Heureux de vous retrouver sur linfodrome.com. L’arrestation de Amadé Ouérémi, la visite du FPI à ses cadres emprisonnés au nord et l’an II de l’investiture de Ouattara, sont nos sujets dans la revue de presse de ce jour. Bienvenue et bonne lecture !
Arrestation de Amadé Ouérémi
Après une opération lancée contre lui deux jours avant, Amadé Ouérémi a été arrêté le samedi 18 mai 2013. Cette capture fait la Une des journaux. Le Patriote titre que « Ouérémi s’est rendu » et que « le chef de guerre n’a pas fait de résistance ». Il relève la facilité avec laquelle les gendarmes ivoiriens ont mis fin au parcours de l’homme à propos de qui un « mythe » était entretenu. Qu’il entretiendrait un effectif de mille hommes puissamment armés, au sein de la forêt du Mont Péko qui serait devenue un véritable camp d’entraînement, capables de tenir tête à l’armée ivoirienne. Mais comment, Amadé Ouérémi a été pris ? L’inter fait savoir que c’est après une battue. Selon un proche du ministre de la Défense, « Ouérémi a été pris après une traque. Il n’y a pas eu de bagarre ou de combat avant. Il avait quitté ses bases pour se cacher. Mais, les hommes l’ont repéré dans un campement. Il a été arrêté en préférant se rendre aux gendarmes et aux FRCI qui avaient encerclé sa tanière depuis trois jours auparavant ». Le journal fait mention de négociations qui ont eu lieu avant l’arrestation. Un officier des FRCI serait allé à la rencontre de Ouérémi afin de négocier sa reddition pour éviter des affrontements sanglants qui exposeraient toutes les populations vivant dans la forêt. Ce qu’il a accepté en se rendant au rendez-vous qui s’est tenu à trois kilomètres de son fief. C’est là qu’il a été arrêté, tandis que ses hommes qui attendaient son retour ont été neutralisés par l’armée ivoirienne. Transféré sur Abidjan, il est gardé à la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), nous dit Nord-Sud Quotidien. Depuis là, le chef de guerre a livré ses premiers mots : « Je dis merci au Président de la République. C’est grâce à lui que ma sécurité a été assurée », lit-on. Mais avant son transfèrement à Abidjan, Le Nouveau Courrier affirme que Amadé s’est plaint : « C’est parce que je ne suis pas ivoirien que je suis traité de cette façon. Parce que ceux qui ont commis des crimes pires que ce dont on m’accuse sont promus ». Quant au Pr. Mamadou Koulibaly, président de LIDER, qui a dernièrement accusé Ouattara d’être complice du règne de Ouérémi dans le Mont Péko, il dit que Ouattara « peut mettre de l’ordre s’il le veut. Mais pourquoi il a attendu si longtemps que de nombreuses populations soient terrorisées, tuées, pillées par ces bandits avant d’y mettre fin ». C’est pourquoi, il demande une enquête parlementaire pour savoir pour qui Amadé travaillait, à quelle mafia il appartenait, et combien il a gagné, note L’inter.
Visite du FPI aux prisonniers du nord
La visite de la direction intérimaire du Front Populaire ivoirien (FPI) à son président statutaire, Affi N’guessan, dans la prison de Bouna où il se trouve avec l’ex-ministre Lida Kouassi et le fils de Gbagbo, Michel, depuis la chute de Laurent Gbagbo, a eu enfin lieu, samedi 18 mai. Les visiteurs qui ont pu voir et toucher leurs camarades, Affi et Lida, étaient partagés entre « douleurs et émotions », nous relate Le Temps. Au milieu des cris de joie et des pleurs de ses partisans, Affi a dit : « Ne pleurez pas, je vais m’en sortir ». Ensuite, le président du FPI a conseillé Miaka, qu’il « faut rassembler tous les démocrates pour faire barrage à la dictature ». Concernant Gbagbo, il relevé que « le président est le porte-étendard, le fer de lance de notre lutte ». Soir Info rapporte qu’il a félicité le président par intérim du parti, Miaka Ourétto, pour les décisions courageuses qu’il a prises de ne pas participer aux élections législatives et municipales. Il a même endossé la suspension des militants suspendus pour avoir enfreint le boycott du parti, en prenant part aux élections locales. « Ils ont pensé qu’à travers un jeu de compromission, ils pouvaient se faire de la place. Ils se sont trompés », a-t-il dit. Mais, au cours de la tournée, L’Expression informe que Miaka Ouretto qui conduisait la délégation du FPI, a piqué une crise et s’est écroulé. C'est ce qui a retardé la visite qui devrait avoir lieu le vendredi 17 mai, comme prévue. Car ce malaise lui a valu une hospitalisation.
An II de l’investiture de Ouattara
C’est le 21 mai 2011 que le Président Alassane Ouattara a été officiellement investi en tant que chef de l’État de Côte d’Ivoire. Aujourd’hui 21 mai 2013, cela fait deux ans qu’il est au pouvoir. Le Patriote rappelle un événement qui a réuni autant de monde au pied de la basilique de Yamoussoukro, notamment les chefs d’États qui y ont effectué le déplacement. Devant ce monde, le nouveau président ivoirien avait pris l’engagement de la régénérescence de la Côte d’Ivoire. Deux ans après, on peut dire la Côte d’Ivoire est en passe d’amorcer un retour gagnant, affirme le journal. Fraternité Matin a fait de sujet la Une du jour et parle « des promesses qui se concrétisent ». Au nombre de ces promesses, il énumère l’espoir d’atteindre une croissance à deux chiffres, de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020. En outre, il cite les infrastructures construites ou en voie de construction, les actions de sécurisation du pays par la dotation de moyens à la police et à l’armée ivoirienne, la création de la Commission de la Réconciliation et le retour à la normalité, avec la tenue des élections législatives, municipales et régionales. Par ailleurs, les jeunes de la CEDEAO ont interpellé le Président Ouattara sur la situtaion des pro-Gbagbo. Zadi Djédjé, un ex-membre de la galaxie patriotique, aujourd’hui, président de l’Alliance des Jeunesses Africaines pour la Non Violence (ALJANV) a demandé, au cours d’une conférence, le samedi dernier, la libération de Laurent Gbagbo et de ses proches. « Il y a longtemps qu’ils sont en détention, sans jugement, il faut les libérer », a-t-il dit au nom de ses pairs, rapporte Soir Info.