a dit que « je ne réponds jamais aux invectives de personnes comme celle que vous venez de citer. Ces jugements sont excessifs ». De l’autre, il a réagi à la plainte du ministre Jean Louis Billon contre le gouvernement dans l’affaire de la cession du terminal à conteneurs au groupe Bolloré. « Nous avons des ministres PDCI au gouvernement ; personne ne m’a signalé quelque irrégularité que ce soit », a-t-il dit.
Affaire Gbagbo à la CPI
« Ouattara informé de la libération de Gbagbo », écrit à la Une Le Quotidien d’Abidjan. En effet, il avance que des proches du chef de l’État ont fait savoir que le Président Ouattara a été informé de la libération prochaine de Laurent Gbagbo. Du coup, c’est l’insomnie au sommet de l’État. Il précise que l’information vient de deux sources, l’Élysée et la CPI. La France aurait informé le chef de l’État de la situation à l’occasion de la remise du prix Félix Houphouët Boigny pour la paix. S’agissant de la CPI, c’est le Bureau du procureur Bensouda qui lui a mis la puce à l’oreille. Contre ledit procureur, des Ivoiriens se révoltent. Ce sont les autochtones de Duékoué, ville martyre de l’ouest. Le président ‘’des victimes de Duékoué’’, Emmanuel Caleb, a fait une déclaration que Notre Voie a publiée. « A madame la procureure de la CPI, nous réitérons notre pressant appel de Duékoué : il faut que madame Fatou Bensouda arrête de choisir ‘’ses’’ victimes à elle. Le sang des innombrables victimes de la rébellion ivoirienne continue de crier, à n’en point finir, en nos cœurs et en nos consciences… Quand entendrez-vous les vrais responsables des autres morts dont le nombre réel est honteusement sous-évalué par la communauté internationale quia attaqué notre pays ? », dit-il. La diaspora ivoirienne en Europe se révolte aussi, informe Le Temps. C’est que la Résistance patriotique, un mouvement d’Ivoiriens et d’Africains, entend marcher à Paris, le samedi 15 juin 2013, pour dire : « Bensouda, dégage, libérez le président Gbagbo ». Mais pas si sûr que Laurent Gbagbo soit libéré, selon l’ancienne ministre Danielle Boni Claverie. « Personnellement, je suis dubitative, tout en le souhaitant. Ce dossier est politique. Notre souhait serait de voir libéré le président Gbagbo et qu’un terme soit mis à sa détention », a-t-elle dit.