Trois sujets au menu de notre revue de presse de ce samedi 18 mai 2013, à savoir : l’anniversaire des huit ans du RHDP, la traque à Amadé Ouérémi et la tournée du FPI dans le Zanzan. Bienvenue et passez de bons moments sur linfodrome.com.
Anniversaire des huit du RHDP
C’est le 18 mai 2005 que le Rassemblement des Houphouëtistes pour le Développement et la Paix (RHDP) a été créé. Aujourd’hui, jour pour jour, il a huit ans. « Quel bilan ? », c’est la question que pose Fraternité Matin. Selon le journal, le RHDP est l’arme des ‘‘enfants’’ d’Houphouët pour la conquête et l’exercice du pouvoir. En effet l’union de Bédié, Mabri Toikeusse, Anaky Kobena et d’Alassane Ouattara, a permis la victoire de la coalition lors du second tour de l’élection présidentielle, avec Ouattara comme Président de la République. Interrogé, Pr Maurice Kacou Guikahuié (PDCI) a déclaré « qu’il faut faire une analyse approfondie sur le RHDP. Le RHDP doit être compris comme une philosophie qui a pour finalité de faire la promotion de la vision de la gouvernance de Félix Houphouët Boigny ». Quant au ministre Ally Coulibaly (RDR), il dit : « Je pense que qu’il faut éviter de se laisser trop émouvoir par quelques soubresauts… Je considère aujourd’hui que le RHDP est une véritable force ». Pour le secrétaire général du MFA, Pr. Pascal Angui Téhua, « après huit ans d’existence du RHDP, le bilan n’est pas reluisant ; on peut même parler d’échec… Pour sauver le RHDP et la Côte d’Ivoire, il convient de revenir aux fondamentaux ». Malgré cela, Le Patriote relève que « huit ans, ce n’est pas rien ». Un âge au cours duquel, l’alliance a montré sa solidité en résistant aux fortes convulsions qui l’ont même traversée ces derniers temps. Son vœu, c’est que le RHDP subsiste, parce qu’à l’en croire, une autre alliance en dehors du RHDP ne peut résoudre le problème de la crise ivoirienne. Le président du MFA, Anaky Kobena croit aussi que « le RHDP est un passage obligé ». Cependant, il constate que après son accession au pouvoir, « l’on a jamais vu le RHDP fonctionner comme une coalition ». Alors, « tout doit être entrepris pour redonner vie au RHDP dans son esprit et son fonctionnement qui ont prévalu de 2005 à 2010 ». C’est pour cela qu’il dit « RHDP, joyeux anniversaire dans la vérité ! », lit-on dans Le Nouveau Réveil.
Traque à Amadé Ouérémi
Le gouvernement ivoirien semble décidé de sortir le seigneur de guerre Amadé Ouérémi de la forêt classée du Mont Péko. Nord-Sud Quotidien avance qu’il y a eu, hier, des combats entre les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et la troupe à Amadé. Pour cette journée de combat, les gendarmes ivoiriens, qui ont lancé l’offensive avant de replier face à la riposte de l’ennemi, ont été rejoints par des militaires avec des armes conséquentes. Ces renforts sont partis d’Abidjan. Expliquant ce qui s’est passé dans le Mont Péko. L’inter raconte que, alors que les gendarmes appelaient la population à quitter les lieux pour des endroits plus éloignés, ils ont été accueillis par des tirs venant des hommes de Ouérémi, au moment ils voulaient entrer dans la forêt. Devant ce fait qui montre la volonté de l’ennemi, outre le renfort venu d’Abidjan, la force française Licorne a pris position aux abords de la forêt. « C’est le début de la fin pour Amadé et ses hommes. Si tout se passe bien, la forêt classée du Mont Péko se pourrait être libérée de ses occupants d’ici la fin de cette semaine », a confié une source militaire sur le terrain. Par contre, Le Temps écrit que c’est le régime qui fuit devant Amadé Ouérémi. Car les FRCI ne peuvent faire partir Amadé, le supplétif des FRCI, « indéboulonnable » comme son mentor Alassane Ouattara. D’ailleurs, des populations sur le terrain disent : « c’est une opération fictive. C’est du bluff, nous attendons patiemment que les FRCI déguerpissent ce mercenaire de nos forêts ». Selon d’autres villageois, « il n’y a rien du tout. C’est le calme plat à Duékoué et Bangolo. Même, les FRCI résidentes sont étonnées d’apprendre qu’il y aurait un quelconque mouvement ». Ce que confirme Soir Info dont le correspondant a fait un tour dans la base FRCI de Bangolo, où il a trouvé des soldats peinards. « Je n’ai pas d’information dans ce sens. Voyez-vous même, tout est calme et je suis moi-même surpris d’apprendre que Ouérémi a repoussé des forces de l’ordre », a dit un certain Rambo. Du côté de Amadé, son lieutenant Zongo Mamadou a averti que « si on nous attaque, nous serons sans pitié car nous maîtrisons la forêt ».
Tournée du FPI dans le nord
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) continue sa tournée dans le Zanzan, dans le nord du pays. Notre Voie titre que, là-bas, Miaka a livré le message de Gbagbo. C’est que le président par intérim du parti a dit : « A ma première rencontre avec le président Gbagbo, il m’a dit : ‘‘ Miaka, je te félicite pour la marque que tu as imprimée au parti. Mais il faut maintenant aller sur le terrain à la rencontre des militants pour les remobiliser ». Il a également partagé les nouvelles concernant la santé de son mentor incarcéré à La Haye et le travail abattu par ses avocats pour sa défense à la CPI. A la suite de cela, Le Nouveau Courrier et Soir Info rapportent que Miaka a promis à ses partisans le retour du FPI au pouvoir. « Nous devons nous lever comme un seul homme, pour dire : arrêtez ça, si vous êtes incapables, dégagez… C’est pour cela, nous avons dit que les élections de 2015, nous, on va y aller. On va y aller, et nous allons gagner ». Parlant de l’audience de Gbagbo, Miaka a dit « (…). Comme Dieu, c’est un Dieu de justice et d’équité, nous avons foi, Laurent Gbagbo va sortir ». Seulement comme prévu, la délégation du FPI n’a pas pu rencontrer Affi N’guessan, le président statutaire du parti, détenu en prison. Cette visite devait se tenir hier, mais l’autorisation est venue tardivement, où moment où gagnés par l’incertitude, les partisans de Gbagbo avaient changé de programme. C’est finalement aujourd’hui qu’elle aura lieu, fait savoir Nord-Sud Quotidien