Crimes postélectorales en Côte d'Ivoire

On veut "liquider Gbagbo", Amadé expose ses commanditaires

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Revue de presse

Heureux de vous retrouver, chers amis de linfodrome.com, pour une nouvelle semaine de revue de presse. Dans notre numéro de ce lundi 27 mai 2013, nous parlerons des actions du Président Ouattara, de Amadé Ouérémi et de Laurent Gbagbo. Bonne lecture à tous !

Les actions du Président Ouattara

Les réalisations du chef de l’État Alassane Ouattara sont mises en exergue ce matin. Fraternité Matin met un point d’honneur à son discours au cours du cinquantenaire de l’Union Afrique. « Ouattara pour une Afrique des peuples », écrit-il à la Une. C’est qu’au nombre des présidents africains qui ont intervenu, le président Ouattara, en sa qualité de président en exercice de la CEDEAO, a rassuré de la détermination de ses pairs et lui à renforcer l’oeuvre d’intégration du continent et promouvoir le développement économique et social de la sous-région. Pour les 50 à venir, il a formulé le vœu ardent de construire ensemble une « Afrique des peuples », par la réalisation de projets intégrateurs qui touchent le quotidien des populations. Quant à Le Patriote, il a présenté dans un spécial 16 pages, le bilan des 2 ans de Ouattara au pouvoir. Il écrit que le chef de l’État a réveillé un pays mort, grâce un bond économique miraculeux et un retour gagnant du pays sur la scène internationale. Le journal a aussi relevé comme fruits du travail abattu par le chef de l’État : le renforcement de la sécurité, la réconciliation nationale qui est marche, l’école qui est sur le bon chemin et l’obtention du PPTE qui a permis de résoudre le problème du surendettement, selon la ministre de l’Économie et des finances. En face de ses bons points, Le Temps met l’accent sur les fausses promesses et l’incapacité de Dr Alassane Ouattara à gérer la Côte d’Ivoire. Il dévoile « les grosses contrevérités de Ouattara ». Il s’agit, par exemple, du « simple rattrapage » qu’il fait en nommant des cadres du nord ; de la gratuité des soins pour tous qui est devenue finalement la gratuité ciblée. Il pointe du doigt l’augmentation du prix du gaz, du carburant et autres denrées alimentaires, alors qu’il avait promis une baisse du coût de la vie. Surtout l’aveu du chef de l’État quand il dit : « je ne pense pas qu’il soit possible de redresser la Côte d’Ivoire comme je voulais dans les trois ans à venir ».

Affaire Amadé

Comme s’ils s’étaient passés le mot, des journaux ont fait un tir groupé sur le cas Amadé Ouérémi. Nord-Sud Quotidien parle « d’une semaine sans Amadé Ouérémi » et demande qui a pris les 900 millions de chef milicien. Tout en informant de l’arrestation d’une dizaine de personnes. Il renseigne que depuis l’arrestation de seigneur de guerre, son campement est délaissé. On y trouve que des animaux. Les populations craignent pour leur sécurité, vu que les hommes d’Amadé se sont réfugiés dans la brousse avec leurs armes. Quant à l’argent, il a disparu après que sa maison ait été pillée. L’inter a également fait un tour dans la zone. Il rapporte que les FRCI ont érigé des corridors dans le village de Bagohouo dans la forêt duquel était installé Ouérémi. Selon des témoignages, les occupants de la forêt classée retournent progressivement dans leurs plantations depuis 4 jours. Mais, qu’il y a beaucoup qui ont décidé de partir dans leur pays d’origine, le Burkina Faso. Revenant sur l’arrestation d’Amadé, Le Temps s’interroge et tire des leçons. Une des leçons est que « enfin ! pour la première fois, un auteur direct des massacres en Côte d’Ivoire reconnu sans ambiguïté comme pro-Ouattara par la communauté internationale et par les pro-Ouattara eux-mêmes, est arrêté, confirmant la leçon de Gbagbo : « C’est ceux qui perdent les élections qui font la guerre ». Alors questions : Qui a financé et entrainé Ouérémi et sa bande ? La Françafrique, ses juges et ses journalistes auront-ils le courage de reconnaître qu’il n’y a aucun lien entre Ouérémi, l’auteur direct, et Laurent Gbagbo, l’auteur indirect ? En vérité, dit-il, ce sont les co-auteurs indirects qui dirigent la Côte d’Ivoire.

Gbagbo et la CPI

« Depuis La Haye, Gbagbo parle aux Ivoiriens : je reviens bientôt ». C’est le titre à la Une de Le Quotidien d’Abidjan. L’information est donnée par le leader de la jeunesse du FPI, le parti de Laurent Gbagbo. Selon lui, un cadre du parti qui a rencontré leur mentor, il y a deux semaines, a rapporté ceci : « Gbagbo a dit que c’est son corps qui est en prison à La Haye, mais son esprit est avec son peuple et que bientôt, il sera parmi nous et participera au débat politique pour les élections de 2015 ». Or à en croire l’avocat de Jean Pierre Bemba dont Le Nouveau Courrier a rapporté les propos, le procès contre Laurent Gbagbo a pour objectif de le liquider. « Ce qui se passe à La Haye n’est pas le procès de Laurent Gbagbo mais celui de la CPI. L’objectif de cette agitation, c’est qu’ils veulent tout simplement liquider politiquement Laurent Gbagbo », a dit Norbert Tricaud, le samedi dernier à Paris. Pourtant, L’Expression titre que au Maroc, accusé de crimes de guerre en Côte d’Ivoire, un français, membre de la sécurité de Gbagbo est recherché. Son apparaît sur une liste de 59 personnes poursuivies pour crimes de guerre en Côte d’Ivoire. Il aurait servi de relais entre le pouvoir Gbagbo et les réseaux officieux de vente d’armes, pour le compte des mercenaires et miliciens pro-Gbagbo.

César DJEDJE MEL
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