Très chers amis de linfodrome.com, soyez les bienvenus sur votre site préféré pour suivre la revue de presse. Dans notre numéro de ce jour, on aura l’affaire du lynchage manqué du ministre Cissé Bacongo, l‘occupation du Mont Péko par Amadé Ouérémi et les critiques sur les actions de Ouattara. Bonne lecture !
Affaire Cissé Bacongo hué
La violente manifestation des étudiants de l’Université Félix Houuphouët Boigny contre leur ministre de tutelle, Cissé Bacongo, continue de défrayer la chronique. Le Patriote attribue la résurgence de la violence sur le campus à la Fédération des Étudiants et Elèves de Côte d’Ivoire (FESCI). A la Une, il écrit : « FESCI, le monstre se réveille, le FPI danse ». Le journal note que cette attaque qui a été savamment nourrie par la Ligue de Groupements Estudiantins et Scolaires (LIGES) sonne le réveil de la FESCI, bras séculier de l’ancien pouvoir qui a pris l’école en otage. Il en veut pour preuves le mode opératoire : rassemblement soudain à l’aide de sifflets, dérives langagières et attrait pour la violence. Il accuse le Front Populaire Ivoirien (FPI) d’être à la base de ce soulèvement, puisqu’il n’a cessé de dire que « Cissé Bacongo a détourné l’argent » ou encore « rien que de la peinture sur les murs ». Dans cet angle de vue, il est rejoint par L’Expression qui affiche : « Après l’échec de l’aile militaire, le FPI réveille la FESCI ». Loin d’être une manifestation spontanée, il avance que elle était planifiée et visait à montrer au parterre d’invités du colloque d’hommage à Henriette Diagri Diabaté, « le désamour de l’intelligentsia pour les gouvernants ». Lui aussi accuse le parti de Laurent Gbagbo d’être à la base de tout ceci, étant donné qu’il a toujours utilisé les étudiants pour créer des difficultés au pouvoir d’Houphouët, de Bédié et de Guéi depuis 1990. Nord-Sud Quotidien, qui a rencontré des étudiants, titre que « des manifestants s’expliquent et avouent ». A l’image de cet étudiant qui a dit que « c’était l’effet de foule. Nous avions simplement décidé de faire savoir au ministre que nos problèmes demeurent », d’autres ont dénoncé leurs conditions difficiles d’études. Par contre, certains croient que « un étudiant, de bonne foi, ne peut pas lapider son ministre de tutelle ». Or en croire Soir Info, cette colère des étudiants était prévisible, puisque beaucoup de promesses (matériel hi-tech, connexion Wifi, salles de travaux dirigés, amphithéâtres et un nombre suffisant de professeurs) faites tardent à se réaliser. Il ajoute à cela la délocalisation des bus du campus au CHU de Cocody.
Occupation du Mont Péko par Amadé Ouérémi
« Ouest de la Côte d’Ivoire, Amadé Ouérémi fait reculer Ouattara », lit-on à la Une de L’inter. Il révèle un déplacement manqué du chef de l’État sur un site minier. C’est que lors de son dernier passage à l’ouest, il était prévu que le chef de l’état se rende sur un site minier. Mais, cette visite a été annulée. Et pour cause, la sécurité présidentielle n’a pas voulu lui faire prendre de gros risques, informée de ce que la compagnie minière est située dans le fief de Amadé Ouérémi. Cette information livrée par la revue Africa Mining Intelligence a été reprise également par Le Nouveau Courrier qui a titré : « Ouattara a fui devant Amadé Ouérémi ». Ce, malgré l’activisme du ministre des mines Adama Toungara et de Mamadi Diané, le conseiller diplomatique du chef de l’État. Cette rebuffade, dit le journal, traduit une réalité effrayante, qui est que le régime de Ouattara ne contrôle pas l’intégralité du territoire. Ouattara l’a même reconnu dans l’entretien qu‘il a accordé à Jeune Afrique, le mois dernier. Dans Le Nouveau Réveil qui a republié cette interview, le président ivoirien affirme que « l’ouest a toujours été une zone où, malheureusement, règne un certain niveau de violence. Ça ne date pas d’aujourd’hui. On y trouve des mercenaires et des miliciens qui sont là depuis la période de la guerre du Liberia… ».
Appréciations diverses sur les actions de Ouattara
Le chef de l’État est apprécié par le premier responsable de l’Union Européenne, Michel Barroso. Avant la réunion des bailleurs de fonds sur le Mali en Belgique, auquel le chef l’État ivoirien va participer, Alassane Ouattara a eu un entretien avec Michel Barroso, fait savoir Fraternité Matin. Le diplomate européen a déclaré que « le président Ouattara a fait de grands progrès dans le pays, j’ai une confiance en l’avenir du pays ». Mais Notre Voie informe que : « invité à la foire de Bordeaux, Ouattara fuit des Ivoiriens en colère ». Il révèle que Ouattara était annoncé à cette foire qui durera du 18 au 26 mai. S’il a désisté, certaines langues disent que c’est pour éviter la huée que des ivoiriens qu’ont subie le Premier ministre Duncan, à Paris, et Charles Konn Banny, à Londres. L’autre mécontent, c’est Jean-Luc Mélenchon. Dans une publication sur son blog que Le Nouveau Courrier a rapporté, il dit : « je suis soulevé de dégoût ». Il dénonçait « la semaine honteuse de François Hollande », et partant, il s’attaque au régime de Ouattara. « En Côte d’Ivoire, des criminels de toutes sortes, des massacreurs civils, tortureurs de prisonniers civils bourreurs d’urnes, occupent dorénavant les postes clefs du régime ‘’ami des droits de l’homme’’ ». Il a aussi critiqué la détention Michel Gbagbo. « Michel Gbagbo est un citoyen français. Il a été détenu sans jugement ni inculpation pendant des mois. Puis il a été détenu des conditions qui l’ont amené aux portes de la mort ».