Poursuites judiciaires, alliance politique

Bensouda et Bédié font peur aux camps Ouattara et Gbagbo

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Revue de presse

Amis lecteurs, bonjour ! Soyez les bienvenus sur votre portail d’informations préféré, linfodrome.com, pour suivre la revue de presse nationale. Dans notre numéro de ce vendredi 24 mai 2013, nous avons comme sujets : le procès de Laurent Gbagbo à La Haye, les vérités de Bédié et les révélations sur l’attaque d’Abengourou. Bonne lecture !

Procès de Gbagbo

En attendant le verdict du juge de la Cour Pénale Internationale (CPI) à propos de l’audience de confirmation de charges contre Laurent Gbagbo, la procureure de la CPI se fait entendre. « Fatou Bensouda catégorique : il y aura un procès contre Gbagbo », titre Nord-Sud Quotidien. Tout en reconnaissant que c’est au juge principal de la Cour de décider si Gbagbo doit aller en procès ou non, Bensouda affirme : « je crois que nous disposons d’un dossier solide contre M. Gbagbo et nous pensons qu’il y aura procès ». C’est le même titre que Le Patriote a affiché à la Une. La procureure est allée plus loin pour montrer que d’autres personnes pourraient être poursuivies. C‘est pourquoi, L’inter titre que « 3 mois après l’audience de confirmation des charges, Fatou Bensouda prévient : Nous n’avons pas encore fini avec la Côte d’Ivoire ». En effet, elle a déclaré que « nous n’avons pas encore fini les investigations, nous n’avons pas encore arrêté les investigations en Côte d’Ivoire. Nous allons continuer nos recherches et il y aura d’autres affaires judiciaires ». La raison, c’est qu’elle croit que « c’est la seule façon d’arrêter la politique de vengeance en Côte d’Ivoire et cette spirale de la violence qui a cours dans le pays », a-t-elle répondu à la question du journaliste de RNW Afrique Radio Pays Bas Internationale. « Quelle bête a bien pu piquer Bensouda ? » pour dire qu’il y a une politique de vengeance en Côte d’Ivoire, s’interroge Le Nouveau Courrier. Une telle déclaration traduit son malaise devant le fait que bon nombre de personnes ne digèrent pas que, depuis plus de deux ans après la fin de la guerre post-électorale, et dans un contexte de violences continues, seuls Laurent et Simone Gbagbo aient été formellement accusés par le bureau de Bensouda. Elle essaie donc de donner des gages aux juges qui voudraient la débouter dans le verdict relatif à l’affaire Gbagbo. Quant à Le Temps, il voit une grossière manipulation contre l’ex-chef d’État derrière la cérémonie de ‘‘remise des corps des fosses communes de Yopougon’’. Cette opération, comme l’a titré hier Le Patriote : « A quelques jours de son procès à La Haye, ces morts qui hantent Gbagbo », vise à influencer la décision de la CPI.

Les vérités de Bédié

« Bureau Politique du PDCI-RDA, Bédié a dribblé tout le monde, hier », titre Le Nouveau Réveil. Il indique que la rencontre qui était tant redoutée, à cause de la tension qu’elle a suscitée, s’est déroulée dans une atmosphère conviviale. Concernant le congrès en préparation, il a remis le secrétaire général du parti à la tête du comité d’organisation. Se prononçant sur les alliances, notamment l’appel qu’a lancé le FPI au PDCI, Bédié a dit être en attente du courrier officiel de Miaka Ourétto, le président intérimaire du parti de Gbagbo, rapporte Notre Voie. Or, L’inter écrit que Bédié a rejeté cet appel en ce qu’il a dit, après avoir dénoncé les violences lors des dernières élections locales, « faut-il pour cela revenir sur la parole donnée et quitter une alliance parce des éléments de l’association n’ont pas réussi à se maîtriser ? Faut-il oublier ce que l’alliance a apporté à chaque membre et qu’elle a permis de débarrasser le pays d’un tyran ? ». Par conséquent, dira t-il, « que le RHDP ne fonctionne pas, comme l’aurions souhaité, est un fait, mais ne faut-il pas plutôt chercher à l’améliorer que de la quitter ». Parce que rien ne montre la sincérité du FPI qui hier s’est allié avec le RDR et qui s’est proposé de ‘‘tuer le serpent’’ qu’est le PDCI, a-t-il fait savoir. « En quoi ce parti a t-il changé fondamentalement, avec le lourd passé qu’il traîne comme un boulet. Notre réponse interviendra lorsqu’une demande formelle nous sera adressée », a dit Bédié. Selon Le Nouveau Courrier, Bédié a manqué de courage car il n’est pas allé au bout de ses idées. Parce qu’il n’a dit ni oui ni non. Or, un non de sa part n’aurait surpris personne. Il relève que l’avenir nous situera puisque Bédié qui n’a pas oublié sa vieille querelle avec Ouattara, ne s’est pas gêné de « pactiser » avec lui dans l’alliance RHDP.

Révélations sur l’attaque d’Abengourou

L’Expression titre : « Attaque déjouée à Abengourou, un pasteur dans le coup ». Dans des documents qui ont été trouvés chez ce dernier, répondant au nom de Brou Kablan Élie, outre le plan d’attaque de la ville d’Abengourou, une note disait : « Réveilles-toi, réveilles-toi ! Nous soldats d’Abengourou, décrétons un jeûne national de trois jours du mercredi 23 au vendredi 25 janvier 2013 sur toute l’étendue du territoire national et partout dans le monde où se trouve un éburnéen », rapporte le journal. Hormis ce pasteur, le chef du CHR de la ville est cité comme complice. Car « le CHR a servi de lieu de ralliement à partir de 23h », a dit un officier. Soir Info précise que « d’autres assaillants étaient cachés au CHR ». Ils ont été débusqués grâce aux aveux des deux premiers arrêtés le jour de l’attaque. Dans leur plan, les assaillants voulaient faire peser constamment un climat d’insécurité dans le pays. Ainsi, ils prévoyaient d’attaquer 43 villes et communes de Côte d’Ivoire, y compris Abidjan, parce que « depuis deux ans, nous sommes laissés pour compte, alors que nous avons combattu pour le pays. Nous ne pouvons pas accepter d’être laissés pour compte pendant que les autres sont engagés », ont-ils expliqué.

César DJEDJE MEL
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