Amis lecteurs, bienvenue sur linfodrome.com pour la revue de presse. Dans notre numéro de ce jeudi 18 avril 2013, il sera question comme information de l’affaire "appel du FPI au PDCI", de la situation de Gbagbo et des critiques contre Ouattara. Bonne lecture !
Appel du FPI au PDCI
L’affaire continue de faire du bruit dans la classe politique. Après les réactions de certains responsables du PDCI et du RDR, Soir info dit que le chef de l’État, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, le président du PDCI, se sont parlé. Il donne « des révélations sur une conversation Ouattara-Bédié ». Selon lui, des sources dignes de foi ont affirmé que le président ivoirien a joint par téléphone le président du PDCI et a abordé le sujet en ironisant. « Il paraît que tu es le nouvel espoir du FPI », s’est-il moqué. Quand Bédié lui a répondu : « Laisse les gens aller à leur rêve ». Ce dernier s’est adressé aux Ivoiriens dans le cadre du vote de dimanche 21 avril, concernant les municipales et régionales. A la Une de Le Nouveau Réveil, on lit : « Bédié parle : Ivoiriens, faites tout pour le succès du PDCI ». Car, a-t-il relevé « l’objectif commun est de pouvoir reprendre la place que nous considérons comme devant être la nôtre après les aléas de la vie politique nationale ces deux dernières décennies ». Pour autant, la réponse de Bédié à Ouattara ne rassure pas Le Patriote. A la Une, il titre : « appel du FPI, présidentielle 2015, le PDCI a-t-il un plan B ? ». Il répond par l’affirmative car il indique que ce plan se dessine. Il fait le parallèle entre cet appel qui intervient à quelques jours des élections locales et des appels de cadres du FPI à voter pour le PDCI. Mais pour la présidentielle de 2015, le journal dévoile que des cadres du PDCI, qui n’apprécient la gestion collégiale du pays, travaillent à écarter Bédié, faire monter un leader opposé à la coalition RHDP et qui sera un candidat face à Ouattara. Et pour gagner, ils comptent sur le parti de Gbagbo. Ce qui explique qu’il y ait des indécis depuis l’appel du FPI.
Critiques contre le Présiden Ouattara
L’Organisation des Nations Unies (ONU) a publié un rapport sur la Côte d’Ivoire, apprend-on des journaux. A en croire la Une de Nord-Sud Quotidien, le rapport dit que, en matière de sécurité et droits de l’homme, « Ouattara fait des progrès ». Dans son rapport, Edmond Mulet qui a conduit la mission onusienne en terre ivoirienne, a écrit et je cite : « Je salue également le rôle directeur et l’engagement personnel du Président Ouattara, qui ont été d’une importance cruciale pour ce qui est de trouver des solutions efficaces aux problèmes de sécurité et d’accélérer le redressement économique, tout en progressant sur des questions sensibles… ». Mais, comme menaces, il a indexé le désarmement et la réinsertion des ex-combattants des « deux camps politiques ». Par ailleurs, selon Le Quotidien d’Abidjan, l’ONU a dit « non » à Ouattara quant à sa requête de drones pour sécuriser l’ouest. L’ONU lui aurait répondu qu’elle n’apporterait plus un quelconque soutien militaire au régime ivoirien, vu que les effets de la crise ont fortement entamé l’image de l’Organiation. D’ailleurs, Edmond Mulet a indiqué dans son rapport que « la sécurité dans la zone frontalière avec le Liberia a connu une amélioration sensible ». Cependant, L’Inter écrit que l’ONU et les USA ont exigé des poursuites contre les pro-Ouattara. Tandis que Edmond Mulet demande « de traduire en justice ceux qui sont accusés d’avoir perpétré des crimes graves, sans égard à leur statut ou leur affiliation politique », l’ambassadeur des Etats-Unis, Philip Carter III, appelle à une « justice impartiale » et dit que « le gouvernement à tous les niveaux devrait tenir cet engagement ». Notre Voie qui voit cela comme un sale temps pour le pouvoir ivoirien titre que « Obama se révolte contre Ouattara ». En effet, Philip Carter III a dit que « des violations des droits de l’homme ont été commis par les deux camps impliqués dans le conflit. Mais à ce jour, à l’exception de quelques soldats de rang, toutes les personnes détenues et inculpées pour leur rôle dans la crise post-électorale sont issues d’un seul camp du conflit ».
Situation de Laurent Gbagbo
A en croire Le Temps, relativement au procès de Laurent Gbagbo à la CPI, « l’Afrique se révolte contre l’ONU ». Citant des réactions de présidents et de diplomates africains face au système de la CPI, il ajoute cette dernière qui vient de la ministre rwandaise des Affaires Étrangères. Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le 15 avril dernier, Mme Louise Mushikiwabo a accusé la CPI d’être l’objet de « manipulations politiques et de violer la souveraineté des États (…) Nous ne croyons pas que la CPI, tel qu’elle fonctionne aujourd’hui, joue un rôle constructif dans la prévention des conflits. Au lieu de rendre justice et de lutter contre l’impunité, la CPI est l’objet de manipulations politiques ». Révoltés par cette forme de justice, des pro-Gbagbo ont pris à partie Charles Konan, le président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR) au cours d’une conférence de presse sur la réconciliation, en France. Ils l’ont traité de « menteur » et « d’usurpateur », rapporte L’Expression. Le Premier ministre ivoirien, Kablan Duncan, n’a pas échappé à la colère des pro-Gbagbo de France. Lui aussi a été hué par ces derniers qui ont pu accéder à la conférence débat qu’il donnait sur « deux après la crise, quelles perspectives pour la côte d’Ivoire ? » à Paris, nous dit Le Nouveau Courrier. Mais deux après l’arrestation de Gbagbo des langues dans l’entourage de Soro se délient. Sur le site de l’ex-premier ministre, on apprend que le jour de son arrestation à la résidence présidentielle, un soldat FRCI a failli tirer une roquette sur Gbagbo, n’eut été l’intervention de certains commandants FRCI. Aussi au Golf, il a bénéficié des faveurs du Président Ouattara qui a ordonné que la dernière ration alimentaire soit offerte à lui et toute sa famille. Soro a même cédé sa suite (468) au couple Gbagbo et a décaissé la somme de deux millions pour leur acheter des habits, raconte L’inter.