Amis lecteurs, soyez les bienvenus sur linfodrome.com pour la revue de presse. Dans le numéro de ce vendredi 31 mai 2013, nous avons comme sujets la situation de Laurent Gbagbo à La Haye, la menace djihadiste contre la Côte d’Ivoire et la délibération de la Cour Suprême concernant les contestations électorales. Bonne lecture à tous !
Situation de Gbagbo
« Détenu depuis 2 ans à la CPI, Gbagbo souffle ses 68 bougies », c’est la nouvelle à la Une de Le Temps. Il souhaite joyeux anniversaire au Woody de Mama et retrace son parcours politique. Pour lui, le nom de Laurent Gbagbo rime avec intégrité, éthique, courage. Il conclut que « c’est ce brillant historien plein d’humanisme qui croupit injustement dans les geôles de la justice internationale ». Pour son anniversaire, Laurent Gabgbo a reçu le message de Djédjé Mady, informe Notre Voie. En effet, joint par téléphone, le secrétaire général du PDCI, a dit : « Je ne peux pas faire de politique à l’occasion d’un anniversaire de naissance. Joyeux anniversaire et bonne santé. Je lui souhaite beaucoup de courage devant les épreuves ». Et de faire savoir que « chacun a son sort entre les mains de Dieu ». Le journal a placé l’anniversaire de l’ex-chef d’État sous le sceau de la conquête de la dignité. Parce que sa présence arbitraire et politique à la prison de Scheveningen, au Pays-Bas, est due à son combat pour le respect de la dignité de l’Afrique. Pour la suite à donner à cette affaire Gbagbo, L’inter avance que L’UA (Union Africaine) « coince la CPI sur le cas Gbagbo ». Parce que « la sortie musclée » du président en exercice de cette organisation, Haïlemariam Desalegn, lors du cinquantenaire de l’UA, coïncide avec l’attente du verdict de l’audience de confirmation des charges contre l’ex-président ivoirien. Alors question : cette sortie des dirigeants africains contre la CPI va t-elle arranger Gbagbo ? demande le journal. Mais la procureure de la Cour Internationale de justice n’en démord pas pour autant. « Nous savons tous qui sont ces voix. Ce sont les voix de ceux qui cherchent à protéger les auteurs des crimes ». Le Président Ouattara qui était à ce sommet « a été humilié à Addis-Abeba, il a subi la colère de ses pairs », rapporte Le Quotidien d’Abidjan. Selon une source proche de l’Institution, les dirigeants africains, surtout ceux de l’Afrique australe et du sud lui ont reproché le choix de l’option militaire et l’appel des forces étrangères pour régler le contentieux électoral. Surtout, leur indignation face à la déportation de Laurent Gbagbo à la Haye voulue et permise par Ouattara. Dans cet élan, ils ont repris tous les chefs d’États de l’Afrique francophone au sujet leur relation de soumission avec l’occident.
Menace djihadiste contre la Côte d’Ivoire
Les rumeurs qui font état de ce que les djihadistes auraient la Côte d’Ivoire dans leur viseur semblent fondées. « La France formelle. La Côte d’Ivoire dans le viseur des djihadistes », titre Le Nouveau Réveil. C’est une note diplomatique publiée sur le site du ministère de français des Affaires Étrangères qui a inspiré ce titre. Celle-ci dit : « Au regard de l’activisme de groupes terroristes opérant dans la bande sahélienne, il importe que les Français résidant à Abidjan ou de passage fassent preuve d’une vigilance accrue, notamment à l’égard de tout comportement suspect, lors de leur déplacement… ». Pourtant, L’Expression rapporte que selon le ministre ivoirien de la Défense, Paul Koffi Koffi, aucune menace ne pèse sur la Côte d’Ivoire. « Il n’y a pas de menaces djihadistes en Côte d’Ivoire. Nous n’avons pas connaissance d’une telle menace ». Suite à cette réponse, Le Nouveau Courrier dit que « les sécurocrates de Ouattara s’embrouillent ». Puisque, avant le ministre de la Défense, son collègue de l’Intérieur Hamed Bakayoko avait déclaré : « Des combattants djihadistes, dont l’objectif est de s’attaquer aux intérêts des occidentaux en Afrique, ont été arrêtés à Abidjan par la Force de Recherche d’Action de la Police ivoirienne (FRAP).
La Cour suprême a livré ses délibérations
Les candidats qui ont saisi la Cour Suprême dans le cadre de la contestation des élections municipales et régionales ont leur réponse. En effet, la Cour a livré les délibérations, hier. « La Cour suprême frappe : 34 requêtes rejetées, 8 renvois, 3 irrecevables, Anyama annulé », écrit Le Patriote, à la Une. Au nombre des personnes déboutées, il y a la ministre Anne Oulotto opposée au ministre Banzio, dans le cadre des régionales. Soir Info s’est intéressé au cas du secrétaire général du RDR. Il écrit : « la défaite d’Amadou Soumahoro confirmée ». Le premier responsable du parti au pouvoir avait contesté la victoire de son adversaire qui n’est autre qu’un militant de son parti qui s’est présentant en indépendant. A ce dernier qui l’a détrôné de son titre de maire de Séguéla, Amadou Soumahoro dira : « Je suis un démocrate et je fais confiance aux Institutions de mon pays. La Cour suprême vient de décider. Pour moi, cette décision met fin au long cycle électoral que notre pays a connu. En démocrate, je présente mes félicitations au nouveau maire de Séguéla ». Quant à Fraternité Matin, il a mis l’accent sur l’annulation du scrutin d’Anyama. Si les raisons de cette annulation n’ont pas été données par la Cour, des indiscrétions font état de ce que Amidou Sylla, qui avait été proclamé vainqueur, aurait utilisé l’image du chef de l’État pendant la campagne électorale.