Heureux de vous retrouver amis de linfodrome.com pour la revue de presse. Ce lundi 10 juin 2013, les sujets au menu sont : l’arrestation de Koua Justin, l’affaire Gbagbo et les retombés de la visite de Ouattara au Congo. Bonne lecture à tous !
Arrestation de Koua
« Interpellé vendredi, les dessous de l’arrestation de Koua Justin ». Par ce titre, L’Expression tente d’expliquer la mise aux arrêts du leader de la jeunesse du Front Populaire Ivoirien. Selon lui, ce sont ses sorties musclées et provocatrices contre le pouvoir Ouattara qui lui ont valu cela. Car Koua Justin qui ne reconnaît pas la victoire de Ouattara tenait des propos tels que : « Tant le Président Laurent Gbagbo sera en prison, tout sera bloqué dans ce pays. Tant qu’il est en prison, Ouattara ne pourra pas diriger tranquillement la Côte d’Ivoire », ou encore, « si nos parents ne sont pas libérés, nous allons créer une surprise désagréable à Monsieur Ouattara. Je le dis et je l’assume. On ne toléra pas longtemps le maintien de nos parents en prison, en exil… ». A en croire le gouvernement, Koua était en connexion avec les ex-combattants démobilisés de Bouaké pour déstabiliser le pouvoir. Mais Soir Info qui a rencontré ces ex-combattants fait savoir qu’il n’en est rien. « S’il a fomenté un coup contre le pouvoir, c‘est tout à fait normal qu’il soit mis aux arrêts. Mais de là à dire que nous qui avions lutté pour le Président Ouattara sommes en contact avec lui, franchement c’est une insulte », a affirmé un des leurs. Un autre a dit : « C’est archi faux ce qu’on veut nous mettre sur le dos. Nous sommes d’abord des pro-Ouattara avant toute chose. Comment peut-on lutter pour quelqu’un et après se retourner contre cette même personne ? Je comprends. Qui veut noyer son chien l’accuse de rage. Vous savez où se trouve le problème. C’est parce qu’ils sont incapables de nous caser tous qu’ils veulent nous mettre cette affaire sur le dos ». Quant aux journaux de l’opposition, ils indiquent que selon une source, Koua Justin est enfermé dans un conteneur exposé à la chaleur que, à la Direction de la Surveillance du Territoire, après son arrestation. Ils notent que ce n’est pas la première fois que la DST enferme des détenus dans un conteneur. En 2012, le député Madi Bouabré y a été enfermé pendant plusieurs mois. Du côté du FPI, son président par intérim, Miaka Ouretto a fait savoir que « ces méthodes ne prospèrent plus. Ce n’est pas en arrêtant Koua qu’on peut nous effrayer », a rapporté Le Quotidien d’Abidjan.
Affaire Gbagbo
Le chef de l’État ivoirien s’est prononcé sur la décision récente de la CPI dans l’affaire Gbagbo. Dans L’inter, on lit que Alassane Ouattara a déclaré à l’AFP que « la CPI travaille en toute liberté. Pour le reste, la CPI fait son travail, je fais le mien pour mes compatriotes…Il appartient au procureur de fournir les preuves qui lui ont été demandées ». Ces preuves, à en croire Le Nouveau Courrier, le procureur refuse de les chercher. Le journal titre à la Une : « Incapable de fournir de nouvelles preuves, Bensouda ne veut plus enquêter ». Elle veut faire appel de la décision des juges. Dans Jeune Afrique où il tire l’information, il est écrit que « pour contester contre cette décision, la procureure s’appuiera sans doute sur l’opinion dissidente de la juge Gurmendi, présidente de la Chambre préliminaire. Pour cette dernière, les éléments de preuve sont suffisants à ce stade de procédure ». Nord-Sud Quotidien confirme l’information. Il écrit que Fatou Bensouda va faire appel et relève que cet acte, dont on ignore le jour de sa mise en exécution, contribuera à rallonger les ennuis de l’ex-président ivoirien. Mais si le procureur devra trouver de nouvelles preuves, l’ONUCI veut l’y aider, d’après Le Temps. Il écrit que la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire a été prise la main dans le sac, en train de fabriquer de fausses preuves contre Laurent Gbagbo. Elle a réalisé un simulacre de crash d’avion pour faire croire que Gbagbo a pu s’en prendre à un hélicoptère onusien. Mais jointe par téléphone, la porte-parole de l’ONUCI qui a dit ne pas être informée de cette affaire a, plus tard, reconnu qu’il s’agit d’un « exercice de simulation de crash d’hélicoptère ». La décision de renvoi du verdict du dossier Gbagbo en 2014 est encore applaudie par le FPI. Son président intérimaire a déclaré le samedi dernier que « la vérité a triomphé. Si Gbagbo revient, les ivoiriens seront davantage soudés car ils se reconnaissent en lui. On disait qu’il est tueur, mais les preuves sont tombées », et d’ajouter que « Gbagbo ne revient pas pour régler des comptes ».
Visite de Ouattara au Congo
Le chef de l’État est rentré, hier, de sa visite d’État au Congo. Au cours de son séjour, Le Patriote affirme que « Ouattara a séduit le Congo », au point où le Président Sassou N’guesso l’a présenté comme un modèle. Selon le président congolais, Alassane Ouattara a sondé toutes les horreurs de la crise en Côte d’Ivoire et en a tiré toutes les leçons. Qu’il a fait preuve d’un sens aigu du compromis. Fraternité Matin, quant à lui, parle des nouveaux engagements pris entre les deux chefs d’État. C’est qu’ils ont décidé de redynamiser l’axe Abidjan-Brazza par la réactivation des travaux de la grande Commission mixte de coopération qui avait été lancés le 19 janvier 1975, à Yamoussoukro, entre les présidents des deux pays de l’époque. Sassou a donc dit de Ouattara « qu’il a une vision pour l’Afrique ». Depuis le Congo, Ouattara a donné une bonne nouvelle pour les fonctionnaires. Pour lutter contre la vie chère, le président ivoirien a déclaré : « On ne peut pas continuer de gonfler la fonction publique... Nous nous donnons une année. Dès l’année prochaine, nous allons augmenter les salaires à la fonction publique ».