Amis de linfodrome.com, bienvenue à notre rubrique "revue de presse’". Dans notre numéro de ce mercredi 12 juin 2013, nous aurons pour sujets le rebondissement dans l’affaire Gbagbo à la CPI et les affaires gouvernementales. Bonne lecture à tous !
Rebondissement dans l’affaire Gbagbo
L’affaire le procureur contre Laurent Gbagbo connaît un rebondissement depuis hier. « La CPI refuse de libérer Gbagbo », titre L’inter. Pas de libération provisoire pour Laurent Gbagbo. C’est en tout cas, ce qu’a annoncé le Bureau du procureur de la Cour Pénale Internationale dans un communiqué public, hier mardi 11 juin. « En attendant, M. Gbagbo reste placé en détention », rapporte le journal. La Cour a dit « niet à Gbagbo », écrit pour sa part, Nord-Sud Quotidien. Il renseigne que, au sujet de la demande d’abandon des charges contre Gbagbo formulée par ses avocats, la CPI a répondu qu’elle est capable de juger l’ex-président ivoirien. « La Chambre préliminaire I a rejeté l’exception d’irrecevabilité concernant l’affaire à l’encontre de Laurent Gbagbo », a écrit la CPI. Cependant, elle a clarifié que cette décision n’a rien à voir avec celle rendue, il y a deux semaines, qui ajourne l’audience de confirmation des charges. Quant à Le patriote, il titre à la Une : « Affaire Gbagbo : Bensouda aux victimes : faites-moi confiance ». En effet dans une note rendue publique sur le site de la Cour, la procureure de la CPI a dit : « Les Ivoiriens doivent garder leur sang-froid et avoir confiance dans la justice qui suivra son cours ». Elle a assuré que « nous poursuivons notre enquête en Côte d’Ivoire et nous sommes disposés à présenter des éléments de preuve supplémentaires au moment opportun de la procédure...Nous poursuivrons nos enquêtes, au nom de toutes les victimes, quelle que soit leur origine ethnique ou leur appartenance politique ». Par ailleurs, elle a fait savoir que son bureau va interjeter appel de la décision d’ajournement de l’audience de Gbagbo prise par les juges le 3 juin dernier.
Réponse des avocats de Gbagbo
Devant l’ajournement de l’audience de confirmation des charges contre leur client, « Gbagbo est serein », titre Soir Info. En tout cas, c’est ce qu’a dit Me Altit, l’avocat principal de l’ex-chef d’État ivoirien. Dans une interview à Jeune Afrique où il lui a été demandé la réaction de Laurent Gbagbo à cette décision, Me Altit, a répondu : « Nous avons analysé la décision ensemble. Le président Gbagbo est satisfait de constater que les juges ont été sensibles aux arguments de la Défense. Il est serein car il s’agit d’un succès significatif sur le chemin de la vérité ». Alors que pour certains pro-Ouattara, Gbagbo doit être éloigné de la Côte d’Ivoire, au cas où il était relaxé, le Premier ministre ivoirien Kablan Duncan a dit le contraire sur le BBC. « Si elle (la CPI) décide de le relâcher, ce sera conformément à ses règles. S’il est relâché, il reviendra où il veut, y compris la Côte d’Ivoire, il n’y aura aucun problème. S’il est condamné la justice joue son rôle », rapporte toujours Soir Info. Pour arriver à faire libérer Gbagbo, « voici ce qui va se passer », informe Notre Voie. Me Altit a indiqué que « comme toute personne mise en cause, mon client est présumé innocent. De plus, les charges n’ont pas été confirmées. Donc rien ne justifie son maintien en détention. Et le fait que le procureur continue à enquêter ne doit en aucun cas jouer sur la possibilité pour la défense de demander une mise en liberté provisoire ». Le Temps a également repris l’interview d’Altit à Jeune Afrique et met en exergue, à la Une, le fait qu’il a dit que « rien ne justifie la détention le Laurent Gbagbo ». En croire Jeune Afrique, le dossier Gbagbo révolte de plus en plus les présidents africains qui dénoncent l’acharnement de la CPI contre les Africains. « Ne se passe t-il rien au Pakistan, en Tchétchénie », avait lancé dans cette veine Jean Ping, l’ex-président de l’UA, en 2012.
Le pouvoir en difficulté
Le rapport d’un expert indépendant de l’ONU sur les droits de l’homme en Côte d’Ivoire, durant la période du 13 octobre au 31 mai, n’est pas à l’avantage du pouvoir ivoirien. Mais en croire Nord-Sud Quotidien, « l’ONU encourage Ouattara à faire mieux ». Dans son rapport, Doudou Diène a interpellé le gouvernement « à continuer ce dialogue avec l’opposition de façon franche et sincère, par l’inclusion de tous les partis politiques dans le jeu démocratique, en vue d’une participation plus apaisée aux prochaines élections de 2015, en tenant compte de réformer la Commission électorale indépendante, de mettre à jour la liste électorale ». Il poursuit en disant que « ..D’un autre côté les exactions commises par les dozos et les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) continuent de constituer une menace sécuritaire intérieure majeure ». Dans Notre Voie, on lit la réaction de Doudou Diène au sujet de l’arrestation de Koua Justin. Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, il a déclaré que cette arrestation « est un message négatif ». « L’arrestation la semaine dernière du secrétaire national de la Jeunesse du FPI au siège de ce parti et sans mandat d’arrêt constitue un message négatif qui n’est pas de nature à favoriser le dialogue », a-t-il dénoncé. Pour mettre fin à beaucoup de bruits qui courent, Soir Info révèle que le Président Ouattara « veut mettre de l’ordre » dans son entourage, au gouvernement et dans son parti ». Il ne va pas manquer de rappeler à ses collaborateurs, les notions de probité, d’intégrité et de rigueur dans l’exécution des tâches. Car on entend parler de corruption. Pour les ministres, il va revenir sur ‘’la charte d’éthique’’ gouvernementale qu’il leur a fait signer en août 2011 et qui vise à moraliser la vie publique. Au niveau de son parti, il va réformer les choses. Un congrès ordinaire est annoncé en fin 2013 ou début 2014. D’ailleurs, en ce qui concerne le gouvernement, il pourrait avoir un remaniement d’ici le 21 juin, fait savoir Le Nouveau Réveil. En fait, les ministres élus maires ou président de Conseil Régionaux pourraient sortir.