Chers amis lecteurs de la revue de presse de linfodrome.com, soyez les bienvenus à notre numéro de ce lundi 22 avril 2013. Il sera consacré essentiellement aux élections municipales et régionales d’hier dimanche. Bonne lecture à tous !
Les élections municipales et régionales tenues
Enfin, les élections municipales et régionales se sont déroulées, après plusieurs reports. Dans la phase pratique, Fraternité Matin a noté un « scrutin globalement apaisé ». Des informations glanées tant à Abidjan que à l’intérieur du pays le lui font dire. Par exemple à Yopougon, il relève que, déjà à 11h, le PV d’un bureau de vote a été signé par les représentants des six candidats. Ce que l’un des candidats a vu comme une volonté de frauder, car le document ne doit être signé qu’à la fermeture di bureau de vote. A Koumassi, le scrutin, cite-il, s’est déroulé dans le calme. A Bangolo, le vote a été retardé à cause de deux candidats qui se plaignaient du changement de leur position sur le bulletin de vote. A Yamoussoukro, on apprend que un commissaire de la CEI a été surpris avec 42 cartes d’électeurs. Soir Info prend le contre-pied du journal gouvernemental et écrit à la Une : « Des scènes de violence, hier. Vote interrompu dans des localités ; un commissaire arrêté ». Cette violence s’est produite surtout à Bettié où des pneus ont été incendiés, des urnes cassées à telle enseigne que le scrutin a été bloqué et reporté. Les causes de cette violence, c’est que les partisans du candidat du RDR et d’un indépendant ont contesté le bulletin de vote dont les dispositions des candidats contrastaient avec celui des spécimens qui ont fait l’objet de campagne. A Yamoussoukro, le commissaire qui a été surpris avait, outre les 42 pièces d’électeurs, 40 cartes d’identité, 35 récépissés d’identité et 4 photocopies d’actes de naissance. Il a donc été mis en garde à vue. Mais à Abidjan, un fait très grave a été rapporté par le quotidien, c’est « la colère des policiers ». Au lieu de 15 mille f.Cfa comme prime de sécurisation du scrutin auxquels ils s’attendaient, l’on leur tend la somme de 3 mille francs. Un incident que le District de Police d’Abidjan a voulu régler en convoquant une réunion de crise. L’inter aussi rapporte des scènes de violence. Il cite qu’a Koumassi, des militaires ont été arrêté et conduits au camp commando de la commune. Ces militaires, dont la preuve de leur profession n’est pas établie, auraient des mandats estampillés PDCI. L’autre constat qu’a fait le journal est que les proches de Laurent Gbagbo ont dribblé des candidats qui comptaient sur eux pour gagner ces élections.
Vers un faible taux de participation
Le dernier fait soulevé par L’inter montre que les électeurs ne sont pas sortis nombreux. L’Intelligent d’Abidjan parle même d’un « boycott passif !». Puisque, dans son centre, le Président Ouattara était le 25ème votant, à 12h. Les raisons de ce boycott sont multiples. Il y a le contexte sociopolitique à l’image de cette personne qui a dit : « je ne veux pas aller voter pour qu’il y ait guerre après ». Aussi, les promesses non tenues. « Ils nous font toujours les mêmes promesses et après on ne voit rien », s’est plaint un autre. Le FPI aurait quelque chose à y voir. « Mon parti n’est pas dedans, donc je ne vote pas », a dit un militant frontiste. Ces derniers auraient reçu des sms qui les enjoignaient de s’abstenir de voter et de consacrer cette journée à la prière en faveur de Laurent Gbagbo, rapporte le quotidien. C’est pourquoi Notre voie titre à la Une : « Les Ivoiriens boudent les urnes à l’appel du FPI. Gbagbo met encore Ouattara K.O ». Des tours qu’il a effectués dans les localités lui ont permis de constater une faible affluence des électeurs. « C’est la preuve que le FPI est le parti majoritaire en Côte d’Ivoire », a déclaré Danon Djédjé, le secrétaire général adjoint du FPI, chargé des élections. Quant à Le Temps, il parle d’un désert électoral et livre que les « Ivoiriens désavouent Ouattara ». Selon lui, une fois de plus, ils montrent à Ouattara qu’ils ne sont pas concernés par « ses » élections. Donc un cinglant désavoeu que lui inflige la population, alors que le régime se vante d’être le choix des Ivoiriens depuis le 11 avril 2011. Le Courrier d’Abidjan écrit donc : « Alassane Ouattara : impopularité consommée ». Il indique que « la mascarade électorale » a provoqué « une sécheresse électorale » car le secrétariat général du FPI parle d’un taux de participation entre 13% et 15%. Alors que le président de la Commission Électorale Indépendante parle d’u taux de 30%.
Qui va gagner ces élections ?
C’est dans deux jours que les résultats de ces élections seront connus. Et chaque parti pense qu’ils seront en sa faveur. Le Patriote annonce que l’on va « vers la victoire du RDR », au vu du déroulement du scrutin selon ce qu’il a observé sur le terrain. Par contre dans le quotidien proche du PDCI, Le Nouveau Réveil, on lit que le parti « revient très fort ». Il écrit que « les nouvelles sont bonnes, même très bonnes. Aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays. Le PDCI a repris sa place dans le cœur des Ivoiriens. L’appel du président Bédié a été reçu cinq sur cinq par ses compatriotes. Les premières informations issues des urnes, dimanche soir, le confirment éloquemment ». Mais ce qui est certain, à en croire L’Expression, de grosses têtes vont tomber, vu que dans certaines localités, des pontes des principaux partis se sont affrontés. Pour le Président Ouattara, qui a voté à Cocody, « ces élections sont importantes pour la gestion décentralisée du pays », rapporte les journaux.