Côte d'Ivoire

Le cas Simone divise, Hollande soupçonne Ouattara

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Revue de presse

Bonjour chers amis de linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour la revue de presse de ce samedi 11 mai 2013. Dans ce numéro, nous aurons la suite de l’affaire Simone Gbagbo et aussi de Laurent Gbagbo. Nous parlerons aussi des déboires de Ouattara. Bonne lecture et bon week-end.

Affaire Simone Gbagbo et procès de Laurent Gbagbo

Contrairement à ce qui est dit sur le retour de Simone Gbagbo à Odienné, le ministre de la Justice Gnénéma Coulibaly affirme que c’est l’ex-première Dame qui a elle même demandé à retourner dans son lieu de détention, fait savoir Le Patriote. Joint au téléphone par le journal, le ministre a battu en brèche les accusations faisant croire que « Simone a été emmenée sous anesthésie à Odienné ». « Ce sont des histoires que les gens racontent. C’est archi-faux et c’est de l’intoxication. Simone Gbagbo est venue à Abidjan, à sa propre demande, pour faire un bilan de santé. Pendant quelques jours, les médecins se sont penchés sur son état de santé. Une fois cela fait, c’est elle-même satisfaite, qui a demandé à retourner d’où elle est venue. Elle a donc été reconduite à Odienné. Tout simplement ». Or, à en croire Le Quotidien d’Abidjan, « les imams du nord se révoltent contre Ouattara » relativement au transfèrement « inhumain » de Simone Gbagbo à Odienné. Il relate que l’imamat ainsi que des cadres de la région ont déploré la politique de rattrapage ethnique et les arrestations abusives dont sont victimes les pro-Gbagbo. Et que pour cela, ils s’activent à demander une audience au chef de l’État. Car « nous sommes vraiment peinés qu’on nous oppose à nos frères du sud », a confié un haut cadre natif du nord. Pour ce qui est de Gbagbo, Soir Info nous dit « ce qui va se passer dans quelques jours ». Il présente les quatre tableaux possibles concernant le verdict que la Cour Pénale Internationale donnera le 28 mai 2013, suite à l’audience de confirmation de charges de février dernier. Soit la Cour infirme les charges, soit elle confirme partiellement ces charges ou elle les confirme entièrement. Ce qui veut dire que dans les deux derniers cas, Gbagbo ira en procès. La dernière option est de demander au procureur Bensouda des précisions ou un complément d’enquêtes. De quoi faire durer les choses pour Gbagbo, souligne t-il. La libération de Gbagbo, c’est ce qu’a attendent de pied ferme, à n’en point douter, ses partisans et sympathisants. Cependant, Zasso Patrick, un membre de la galaxie patriotique, en exil au Ghana, a dit à ceux-ci : « arrêtons de mendier la libération de Gbagbo », lit-on dans L’inter. Il a demandé aux pro-Gbagbo de s’unir pour préparer les élections présidentielles de 2015, contre Ouattara.

Le problème foncier et la nationalité

« Avant son examen au Parlement, le projet de Ouattara divise », titre à la Une Nord-Sud Quotidien. Pour résoudre cet épineux problème, le chef de l’État avait indiqué récemment qu’il enverra un projet de loi visant à renforcer la loi sur le foncier, devant l’Assemblée nationale. Mais avant, des responsables politiques et de la société civile que le journal a approchés, ont fait savoir « qu’il faut respecter la loi », et « qu’il faut aborder ces questions avec sérénité ». Aussi « qu’il faut soustraire ces questions du débat politicien ». Le député PDCI Émolo Claude a, pour sa part, relevé que les textes existants sur ces questions « ne posent pas problème. Je ne crois pas qu’il soit nécessaire de revenir sur les questions de la nationalité et du foncier. Il y a eu des interprétations diverses qui ont certainement provoqué ce que nous avons vécu en Côte d’Ivoire. Mais je suis persuadé que les gens n’oseront plus refaire ce qui s’est passé. (…), il n’y a donc pas de débat ». Selon Le Nouveau Courrier, en voulant modifier la loi sur le foncier rural, « Ouattara réveille les vieux démons et les tensions », titre-t-il. En effet, Emmanuel Caleb du collectif des victimes de Duékoué (carrefour et Nahibly), à l’ouest du pays où le problème foncier se pose avec acuité, a, dans une missive qu’a publiée le journal, fait l’historique des conflits fonciers qu’il situe à l’ère du premier président ivoirien, Félix Houphouët Boigny. Mais s’ils se sont accentués et ont causé les tueries et violences répétées depuis 2011, c’est à cause des multinationales qui veulent s’accaparer leurs terres. Le collectif réclame la vérité sur ces faits avant toute réconciliation. Ce problème foncier est, selon Mamadou Koulibaly, « la question la plus grave » par rapport à la nationalité. Il fait savoir dans une interview à Le Nouveau Réveil que « la question foncière n’est pas une redistribution des terres. Non! C’est une question du retour de la terre à ses propriétaires initiaux ». S’il y des conflits, c’est parce que l’État a refusé de reconnaître la propriété privée qu’est la terre et de ne l’avoir pas cédée à ses propriétaires, après le départ du colon, soutien Koulibaly.

Déboires de Ouattara

« Financement suspect de la campagne de Sarkozy, la France enquête sur Ouattara et Guéant », livre Notre Voie à la Une. Selon le site d’information Koaci.com de qui il tient l’information, la France soupçonne le pouvoir ivoirien d’avoir financé la campagne de Sarkozy, à travers les marchés de rééquipements de la police ivoirienne dont le montant était évalué à cent (100) milliards de Fcfa. De fait, la justice française s’intéresse aux allées et venues de Guéant à Abidjan. selon le site, des enquêteurs français se seraient rapprochés du ministre de l’Intérieur ivoirien pour faire la lumière sur cette affaire. Ils prennent pour mobile les deux visites en Côte d’Ivoire du ministre de l’Intérieur de Sarkozy, en juin 2011 et décembre 2012. Pour Tiken Jah, « Ouattara est pris en otage ». Non pas par la France, mais par ces partisans et particulièrement ses proches. Dénonçant le cumul de postes, l’artiste reggae dit que « ce sont les mêmes personnes qui sont là et qui veulent rester là. Il y a des gens qui ont été ministres sous Houphouët mais qui ont envie d’être encore ministres aujourd’hui. Il faut que les Ivoiriens se rassasient. Le cumul de mandat doit s’arrêter ».

César DJEDJE MEL
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