Amis lecteurs, heureux de vous retrouver ce jeudi 16 mai 2013 pour la revue de presse de linfodrome.com. Comme sujets, nous avons le regard des États-Unis sur la gestion Ouattara, les relations entre le PDCI et le RDR, et aussi la gestion du problème des déchets toxiques.
Les critiques des USA contre Ouattara
Les Etats-Unis ont levé la voix contre la gestion du pouvoir par Ouattara, font savoir les journaux depuis leur Une. « Les Etats-Unis très fâchés », titre Notre Voie. Ils l’ont exprimé à travers le rapport 2012 de l’ambassade des Etats-Unis sur la situation en Côte d’Ivoire. On y lit que « les problèmes de droits de l’homme les plus graves ont été les violations commises par les forces de sécurité et l’incapacité du gouvernement à faire respecter l’État de droit. Les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), l’armée du pays, se sont rendues coupables d’exactions extrajudiciaires, d’actes de torture et de détentions arbitraires ». Soir Info a aussi fait de ce sujet son titre principal, en écrivant : « Pouvoir Ouattara, les graves accusations des Etats-Unis ». Elles concernent le traitement donné aux prisonniers politiques. « Les conditions dans les prisons et les centres de détention étaient dures… La Constitution et les lois interdisant de telles pratiques. Toutefois, selon l’ONUCI et des organisations locales de défense de droits de l’homme, des éléments des FRCI ont torturé et maltraité des prisonniers et détenus pour extorquer des aveux ou des informations dans les centres de détention informels ». Le rapport a indiqué que « la corruption a persisté dans l’appareil judiciaire, qui était inefficace et manquait d’indépendance ». Un pan de ce rapport que L’inter a publié dit que « l’absence de mises en accusation civiles contre les éléments pro-Ouattara pour les crimes présumés commis durant la crise postélectorale indiquait que les poursuites judiciaires faisaient l’objet d’influence politique ». Par ailleurs, le même journal livre que, au niveau de la gouvernance économique, « la méthode Ouattara inquiète ». Il relève que sa politique économique actuelle fait planer des doutes sur sa capacité à satisfaire les attentes des Ivoiriens. Et pour cause, il rattache des structures spécialisées tels que le CEPICI et l’ARNMP à la présidence, au point où on dit qu’il est dans « une logique présidentialiste » qui « consiste à rattacher tout à sa personne ». Ce qui pourrait créer, selon des économistes, une crise de confiance entre le chef de l’État et ses ministres.
Relations RDR-PDCI
Entre le RDR et son allié PDCI, unis au sein du RHDP, « ça sent le roussi ». C’est ce qui dit Le Nouveau Courrier. Il parle d’une révolte du PDCI qui serait excédé par les pratiques du RDR. Et c’est la conférence de presse du député Kouadio Konan Bertin (KKB) qui le lui faire dire. En effet, hier, le député a déclaré que « sous nos yeux, le RDR prépare le divorce, s’il n’est déjà consommé. Parce que le RDR est un habitué des divorces politiques. A nos amis, je voudrais dire qu’on ne traite pas des alliés comme ils nous traitent. Et force est de constater que deux ans seulement après la prise du pouvoir, rien qu’à cause des velléités hégémoniques et de la boulimie du RDR, le RHDP a volé en éclats ». Par conséquent, il n’a pas rejeté l’appel du FPI pour une alliance avec le PDCI. « Nous ne rejetons pas l’alliance du FPI. En politique, il ne faut jamais se braquer contre quelqu’un. En plus les gens du FPI ne sont pas nos ennemis. Si demain, se retrouver avec eux, peut servir la cause du pays, le congrès d’octobre 2013 décidera ». De quoi conduire Le Patriote, proche du RDR, dans des invectives. « KKB dans tous ses États, hier. Ce petit bonhomme est devenu fou ». Il le traite de dément, de saltimbanque, qui aime toujours à amuser la galerie. Mais aussi de marionnette. Selon le journal, il a littéralement insulté le RDR « un parti de rebelles » qui aurait gagné les élections avec l’appui de sa « banche armée ». Ce jeu, affirme t-il, va le perdre. Car son objectif est de casser le RHDP, parce qu’il a dit que « le PDCI ne peut pas continuer comme ça ». De l’autre côté, Le Mandat affirme que « Ouattara-Banny, la rupture est consommée ». Il informe que Ouattara a décidé de mettre fin aux rapports qui unissent les deux hommes depuis 40 ans, parce que Banny n’a pas accepté de renoncer à sa volonté de se présenter en 2015. Ces difficultés avec le PDCI sont la raison pour laquelle le RDR s’est uni dans un mariage de raison avec l’UDPCI. Ce qui explique les visites du chef de l’État à l’ouest.
Affaire déchets toxiques
Les députés ont soulevé le scandale des déchets toxiques devant le ministre de la Justice, Mamadou Coulibaly Gnénéma, et ont demandé des poursuites contre les personnes impliquées. Mais celui-ci a rétorqué que « la justice ne prendra en compte que les questions liées au détournement de fonds destinés à l’indemnisation des victimes. Et la procédure est en cours. Certaines personnes ont été entendues et d’autres ont quitté le pays. Mais sachez que la justice fera son travail », rapporte Nord-Sud Quotidien. Selon Le Jour Plus, le gouvernement annoncé la prise en charge des victimes. C’est que le ministre de la Justice a livré que le gouvernement s’apprête à dépollutionner les sites contaminés et envisage la mise en place d’un centre d’enfouissement qui est en cours. Accusé d’avoir détourné les indemnisations des victimes, Cheick Koné Oumar, le président de l’Africa Sport, a été assiégé à son domicile par des victimes desdits déchets, relate L’Expression. Mais ces manifestants sont, selon le président des pseudo victimes envoyées par ses détracteurs de l’Africa pour le salir. Car en vérité, « j’ai aidé les victimes à rentrer en possession de leur indemnisation et à continuer à pouvoir réclamer des fonds. Et je suis toujours en train de les aider », a-t-il réagi. Il a menacé de saisir le chef de l’État. « Je suis fatigué, je vais écrire au Président Ouattara », a affirmé Koné Cheick Oumar.