Le verdict de la CPI au sujet de Laurent Gbagbo, la situation d’Amadé Ouérémi et les affaires du pouvoir sont nos sujets dans la revue de presse de ce samedi 1er juin 2013. Bonjour et bienvenue chers fidèles sur linfodrome.com. Bonne lecture !
Verdict de la CPI au sujet de Laurent Gbagbo
C’est demain que la Cour Pénale Internationale (CPI) donnera son verdict de l’audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo. L’information est annoncée à la Une de Le Patriote. « La CPI tranche demain », a-t-il écrit-il d’un rouge vif. Tout en se demandant est-ce le début de la fin pour Gbagbo ? Demain, parce que c’est le dernier jour qu’ont les juges pour se déclarer, selon le statut de Rome qui leur donne un délai de 60 jours pour délibérer, après avoir reçu les dernières observations des parties engagées. Ce qui a été fait le 2 avril 2013. La Cour aura donc, soit à confirmer les charges retenues contre l’ex-président ivoirien, ou à les infirmer. Mais à en croire L’inter, l’on va « vers la confirmation des charges contre Laurent Gbagbo ». C’est une déduction qu’il fait des précisions que la CPI a faites au sujet du recrutement d’interprètes en langues locales. En effet, la Cour a expliqué que « concernant le besoin d’interprètes à la CPI, il y a actuellement deux affaires (dont celui de Laurent Gbagbo, ndlr) en cours devant la Cour et les enquêtes en ce qui concerne les crimes prétendument commis en Côte d’Ivoire continuent. Donc, il y a besoin d’avoir des interprètes ». Face à cette situation, il fait savoir qu’un avocat de l’ex-chef d’État a pris position. Il aurait même avoué son impuissance dans cette affaire. « Je viens juste de réaliser qu’il y a des dimensions politiques dans le débat juridique (…). Mes illusions se sont évaporées », a affirmé Dov Jacobs dans un tweet, rapportent plusieurs journaux. De ce fait, Le Nouveau Courrier affiche à la Une : « attente du verdict de confirmation des charges, un avocat de Gbagbo accuse ». Pour le journal, il n’y a rien d’étonnant, vu que avant et après la crise ivoirienne, la CPI s’est rangée de façon flagrante derrière un camp. De même, si ce n’est pas l’intrusion fracassante du politique dans cette affaire, qui peut sauver l’Accusation et ceux qui, dans l’ombre ont oeuvré pour envoyer Gbagbo à La Haye ? demande-il , au regard de l’empoignade entre la Défense et l’Accusation.
Affaire Amadé Ouérémi
« Amadé Ouérémi inculpé ! l’ex-chef milicien a quitté la DST», titre Nord-Sud Quotidien. Le journal informe qu’il a été présenté au juge d’instruction le matin du jeudi 30 mai 2013. Celui-ci l’a inculpé et mis sous mandat de dépôt. Il est donc détenu désormais à la Force de Recherche et d’Assaut de la Police (FRAP) où il attend que l’enquête du juge soit bouclée avant de passer devant le tribunal d’Abidjan. S’il sera jugé en Côte d’Ivoire, c’est parce que le président de son pays, le Burkina Faso, a refusé de le recevoir, fait savoir Le Temps. « Extradition de Amadé Ouérémi au Burkina, Blaise Compaoré dit niet », écrit-il. Dans un article de Jeune Afrique qu’il reprend, on lit que « le Burkina aurait été pressenti pour accueillir son natif. Histoire de le faire passer par la justice de ce pays. Mais Blaise Compaoré n’est pas très ‘‘chaud’’ pour recevoir l’embarrassant colis ». D’ailleurs, un de ses conseillers a estimé que « il a commis ses crimes chez notre voisin ivoirien. C’est à la justice de ce pays de le juger ». De ce même article, Le Mandat releve que Amadé fait de graves révélations. Il montre qu’il n’est pas seul à agir et que ses complices veulent le ‘‘doubler’’. « Pourquoi suis-je le seul accusé de crimes alors que j’ai combattu aux côtés des forces pro-Ouattara ? Ils veulent manger sans moi », a maugréé l’ex-seigneur du Mont Péko.
Les affaires du pouvoir
Les deux premières personnalités du pouvoir, le Président Ouattara et son aîné Bédié vivent chacun son histoire. Le premier est au Japon où il participe à la cinquième Conférence Internationale de Tokyo sur l’Afrique (TICAD V). Là-bas, Fraternité Matin nous apprend que le chef de l’État Alassane Ouattara a dit devant la diaspora ivoirienne : « il y a 25 ans, la Côte d’Ivoire était la 3ème puissance économique africaine, après l’Afrique du Sud et le Nigeria. Aujourd’hui, elle occupe plus que la 7ème place. Mais nous allons remonter plus haut ». Pour cela, il a révélé au cours du panel de haut niveau qu’il a animé que « aujourd’hui, nous mettons l’accent sur la mobilisation de capitaux privés pour assurer la croissance économique de la Côte d’Ivoire ». Du Japon donc, le Président ivoirien attend beaucoup, notamment sur les questions de l’hydraulique urbaine et villageoise et de l’assainissement de la baie d’Abidjan, rapporte Le Nouveau Réveil. Quant à Bédié, il vit des heures chaudes, car c’est la guerre des clans au sein de son parti, le PDCI-RDA. Soir Info écrit même que « la guerre Bédié-Djédjé Mady s’accentue ». Selon le journal, elle va au delà de la plainte que le dernier a formulée contre le premier, qu’il a accusé de vouloir l’écarter illégalement de la tête d’organisation du congrès du parti, avant qu’il ne soit reconduit. C’est l’enjeu du congrès en lui-même qui cause problème. Mady et son groupe voudraient se braquer contre Bédié qui chercherait à faire de Ouattara le candidat du PDCI à la présidentielle de 2015, à travers le RHDP. Hormis ce fait, L’Expression parle d’une guerre de succession à Bédié à laquelle se livrent des cadres du parti sexagénaire.