Bonjour amis lecteurs. Linfodrome.com vous souhaite la bienvenue à votre revue de presse de ce mardi 23 avril 2013. Au menu, les élections locales avec les premiers résultats et les violences qui s’en ont suivi. Bonne lecture !
Résultats des élections
Depuis hier la Commission Électorale Indépendante (CEI) a commencé à livrer les résultats des élections municipales. Elle a en donné pour 84 circonscriptions, lit-on dans Le Mandat. La plupart concerne les localités de l’intérieur. A Abidjan, on a les résultats des communes du Plateau et de Yopougon, où respectivement les candidats PDCI et RDR ont raflé la mise. L’inter aussi s’est penché sur les résultats en titrant : « Voici les nouveaux élus ». Il relève la chute de grosses têtes et la percée des indépendants. Parmi les pointures qui ont échoué, l’on trouve des ex-ministres du régime Ouattara, Adama Bictogo et Konaté Sidiki. Il y a aussi et l’ex-maire Doukouré Moustapha et Siki Blon Blaise. Les rumeurs avancent même que le secrétaire général du RDR, Amadou Soumahoro, et le ministre du Commerce, Jean Louis Billon, seraient aussi défaits. Souvent face à des indépendants. D’ailleurs ces derniers, viennent en tête devant les partis politiques. Sur les 86 résultats proclamés par la CEI que L’inter a enregistrés, 30 postes de maire sont allés aux indépendants. Selon Le Quotidien d’Abidjan, cette élection a donné un autre vainqueur, quand bien même il n’y a pas participé. Il s’agit de l’ex-président ivoirien, incarcéré à La Haye. A la Une de ce journal on lit : « Élections présidentielles, législatives et locales : Gbagbo, le vainqueur de tous les scrutins ». Il affirme que même éloigné du pays, le ‘‘Woody’’ pèse 70 de l’électorat. Et que malgré toutes les manœuvres visant à le diaboliser, Laurent Gbagbo demeure une icône de la scène politique ivoirienne. Alassane Ouattara ne réussira pas à l’effacer de l’esprit des Ivoiriens. La démonstration a été faite par ces dernières élections. Car « RDR + le PDCI = désert électoral ».
Violence post-électorale
Les journaux informent de plusieurs scènes de violences dans certaines localités, en guise de protestation contre des résultats, souvent provisoires. Soir Info titre que « C’était chaud, hier, à Koumassi et Adjamé ». L’on a assisté à une course poursuite entre policiers et manifestants, à des commerces paralysés et à plusieurs arrestations à Yamoussoukro. A Koumassi, des manifestants du RDR qui récusaient la victoire du maire sortant (PDCI) ont érigé des barrages et voulu incendier la mairie. A Adjamé, c’était entre les partisans du candidat officiel et ceux de l’indépendant, issus du RDR. Selon L’Intelligent d’Abidjan, c’est la crise post-électorale qui s’est déclenchée. Il relève même qu’il y a eu des blessés dans certaines circonscriptions. Pour sa part, Le temps écrit que « après le désert électoral, le pays à feu et à sang ». Cette violence est l’œuvre du parti de Ouattara, le RDR. Le quotidien dit qu’à Treichville, les militants du RDR se sont attaqués au siège de la CEI locale et ont tout saccagé, emportant même des urnes avec eux. Dans le Cavally, ils ont attaqué l’hôtel du candidat PDCI qu’ils ont mis sans dessus-dessous. A Séguéla, les affrontements ont causé deux morts. Lui aussi note que c’est Gbagbo qui a gagné. Pour les journaux de l’opposition, c’est sans conteste, le parti de Ouattara qui est à la base de la violence, à l’image de Notre Voie qui barre à la Une. « Refusant sa défaite comme en 2010, le RDR sème encore la terreur ». Ces nouvelles violences, en croire le quotidien, montrent « le vrai visage du RDR ». Il explique cette attitude du parti au pouvoir par le fait qu’il est un petit parti. Car, « ne dit-on pas que la violence est l’arme des faibles ».
Accusation mutuelle
Devant cette situation, les partis de la coalition au pouvoir s’accusent mutuellement. Le Patriote, proche du RDR fait savoir que le PDCI perd sa sérénité. Surtout face à la défaite de l’ex-maire Doukouré Moustapha, à Yopougon face au candidat du RDR, l’ex-ministre Koné Kafana. Vu que les partisans du perdant ont voulu créer le désordre dans la commune. Quant à Le Nouveau Réveil, proche du PDCI, il affiche à la Une, qu’avec la violence, la fraude et la destruction de biens, « le RDR joue contre Ouattara ». Il présente les images de « la barbarie » (saccage du bureau de la CEI locale) à Treichville, et dit qu’à Koumassi, « la chienlit » a été évitée de justesse. Pour lui donc, tous les actes des militants du RDR contribuent à ternir l’image du régime Ouattara. Par ailleurs, il se demande où étaient les FRCI face aux vandales. Et surtout s’il faut désespérer de la Côte d’Ivoire et nourrir de sérieuses inquiétudes pour l’avenir démocratique de notre pays. Effectivement, c’est la préoccupation que soulève Le Nouveau Courrier. Selon lui, ces violences font déjà craindre 2015. Il écrit qu’avec « un parti au pouvoir dont les loubards impunis persévèrent dans la violence, une commission électorale discréditée, une communauté complice, c’est un cocktail explosif qui pourrait bien exploser au visage des ivoiriens lors des prochaines élections générales. Devant cette situation de violence, un candidat indépendant a dit que « le FPI avait raison ». En effet, André Sérikpa a déclaré : « Je suis d’accord avec le FPI qui est un parti d’opposition farouche, qui dit qu’il ne veut pas aller aux élections parce qu’il prévient la mascarade. Cette mascarade, moi je viens de la constater ». Même le PDCI a donné raison à Laurent Gbagbo car, Le Nouveau Réveil a écrit, hier : « Elle est longue la liste de faits regrettables mis au compte de l’allié républicain. un allié qui pourtant se targuait d’être le premier de tous les partis politiques. Or quand on est champion, on ne prend pas le chemin de la fraude, rapporte Le Nouveau Courrier.