Élections municipales en Côte d'Ivoire

Les élections du clash ou de l'harmonie

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Revue de presse

Bonjour fidèles de linfodrome.com, bienvenue à notre revue de presse du week-end. Aujourd’hui samedi 20 avril 2013, nous avons comme sujet principal les élections municipales et régionales du 21 avril. Bonne lecture !

Elections locales

C’est demain dimanche 21 avril 2013 qu’auront lieu les élections couplées municipales et régionales. Ainsi L’inter parle aux différents groupes en compétition. « PDCI, RDR, UDPCI, RHDP, Indépendants, jour de vérité ce dimanche », après deux semaines de campagne qui se sont terminées, hier à minuit. Le journal a relevé la violence qui a cours lors de cette campagne et craint donc la dérive. Là-dessus, il affirme que la Commission Électorale Indépendante (CEI) n’est pas exempte de reproches dans les violences post-électorales enregistrées ces dernières années. Il accuse la lenteur avec laquelle les résultats sont donnés. Quant à Fraternité Matin, il appelle à relever « le pari d’un scrutin sans fraude ni violence », après avoir rappelé la violence lors des législatives de 2011 et celle constatée pendant cette dernière campagne. Il a tendu son micro à des autorités qui ont donné des avertissements. Bert Koenders de l’ONUCI, représentant spécial de Ban Ki-Moon a déclaré que « les auteurs d’appel à la haine et d’incitation à la violence, ainsi que les auteurs d’actes d’intimidation, de violence et autre entraves au bon déroulement du processus seront passibles de justice devant les tribunaux et tenus comptables de leurs actes ». Quant au préfet militaire de Guiglo, Koné Messamba, il affirme que « tout devrait se passer dans le calme » puisqu’il a averti que « personne ne doit se substituer aux forces de l’ordre. Aucun dozo ne doit être présent dans les lieux de vote ». Devant la menace de violence, les forces armées de Côte d’Ivoire sont appelées à sécuriser le vote, lisons-nous dans Nord-Sud Quotidien. Auprès du Centre de Coordination des Décisions Opérationnelles (CCDO), il a appris que des mesures ont été arrêtées à ce sujet. En effet, un lieutenant de la gendarmerie a livré que « nos patrons ont décidé de tirer toutes les leçons des incidents survenus lors des élections législatives partielles. Toutes les unités de l’armée, de la gendarmerie, de la police, seront mises à contribution ».

Parmi les parties engagées dans la compétition, le PDCI et le RDR constituent les plus principales. Bien entendu les journaux qui leur sont proches prêchent déjà leur triomphe. Par exemple, à la Une de Le Patriote, on peu lire : « RDR : fin de campagne, la victoire est déjà là ! ». Quand Le Nouveau Réveil titre : « Abidjan et l’intérieur du pays conquis par le PDCI ». Dans les deux cas, L’Intelligent d’Abidjan craint que la victoire de l’un ou de l’autre ait des entre ces répercussions négatives sur l’alliance qui lie les deux formations, au pouvoir. Selon lui, le RDR qui rêve d’un scénario à la Wade, c’est-à-dire, se débarrasser de son allié et rouler en solitaire, ne pourra plus être effrayé par le PDCI, s’il parvenait à remporter ces élections. Et si c’est le PDCI qui gagne, il voudra monter les enchères dans la cogestion du pouvoir. Etant donné que cette victoire pourrait être interprétée par un désir de retour des populations aux sources comme pour dire : « le PDCI est mieux, avec lui, on n’avait pas autant de problèmes ». Mais, ces élections que l’opposition, particulièrement le Front Populaire Ivoirien (FPI), a voulu boycotter parce que le gouvernement n’a pas considéré leurs préoccupations, Notre Voie les qualifie de « wouya-wouya », lit-on à la Une. Wouya-wouya (langue locale) qui signifie sauvage, bizarre, mascarade, irrégulière. Selon lui, ces joutes électorales sont dénuées de toute légitimité. Par conséquent, les élus ne seront pas représentatifs des populations. Pourtant des cadres de ce parti, quinze personnes, ont bravé le mot d’ordre de boycott de leur direction pour participer à ces élections. Ils ont été suspendus. Alors L’Expression demande « pourquoi le FPI a peur » devant l’attitude de ses militants « rebelles ». Il explique que ce qui effraie l’ex-parti au pouvoir, c’est que le refus des partisans de Laurent Gbagbo de se soustraire des élections annihile le projet du FPI. Celui de présenter les élections comme non inclusives, et le pouvoir Ouattara comme un régime dictateur, afin provoquer l’ire de la communauté internationale contre lui. Ce qui est certain, le Président Ouattara est «coincé », et son régime subit de véritables pressions après deux ans de mandat, croit Soir Info, eu égard aux nombreuses récriminations qui fusent de partout: des ONG et dernièrement de l'ambassadeur des États-Unis en Côte d'Ivoire. Ils l'accusent de violations de droit de l'homme, de justice partiale, etc.

César DJEDJE MEL
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