Crise post-électorale

Retour des attaques, les familles fâchées avec le pouvoir

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retour-des-attaques-les-familles-fachees-avec-le-pouvoir Les parents des victimes ne sont pas contentes du gouvernement ivoirien . Ph D.R
Revue de presse

Amis lecteurs, heureux de vous retrouver ce jeudi 23 mai 2013 pour la revue de presse de linfodrome.com. Dans ce numéro, nous évoquerons l’attaque des assaillants à Abengourou, l’affaire Amamdé Ouérémi et la remise des corps des victimes de la crise. Bonne lecture à tous !

Des assaillants font parler d’eux

La ville d’Abengourou a été le théâtre d’une attaque d’assaillants, dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22 mai. Selon Soir Info, la ville était à feu et à sang, hier. Il informe que la base militaire et un commissariat ont été attaqués. De fait, des combats soutenus par des tirs nourris à la kalachnikov et à la grenade offensive ont été entendus. Bilan de cette attaque : un mort et deux personnes arrêtées du côté des assaillants, un policier blessé et des armes emportées. Il raconte que les assaillants ont d’abord pris le contrôle du commissariat où ils ont ligoté les policiers et se sont servis en armes, avant d’aller attaquer la base militaire. Quant à L’inter, il relève que cette attaque intervient 48 après celle de Yakassé Attobro où des individus ont mitraillé, le samedi dernier, le poste des FRCI. C’est donc au cours de leur tentative contre le poste militaire que les assaillants ont été déroutés. Il se raconte que les agresseurs ont mené leur attaque à partir de la broussaille qui entourait leurs cibles. Le mort s’appelle Lionel Ismaël Biabou et ses acolytes arrêtés, Bertin Bidjo et Kouamé Koffi. Cette attaque, fait savoir L’Expression, intervient 9 mois après la première tentative avortée. Il ajoute que l’assaillant tué est le cerveau de l’attaque.

Affaire Ouérémi

Le gouvernement a pris de grandes décisions, entre autres, ce qui attend Amadé Ouérémi, nous dit L’Expression. Le chef du gouvernement Daniel Kablan Duncan, s’adressant aux occupants illégaux des forêts classées, a déclaré que « l’État entend mettre de l’ordre dans toutes les forêts classées. S’ils le comprennent, c’est tant mieux. Si ce n’est pas le cas, force restera à la loi ». De façon claire, les journaux informent que le gouvernement a dit que Amadé sera jugé en Côte d’Ivoire. A en croire Le Nouveau Courrier, il sera jugé pour « occupation illégale du Mont Péko ». Alors, le journal pose la question suivante : « Et les nombreuses victimes du tueur froid de Duékoué ? ». Quand toutes les organisations nationales et internationales ont indexé Ouérémi comme l’un des bourreaux de l’ouest ivoirien. Le choix du pouvoir ivoirien de retenir des charges « viles » contre le seigneur du Mont Péko montre son dilemme, parce que Amadé bénéficiait de soutien et parrainage dans la chaîne militaire des FRCI et même au sein du politique, relève-t-il. Le Temps va plus loin en indiquant que la reddition de Ouérémi est « un deal grotesque ». Selon lui, si c’est seulement maintenant que le pouvoir a choisi d’arrêter l’homme, c’est parce qu’il a accompli la mission que lui ont confié ses mandants que sont Blaise Compaoré, Alassane Ouattara, Soro Guillaume et les ex-présidents français Chirac et Sarkozy. Mais au delà, l’objectif principal est le maintien de Gbagbo à La Haye. Car les parrains du régime Ouattara veulent transférer Amadé à La Haye. Une manière de dire que la justice équitable est pratiquée et arguer que les deux camps, accusés de violences postélectorales, ont chacun un élément transféré à La Haye.

Remise des corps de la crise

Hier mercredi, le gouvernement a remis les corps et restes humains de victimes de la crise postélectorale à leurs familles. Fraternité Matin qui relate la cérémonie de remise, dit qu’il s’agit des restes de 22 personnes qui ont pu être identifiées parmi les 40 exhumés, le mois dernier à Yopougon. Selon le ministre de la Justice Mamadou Gnénéma Coulibaly, cette opération qui durera plus d’un an et s’étendra sur l’ensemble du territoire, devra « permettre aux familles de faire leur deuil, et à la justice de faire son travail ». Cependant, L’inter rapporte que les parents des victimes ne sont pas contents du gouvernement. Ils ont exprimée leur colère après le départ du ministre, à la fin de la brève cérémonie. « C’est foutaise, ils viennent nous remettre les corps et nous laissent là sans même échanger avec nous sur nos éventuelles préoccupations », a dit une parente. Quant à monsieur Agbohoun Sahué, qui dit avoir perdu son fils Campbell Sahué, qui était élève en Terminale, il dit : « On nous donne les corps comme ça, sans mesure d’accompagnement. On ne peut pas nous jeter les corps comme ça ! On est en Afrique où on fait un rituel avant d’aller enterrer les morts. Qu’on nous donne les moyens d’organiser les funérailles… ». Ces corps, Le Patriote écrit qu’ils « continuent de hanter Gbagbo », à quelques jours de son procès à La Haye. Parce que ces victimes sont, à l’en croire, la faute du FPI et de Gbagbo qui ont refusé leur défaite et parce que l’ex-président n’a absolument rien fait pour éviter le pire à la Côte d’Ivoire.

César DJEDJE MEL
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