Linfodrome.com est heureux de vous accueillir ce samedi 25 mai 2013 pour la revue de presse. Soyez les bienvenus sur votre site d’information préféré. Dans notre numéro de ce jour, nous aurons comme sujets : les menaces sur la Côte d’Ivoire, la vie au RHDP, et la sanction contre des étudiants. Bonne lecture à tous !
Menaces sur la Côte d’Ivoire
« Après les attentats au Niger, la Côte d’Ivoire dans le viseur des Djihadistes ». Tel est le titre affiché par Soir Info, en manchette. Ce sont les dires du MUJAO qui a revendiqué les attentats au Niger qui lui font écrire cela. En effet, les islamistes ont dit que « nous avons attaqué la France et le Niger pour leur rôle dans la guerre contre la charia au Mali ». Bien plus, ils avaient indiqué qu’ils s’en prendront à tous les pays qui enverraient des troupes combattre au Mali. Ce qui fait de la Côte d’Ivoire une cible idéale, vu que ce pays abrite beaucoup d’entreprises françaises et que son Président, en sa qualité de président en exercice de la CEDEAO, a joué un rôle important dans la crise malienne. Une situation qui crée une grande peur à Abidjan. Le Nouveau Courrier également a évoqué le risque que court la Côte d’Ivoire après les menaces de ces islamistes. Selon lui, même si les autorités ivoiriennes n’ont officiellement pas réagi aux menaces islamistes, il n’en demeure pas moins que la menace est réelle. Parce que le MUJAO a déclaré que « nous allons continuer les attaque contre la France et les pays qui sont avec la France contre l’Islam dans la guerre du nord du Mali ». Face aux dernières attaques qu’elle a essuyées à Abengourou, l’armée ivoirienne, même si ce n’est pas au sujet des menaces islamistes, dit aux populations qu’elles peuvent vaquer plus sérieusement à leurs occupations, car elle a bouché tous les trous. C’est ce qu’a fait savoir un gendarme. Quant au commandant Koné Dramane, patron du bataillon de sécurisation de l’est, il a rassuré que « nous veillons au grain, les populations peuvent dormir tranquilles », nous fait savoir Nord-Sud Quotidien.
Manque de sérénité au RHDP
Au Rassemblement des Houphouëtistes pour le Développement et la Paix (RHDP), la confiance n’est pas totale quant à la sincérité des rapports entre alliés. Dans une interview accordée à L’inter, le président de la jeunesse du Rassemblement des Républicains (RDR), le député Yayoro Karamoko, a déclaré que « le RHDP est victime de son propre fonctionnement. Depuis la présidentielle, il n’y a plus de vie au RHDP ». Par ailleurs concernant la présidentielle 2015, il a espéré que le PDCI face de Ouattara son candidat. Dans le cas contraire, « il faut que le RDR se remette au travail. Qu’il aille vers ses militants, vers toutes les populations ivoiriennes ». Cependant, dans le journal du PDCI, Le Nouveau Réveil, on lit que Bédié appelle le RDR à se ressaisir. Car pour la survie de l’alliance, la balle est dans le camp du RDR. Il a dénoncé l’attitude des « extrémistes » de ce parti qui, au cours des dernières élections locales, se sont montrés violents et arrogants, tant dans les actes qu’en paroles, à l’égard des militants PDCI. Un comportement qui pourrait amener le PDCI à tirer le rideau sur le RHDP, si le RDR ne revoit pas sa copie. Ce qui n’arrivera pas, à en croire Le Patriote qui titre : « Bédié ferme la bouche aux ennemis du RHDP ». Puisqu’au cours de la réunion du bureau politique de son parti, il a déclaré : « Que le RHDP ne fonctionne pas comme nous l’aurions souhaité est un fait. Mais, ne faut-il pas chercher à l’améliorer que de le quitter ? ». Ainsi, il met sous l’éteignoir les extrémistes qui caressaient le secret espoir de briser l’alliance, se réjouit le quotidien.
Sanctions suite aux violences à l’Université
Après la bagarre généralisée de leadership entre des syndicats d’étudiants à l’Université Nangui Abrogoua, la sanction est tombée. Quatre (4) étudiants ont été exclus, neuf (9) ont été blâmés et trente trois (33) autres ont écopé d’avertissement, rapporte Soir Info. Mais pour ce qui est des étudiants responsables du lynchage manqué de leur ministre de tutelle, Cissé Bacongo, à l’Université Félix Houphouët Boigny (FHB), le journal indique que, outre le blâme, l’administration de l’Université a saisi la justice pour qu’elle prononce la sanction appropriée. C’est pourquoi Le Nouveau Courrier écrit que Pr. Ly Ramata traduit des étudiants devant la justice pour avoir commis le crime de lèse majesté, en manifestant bruyamment leur colère à leur ministre de tutelle, face aux conditions difficiles d’études qu’ils connaissent. L’Expression pense plutôt que l’administration de cette université est dans une logique d’impunité. Selon lui, les autorités font « du deux poids deux mesures ». Dans la même veine, Le Mandat accuse le silence coupable des autorités de l’Université FHB. Il indique que la présidente Ly Ramata fait preuve d’un comportement maternel et d’un manque de fermeté dans la prise de sanctions. Ce qui a pour conséquence d’encourager les fauteurs de troubles à vouloir prospérer dans leur voie.