Bonjour chers amis de linfodrome.com, bienvenus à notre revue de presse de ce mercredi 8 mai 2013. Comme sujets, nous aurons dans ce numéro le problème foncier, l’animation dans les partis politiques et la situation des pro-Gbagbo. Bonne lecture !
Problème foncier
A Sokourala, dans l’ouest du pays où le chef de l’État était dernièrement, en visite, les populations autochtones et allogènes burkinabé sont au bord de l’affrontement à cause du foncier, rapporte Notre Voie. C’est que les autochtones ont demandé à leurs hôtes de quitter leurs terres (100 hectares) qu’ils occupent illégalement de plusieurs années. Une présence qui serait connue, d’après les plaignants, des commandants Wattao, Chérif Ousmane et de Soro Guillaume, vu que ces jeunes burkinabé étaient des éléments des ex-forces nouvelles. Le foncier ainsi que la nationalité, Soir Info écrit que leur réforme comme entend faire le chef de l’État est une bombe aux mains de Ouattara. Car, ils sont deux dossiers extrêmement sensibles. En cherchant à crever l’abcès, maintenant par une nouvelle loi, le régime Ouattara risque de se laisser atteindre par le pus d’une plaie mal soignée, notamment identitaire croit le journal. Etant donné que Mamadou Koulibaly a averti : « Le Président de la République ne peut pas toucher à ces lois sans un large débat en Côte d’Ivoire ». Au niveau de la Commission Dialogue, Vérité et réconciliation (CDVR) que préside Charles Koann Banny, on est d’accord avec la démarche du chef de l’État. « Il ne faut pas y voir forcément une contradiction avec la mission assignée à la CDVR », a estimé une source proche de l’Institution, fait savoir L’inter.
Animation dans les partis politiques
« PDCI : tout va changer au 12ème congrès », en ce qui concerne les instances du parti, lit-on à la Une de Le Nouveau Réveil. Selon ses sources, le nouveau PDCI doit être un parti grand par son emprise nationale, jeune, dynamique et moderne. Il indique donc que sans surprise, le parti va s‘organiser autour d’une personnalité qui rassemble, qui est le point de convergence de toutes la diversité du PDCI… « En l’état actuel des choses, le président Bédié semble être la personnalité qui correspond le mieux à ce profil », pense le journal. Effectivement, le ministre Banzio, dans une interview à L’inter a affirmé que « c’est un congrès déterminant, qui va faire en sorte que le PDCI reste un parti, qui attire, un parti modérateur et avec la sagesse qu’on connaît à ce parti, que cela puisse rejaillir positivement sur les autres partis, notamment le RHDP, et toute la Côte d’Ivoire ». Pour ce qui est des opposants, ils ont approuvé l’appel à une coalition des partis d’opposition contre Ouattara, lancé par Mamadou Koulibaly. « Il nous faut une grande famille face au régime », a confirmé Grevais Coulibaly de Cap-UDD. Quand Amani N’guessan du FPI dit que « vivement que naisse cette coalition ». Cependant, Danielle Boni Claverie de URD qui a apprécié les propositions du président de LIDER, a soulevé une préoccupation. « Surtout, pas une guerre de leadership », a-t-elle averti, a rapporté Soir Info.
Situation des pro-Gbagbo
Notre Voie fait savoir, au regard de sa Une « Simone Gbagbo, révélations sur son retour à Abidjan », des non-dits sur la présence de l’ex-première Dame à la Polyclinique Internationale Sainte Anne Marie (PISAM). Il s’agit de la mainmise de Ouattara sur l’appareil judiciaire, au vu de ce qu’a dit le chef de l’État sur l’hospitalisation de Simone Gbagbo. « Elle était à Odienné. Elle a souhaité être transférée à Abidjan pour faire un bilan de santé. Nous avons donné notre accord. Elle a donc été transférée à Abidjan… ». Une déclaration qui permet au journal d’écrire que « nous sommes dans un pays où le pouvoir judiciaire est aux ordres de l’exécutif ». Ce qui explique, a-t-il ajouté, la libération du patron des éditions Cyclone, le journaliste Ousmane Sy Savané, à la veille de la journée de la presse, après qu’il ait passé plus d’un an en prison pour atteinte à la sûreté de l’État, sans être jugé. Après l’hôpital, la prochaine destination de Simone Gbagbo ne sera pas Odienné d’où elle est venue, mais plutôt la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA). Cette information jusque-là prise pour une rumeur a été confirmée par Soir Info qui livre à la Une : « Après la PISAM, Simone Gbagbo, Bro Grébé, Kuyo Téa Narcisse en route pour la MACA ». Il révèle qu’il a été demandé à l’administration pénitentiaire de préparer des billets d’écrou des prisonniers pro-Gbagbo en ce moment à la PISAM. La prison est donc sur haute surveillance, écrit-il. En attendant leur transfert à la MACA, Le Temps titre que « le régime panique et barricade tout ». Puisque Abel Naki, le président du Cri Panafricain, qui raconte la visite de l’avocat et la sœur de Simone à cette dernière, dit qu’« il est important de savoir aussi qu’autour de la PISAM est mobilisé un dispositif impressionnant de police, FRCI et de gendarmes, car des instructions fermes ont été données par le commandant Konaté afin que les détenus ne se voient pas et ne communiquent pas entre eux ».