Crimes postélectoraux

Amadé, un dilemme pour Ouattara; le FPI attend Gbagbo

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Revue de presse

Arrestation d’Amadé Ouérémi, rapport de Human Rights Watch et la tournée du FPI sont nos sujets dans la revue de presse de ce mercredi 22 mai 2013. Soyez les bienvenus amis lecteurs sur linfodrome.com, et bonne lecture !

Arrestation d’Amadé Ouérémi

On le sait, le chef de guerre Amadé Ouérémi, de son vrai nom Ouédraogo Rémi, est depuis le samedi 18 mai arrêté par l’armée ivoirienne. L’inter dévoile « les 3 péchés d’Amadé Ouérémi » qui ont valu son arrestation. Le premier est son installation dans la forêt classée du Mont Péko. Une réserve naturelle de 36.000 hectares dont il disposait à sa guise et du coup devenu propriétaire de plusieurs centaines d’hectares de plantations de cacao. Le second, c’est le rôle que lui et ses combattants ont joué aux côtés des FRCI dans les combats contre les forces pro-Gbagbo, à l’ouest de la Côte d’Ivoire. Sur son compteur, mille morts, notamment ceux de Duékoué. Le dernier, c’est sa nationalité burkinabé. Qu’est ce que ce ressortissant du pays de Blaise Compaoré avait à faire dans cette crise dite ivoiro-ivoirienne ? Pourquoi est-il devenu si puissant et pour qui travaillait-il ? La réponse vient d’un diplomate qui affirme que « Amadé est la face visible de l’Icerberg. Il est devenu trop puissant, et présentait des signes de menaces pour ses parrains. Dans ce genre de situation, il faut le neutraliser pour éviter qu’il éclabousse tout le monde ». Que va donc faire le Président Ouattara de ce chef de guerre ? Présentant « les gros enjeux de son arrestation », Soir Info fait savoir que la capture du seigneur du Mont Péko est un signal fort que le régime envoie à ses détracteurs. Mais, en même temps, il met le chef de l’État dans une situation difficile face à la pression des ONG et de la Cour Pénale Internationale (CPI) qui réclame Ouérémi, car il ne peut pas faire demi-tour dans la lutte contre l’impunité. L’autre enjeu, c’est la libération des terres occupées. Si tout ceci est fait, le dernier enjeu c’est que Ouattara s’enlève une épine du pied et gagne en même temps l’estime des populations de l’ouest. Dans un premier temps, voilà ce qui attend Ouérémi. « Nous attendons l’enquête préliminaire de la police ou de la gendarmerie avant de le traduire devant le parquet », fait savoir une source proche du parquet, lit-on dans Nord-Sud Quotidien.

Rapport de Human Rights Watch

« Violation des droits de l’Homme, Human Rights Watch (HRW) contredit le régime Ouattara », titre à la Une Notre Voie. Il écrit que l’Ong américaine a relever les mensonges du pouvoir, en réponse à la réaction du gouvernement ivoirien à son rapport du 4 avril sur la Côte d’Ivoire. Corinne Dufka et Richard Dicker de HRW ont écrit que « Human Rights Watch est préoccupé par plusieurs déclarations contenues dans la réponse du gouvernement, qui constituent une présentation erronée de la situation actuelle concernant les investigations et les poursuites judiciaires sur les crimes internationaux graves commis durant la crise post-électorale ». De son côté, L’Expression fait savoir que c’est plutôt le FPI qui a été désavoué par l’Ong. Car HWR a « reculé face à la riposte du gouvernement », écrit-il. En effet, alors qu’elle avait dit que c’est seulement ceux du camp de Laurent Gbagbo qui sont poursuivis, HWR affirme que « nous ne nous attendons pas à voir des poursuites judiciaires s’engager du jour au lendemain contre tous les membres des Force Républicaines qui sont impliquées dans les crimes graves, mais, en fondant nos propres recherches, il nous apparaît clairement que les procureurs et les juges sont confrontés à un certain nombre d’obstacles qui affectent probablement leur capacité d’action ».

Tournée du FPI dans le nord

Depuis Bondoukou où il a fait le bilan de la tournée du Front Populaire Ivoirien (FPI) au nord, le président par intérim du parti, Miaka Ourétto, a dit : « On attend le retour de Gbagbo », lit-on à la Une de Notre Voie. Parce que, selon lui, « Gbagbo bénéficiera d’un non-lieu » au cours de la délibération des juges de la CPI concernant l’audience de confirmation des charges. Par ailleurs, Miaka a livré comment son parti entend s’y prendre pour la libération de l’ex-chef d’État, pour la justice et un État de droit. « Nous avons un programme de tournées. Rien ne peut nous arrêter. Parce qu’il y a un vent nouveau qui souffle. Nous allons en profiter pour faire le tour et voir l’état de santé de notre parti partout dans toutes les régions… Nous aurons ces jours-ci un comité central pour relancer durablement le parti. Le FPI va assumer sa part. Nous demandons à ce que Laurent Gbagbo soit mis en liberté ». Car, il croit que Gbagbo a été victime d’un complot. Ce verdict sera connu dans peu de jours. L’inter fait savoir que « la chambre préliminaire rend sa décision par écrit en précisant en précisant ces conclusions pour chaque charge dans un délai de 60 jours à compter de la fin de l’audience de confirmation des charges ». Et comme l’audience a pris fin le 28 février 2013, c’est sera probablement le lundi ou le mardi que le juge Silvia De Gurmendi rendra sa décision qu’elle sait déjà.

César DJEDJE MEL
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