Bienvenue à la revue de presse de linfodrome.com. La sortie de KKB, des mouvements militaires et les activités du FPI sont les sujets au menu de notre numéro de ce vendredi 17 mai 2013. Bonne lecture à tous !
KKB défraie toujours la chronique
La sortie de Kouadio Konan Bertin (KKB), député PDCI de Port-Bouët, contre son allié RDR, continue d’occuper la Une des journaux. « KKB affirme : voici les preuves que le RDR n’est pas le 1er parti », titre Le Mandat. Le président de la jeunesse du PDCI avait signifié, le mercredi dernier, que « en suspendant les communes précédemment érigées, le gouvernement a outrageusement favorisé le RDR. L’essentiel des petites communes de Côte d’Ivoire sont situées dans le nord du pays. Voici la liste des maires élus avec moins de 1000 voix ». Donnant « les dessous » de cette sortie, Soir Info affirme que KKB n’a fait que dire haut ce que de nombreux barons et cadres du PDCI pensent bas. Pour preuve, il a ressorti le communiqué qui a sanctionné la réunion du Bureau politique du PDCI, le 2 juin 2012. Celui-ci disait que : « … Concernant le RHDP, le Bureau politique exprime sa grande préoccupation quant à la place du parti dans l’alliance qui n’est pas à notre avantage aux yeux des militants qui déplorent le manque de confiance dans nos relations avec notre principal allié, le RDR ». Quant à Le Patriote, demeurant dans sa logique de contre-attaque, étant donné que ce sont ses écrits qui ont inspiré KKB, selon le député, il a titré : « Employé fictif pendant douze ans à la mairie de Treichville, KKB a pompé 45 millions ». Il fait savoir que KKB n’est pas un employé de la mairie de Treichville et n’y a jamais mis pied. Pourtant, depuis 2001, il touche un salaire de 314.000 F.Cfa en tant que conseiller technique chargé de la coopération inter-collectivité. Ce qui donne la somme de 45 millions, en douze ans. Par conséquent, le journal écrit que « ce moralisateur de la vie publique n’est qu’un faussaire, doublé d’un escroc qui vit aux crochets d’une mairie dont il n’est pas travailleur ». La jeunesse du RDR n’est pas restée silencieuse face à cette affaire. Dans Le Nouveau Réveil, son président a répondu aux attaques de son homologue. « Je pense que le frère se trompe. Parce que quand vous regardez la Primature, elle est dirigée par un militant du PDCI (…). Au niveau du RDR, nous sommes pour la consolidation de cette alliance parce qu’elle garantit un fort entendement qui permet aux Ivoiriens de se parler et de se projeter ensemble pour la renaissance de notre pays ».
Mouvements de colère et de sécurisation
L’atmosphère n’est pas bonne dans l’armée ivoirienne, à en croire Soir Info. Il titre que « la colère monte chez des militaires ». Cette colère est liée au projet des logements et des terrains nus d’un montant de 27 milliards qui n’a pas connu un aboutissement heureux. De ce fait, les hommes en armes qui se sentent grugés disent « qu’il est temps qu’on nous restitue notre argent. Nous disons qu’il y a un temps à toute chose… Trop, c’est trop ». Ils ont même menacé le gouvernement. « Notre patience a des limites… Si rien n’est fait, nous allons nous faire entendre », a fait savoir un militaire. Un autre mouvement de militaires a été signalé dans l’ouest du pays. Cette fois, il vise à déguerpir du Mont Péko son occupant illégal, Amadé Ouérémi. Nord Sud Quotidien et L’Expression rapportent que des gendarmes ivoiriens, soutenus par les forces étrangères ont pris position dans la ville de Duékoué. Ils ont pour mission de déloger Amadé et sa bande armée. L’atmosphère était donc chaude. A Bagouho, on se croirait sur un champ de bataille. Mais les gendarmes, fortement armés, ont dû replier face à la résistance de l’ennemi, afin d’éviter un bain de sang. Cependant, on lit que l’armée ivoirienne serait décidée à libérer la forêt classée et enverra donc des renforts aux soldats sur le terrain. A la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) aussi, il y a eu des mouvements qui ont failli dégénérer en un soulèvement, fait savoir L’inter. Cela, par la faute d’un officier détenu qui n’a pas apprécié qu’un garde pénitentiaire de rang inférieur lui ait demandé de se soumettre aux règles en vigueur dans la prison. Pas content de ce fait, il lui assène un violent coup. La réaction des autres gardes a provoqué un cafouillage qui a nécessité l’intervention des gendarmes.
Le FPI en action
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) est sur le terrain. La direction du parti effectue une visite dans le nord-est du pays, précisément dans la région du Zanzan. Pour la première étape, la délégation conduite par le président intérimaire du FPI, Miaka Ouretto, s’est rendue à Bondoukou. L’entrée dans cette ville a été « triomphale », dit Notre Voie. Le parti y est pour rendre hommage à un pionnier décédé. Mais surtout visiter les structures du FPI. La formation de Laurent Gbagbo poursuivra sa tournée par la visite au président du parti, Pascal Affi N’guessan, en détention à Bouna. Cette visite se fera aujourd’hui et permettra, par ailleurs, à la délégation d’entretenir les militants, a ajouté Le Nouveau Courrier. De l’autre côté, Le Temps, proche du parti, s’interroge : « Après l’audience du président Laurent Gbagbo, pourquoi la CPI hésite à fixer la date du verdict ? ». Ce verdict qui doit confirmer ou infirmer les charges contre Laurent Gbagbo, et qui aboutira par soit à un procès ou à une relaxe de ce dernier, devrait se passer entre le lundi 20 et dimanche 26 mai. Mais si les choses sont tenues secrètes, c’est parce que la CPI veut prendre les partisans et sympathisants de Gbagbo, qui ne font marcher sur La Haye, au dépourvu, relève le journal. Parce qu’au regard de l’audience, des spécialistes du droit international avancent que Gbagbo est bien parti pour être libéré.