Bonjour amis lecteurs. Bienvenue à la de revue de presse sur linfodrome.com. Trois sujets au menu de ce numéro de ce vendredi 19 avril 2013. Il s’agit de l’affaire Gbagbo à la CPI, de l’appel du FPI au PDCI et de la situation des prisonniers pro-Gbagbo.
Affaire Gbagbo à la CPI
Rebond dans l’affaire Laurent Gbagbo contre le procureur de la CPI. L’Expression titre à la Une : « Coup de tonnerre à La Haye, la CPI convoque l’avocat de Gbagbo ». Il informe que Me Altit est convoqué devant le Conseil de discipline de la Cour qui le soupçonne de partage de données avec Me Nicolas Kaufman, l’adversaire du présumé secrétaire exécutif des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda-Forces Combattantes Abacunguzi (FDLR-FCA). Et que les deux avocats sont accusés d’avoir enfreint l’obligation de confidentialité. C’est aujourd’hui que le conseil va les entendre, renchérit Soir Info, qui indique cependant que l’objet de cette convocation n’a pas été notifiée dans le communiqué publié sur le site de la CPI, mais reste convaincu qu’il pourrait s’agir d’une affaire de faute professionnelle et d’éthique. Cette situation, des partisans de Gbagbo la voient comme une tentative de diversion de la CPI qui a constaté que le dossier de l’ex-président ivoirien est vide, lit-on dans L’Intelligent d’Abidjan. Hormis ce fait, Le Nouveau Courrier dit que relativement à l’affaire Gbagbo, que « Me Altit cogne encore Bensouda ». La raison, c’est que dans les soumissions écrites de la Défense de Gbagbo, celle-ci s’est appuyée sur les vidéos présentées par l’Accusation à la Cour, lors de l’audience de confirmation des charges, pour démonter le procureur. Il s’agit de la vidéo sur les incidents qui ont eu lieu au Kenya et que l’Accusation a fait passer pour faits qui se sont déroulés en Côte d’Ivoire, celle des manifestants du RDR portant des armes lourdes et celle des sept femmes mortes d’Abobo que la Défense persiste à faire à démontrer qu’il s’agit d’un montage.
Appel du FPI au PDCI
Cette affaire continue de défrayer la chronique et provoque des réactions. Dans Nord-Sud Quotidien, Laurent Tchagba, un cadre de l’Union Démocratique pour la Paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) a minimisé l’action du FPI. Il déclare que « l’appel du pied du FPI au PDCI n’est pas sérieux ». Parce que selon lui, cela ne constitue pas une menace pour le RHDP, la coalition au pouvoir. Par contre, le patriarche Abou Cissé, l’oncle du Président Ouattara, a invité le PDCI à saisir la main tendue du FPI. Dans une note que Le Quotidien d’Abidjan a publiée, il écrit : « A mes amis du PDCI, je voudrais exprimer toute ma déception et mon amertume de constater qu’ils participent à la destruction de ce pays à travers leur soutien au RDR et à Ouattara… Je salue donc au passage l’appel du FPI. Il faut que ce grand parti se rallie au FPI pour la libération de la Côte d’Ivoire. Cette bataille vaut plus que toute autre bataille que Bédié et ses plus proches tentent de mener ». Dans cette bataille déclarée contre le RDR, Soir Info titre à la Une que « le camp Gbagbo engage la grande offensive ». En effet, suite à l’appel de Miaka Ouretto, président par intérim du FPI, un cadre de ce parti a demandé à leurs militants de voter les candidats PDCI aux élections du 21 avril 2013. Ce dernier appel a été soutenu par Alain Toussaint, conseiller spécial de Laurent Gbagbo. Le but visé est d’amener le PDCI à quitter le RDR en glissant, comme un lézard, dans la fissure créée dans leur coalition du fait de leurs mésententes et incompréhensions, croit savoir le quotidien. Mais Le Patriote attire l’attention du PDCI sur sa cour assidue aux FPI et LMP. Il lui demande de ne pas compter sur les partisans de Gbagbo pour remporter la victoire, au risque perdre ses illusions au soir du vote. Car « les militants du FPI ne sortiront pas le dimanche prochain. La journée, ils battent campagne avec les candidats du PDCI. Mais la nuit, ils se concertent pour voir comment atteindre pour ces élections un taux d’abstention record », écrit-il.
Prisonniers pro-Gbagbo
Ils sont au nombre de 670, les prisonniers politiques du régime, à en croire Le Temps. Il écrit alors que « Ouattara bat le record des répressions ». Ces prisonniers sont tous poursuivis pour les mêmes délits : « Atteinte à la sécurité de l’État », « atteinte à la Défense nationale », « génocide », « trouble à l’ordre public », des délits très à la mode en Côte d’Ivoire et choisi à la tête du client, affirme-t-il. Mais ceux de Katiola ne sont plus dans leur cellule depuis quelques temps, à en croire L’inter qui livre à la Une : « 2 ans après la chute de l’ex-régime, il n’y a plus de pro-Gbagbo à la prison de Katiola ». En effet, des sources affirment que les détenus que sont Kuyo Téa Narcisse, Aboudramane Sangaré et Généviève Bro Grébé, sont partis de la prison vers des centres de santé, parce que souffrant soit « de maux de dents, de fièvre typhoïde et de tension artérielle ». Idem pour Michel Gbagbo, les journaux dont Notre Voie informent qu’il a été transféré de sa cellule de Bouna sur Abidjan, à la Polyclinique Sainte Anne-Marie (PISAM), pour des soins. C’est la deuxième fois qu’il est transféré dans cette clinique pour raisons de santé, précise le journal.