L’appel du FPI au PDCI, la grève dans le milieu scolaire, la sécurité nationale et les poursuites judiciaires sont les sujets de notre revue de presse de ce mercredi 17 avril 2013. Amis les lecteurs de linfodrome.com, je vous souhaite une bonne lecture !
Appel du FPI au PDCI
L’invitation du Front Populaire Ivoirien (FPI) au Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) continue de faire couler beaucoup et de salive. Et les réactions fusent de partout. Soir Info revient sur cette affaire en révélant « les confidences de Miaka Ouretto ». Il rappelle que le président par intérim du FPI, avant cet appel, avait dit au cours d’une conférence de presse que « les responsables du PDCI m’appellent et je n’en dors pas. Ils disent compter sur le FPI. Les cadres m’appellent pour dire ‘‘Vous FPI, on compte sur vous pour dénoncer ce qui se passe’’». C’est pourquoi, le quotidien note que le Rassemblement des Républicains (RDR) du Président Ouattara doit prendre au sérieux l’appel de Miaka au PDCI. Car, « en politique, il n’y a pas d’alliance contre nature ». Mais à la Une de Le Patriote, on lit que « Bédié n’est pas intéressé » par cet appel. C’est en fait le porte-parole de ce dernier, Pr. Nimakey Koffi, que le journal a interviewé, qui l’a dit. Parce que selon lui, Bédié étant le président du présidium du RHDP, la coalition au pouvoir, il ne pourrait « être attiré par des calculs politiciens qui ont cours en ce moment ». Quant au sociologue Dedi Séry, secrétaire adjoint du FPI, chargé de la doctrine et de la communication, il répond à ceux qui ont vu dans le message de son parti au PDCI, la xénophobie et le tribalisme, parce que Miaka a dit « de faire barrage aux prédateurs ». Dans une interview à L’Intelligent d’Abidjan, il dit : « les prédateurs sont-ils forcément les étrangers ? Et puis si un étranger est prédateur, on ne peut pas le refouler non plus ? Qu’appelez-vous xénophobie à tout bout de champ ? ».
Grève dans l’enseignement
La grève des enseignants continue et change de visage, selon L’intelligent d’Abidjan. Il titre que « des élèves du public sèment la terreur dans les écoles privées ». A Abobo et à Cocody, ces élèves qui « se sentent lésés » par le fait que leurs amis du privé fassent cours alors que eux sont à la maison, ont voulu « instaurer un certaine égalité », à en croire Konaté Fodé, secrétaire général d’un établissement privé d’Abobo. Ils sont donc allés les déloger. Par ailleurs, le journal informe que, après l’Université Félix Houphouët Boigny de Cocody, la semaine dernière, la violence entre étudiants s’est déportée à l’Université Nangui Abrogoua, à Abobo. Des étudiants ont délogé de force leurs camarades. Ici également, les frustrés réclament aux autorités des conditions meilleures de bien être, notamment la réhabilitation des sanitaires et des restaurants et du matériel de travail. Comme conséquences de cette grève, Le Mandat rapporte que hier mardi, deux enseignants ont été arrêtés à Gagnoa et à Adjamé, portant le nombre des détenus à 29. Devant tout ceci, Le Nouveau Courrier écrit que « Ouattara sacrifie les élèves et les écoliers ». Il relève dans un premier temps que Ouattara avait fermé les Université publiques pendant un an, pour une réhabilitation qui laisse à désirer et qui a pourtant coûté 110 milliards F.Cfa. En second lieu, alors que les enseignants demandent le paiement de leur dû, le gouvernement brandit les menaces, fait des ponctions sur leurs salaires et les met en prison, au péril de la vie des élèves. Puisque le lundi dernier, les épreuves physiques pour le BEPC ont été boycottées.
Situation sécuritaire
A la Une de L’inter, on lit : « les FRCI érigent un blocus entre Yamoussoukro et Bouaké ». Ces corridors sont installés à Tiébissou, au même endroit où étaient les ex-FDS, lors de la crise. Et les militaires qui les gardent sont partis d’Abidjan. Une situation qui effraie la population. Certaines personnes disent que les FRCI sont là pour empêcher les ex-combattants qui avaient manifesté à Bouaké, de descendre sur Abidjan. « Il n’en est rien », a répondu le lieutenant Kéita qui dirige cette force. Selon lui, ils sont là pour sécuriser la population contre les coupeurs de route qui sévissent dans la région, et pour les élections locales. A Vavoua, c’est un aitre scénario qui a lieu. Le procès des FRCI qui ont ouvert le feu sur la population qui demandait leur départ. Le chef de cette unité, Amara Doumbia, qui aurait donné l’ordre de tirer, a nié tous les faits, indique Nord-Sud Quotidien. « Je n’ai jamais donné d’ordre », a dit le chef. Mais pour sécuriser le pays, Le Nouveau Réveil fait savoir que le Président Ouattara a échangé avec Bert Koenders, le représentant spécial de Ban Ki Moon en Côte d’Ivoire. Au sujet des drones de l’ONU, l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire à l’ONU a souhaité que cela vienne compenser le retrait des casques bleus.
Poursuites contre le camp Gbagbo
Dr Saraka Patrice, le président du Conseil consultatif du COJEP de Charles Blé Goudé a été arrêté à son domicile, le lundi dernier, et conduit à une destination inconnue, selon Bly Roselin, le président intérimaire de ce mouvement politique, lit-on dans L’inter. Alors, il a écrit au chef de l’État pour lui dire que « la finalité d’une action politique est de pourvoir aux besoins élémentaires des populations et non de chercher à réaliser un record de détenus politiques ». Le film de cette arrestation est conté par Le Temps. Il relève que c’est à son domicile, après qu’il soit rentré d’une réunion avec Bly Roselin, que Dr. Saraka a été arrêté par la Direction de la Sécurité du Territoire (DST). A son épouse et sa belle sœur qui les ont suivis jusque dans les locaux de la DST, il a été dit qu’il sera libéré le lendemain mardi. Malheureusement, point de Saraka jusqu’hier nuit. Mais, c’est du côté de Laurent Gbagbo que viennent de bonnes nouvelles pour ses proches. Notre Voie titre que pour sa libération, « les choses bougent en Europe ». On apprend que les Africains et Ivoiriens de la Diaspora continuent de se mobiliser et de manifester leur amour pour Gbagbo. Des actions qui seront payantes car des sources indiquent dans les capitales européennes, l’on commence à douter de la version de Paris et de l’ONU sur la crise postélectorale.