Bonjour amis lecteurs de la revue de presse. Soyez les bienvenus sur linfodrome.com. Ce mardi 16 avril 2013, nous avons comme sujets, les menaces contre le régime Ouattara, la grève dans l’enseignement, la polémique sur l’appel du FPI au PDCI et bien d’autres sujets importants. Bonne lecture !
Menaces contre le régime Ouattara
A en croire la Une de Soir Info ce matin, « le coup qui se prépare contre le régime », le pouvoir Ouattara aurait en ce moment les magnans dans les pieds. Il fait allusion à l’appel du Front Populaire Ivoirien (FPI) au Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) à le rejoindre pour sauver la Côte d’Ivoire de la dérive où le pouvoir Ouattara la conduit. Ainsi donc, le journal avance que le FPI se prépare soigneusement, comme l’oiseau ferait son nid, petit-à-petit, pour faire tomber Ouattara à la présidentielle de 2015. Une situation défavorable au pouvoir, vu que les cadres du PDCI ont dernièrement mis en cause leur alliance avec le Rassemblement des Républicains (RDR) de Ouattara. Pendant ce temps, Notre Voie écrit que « Hollande donne six mois à Ouattara » pour améliorer la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire. Lors de leur dernière rencontre à Paris, le Président français aurait dit à son homologue qu’il est resté sur sa faim quant à ses promesses de bonne gouvernance. « Vous avez six mois pour nous montrer ce que vous savez faire en matière de bonne gouvernance, mais aussi en matière de réconciliation nationale et de sécurité », aurait dit François Hollande. Pour ce qui est de la sécurité, L’inter informe que, face aux attaques répétées, des drones sont demandés par le Secrétaire général de l’ONU pour sécuriser l’ouest ivoirien. Ban Ki Moon a souhaité, « Compte tenu des consultations menées au conseil de sécurité et des discussions en cours dans d’autres organes, l’introduction de drones à l’ONUCI », lit-on
Polémique sur l’appel du FPI au PDCI
« FPI, le diable s’est réveillé » titre à la Une Le Patriote relativement à l’appel de Miaka Ouretto au PDCI. Il voit dans le message du président intérimaire du FPI, les germes de l’ivoirité, de la xénophobie, du tribalisme et de l’ultranationalisme, quand il explique que « c’est pour la survie de notre nation qui est en péril » et qu’il « faut faire barrage aux prédateurs ». Le journal se demande s’il ne faut pas dissoudre le FPI qu’il trouve « très dangereux pour la paix et la stabilité en Côte d’Ivoire ». Par ailleurs, il estime que Miaka doit être poursuivi au regard de la loi sur la xénophobie, le racisme et le tribalisme. Quant à L’Expression, il explique que c’est parce que le FPI qui sait qu’il sera réduit à sa simple expression, après les élections locales auxquelles il a refusé de participer, qu'il veut cette union avec le PDCI. Donc par cet appel, il veut revenir sur la scène, mais surtout appliquer sa politique de « diviser pour régner », afin de casser l’alliance PDCI-RDR. Cependant le FPI devra attendre encore pour avoir la réponse du PDCI. Dans l’immédiat, des voix dans le parti se sont levées pour donner ce que pourrait être la position du parti. Par exemple le député Émolo Claude a dit : « Ce n’est pas mauvais que le FPI lance un tel appel au PDCi. C’est une question à étudier », lit-on dans Nord Sud. Tandis que dans Soir Info, le porte-parole de Bédié affirme que « ce n’est pas à l’ordre du jour », même si la proposition « indique chez nos amis du FPI une volonté de rejoindre la démocratie », a dit Pr Niamkey Koffi.
Grève dans l’enseignement et violence électorale
Dans L’Intelligent d’Abidjan et bien d’autres journaux tel que Le Mandat, on apprend que les élèves ont manifesté leur mécontentement au ministre de l’Enseignement Kandia Camara, face à la grève des enseignants qui perturbe l’école, depuis quelques semaines. Hier matin, ils se sont déportés à la cité administrative du plateau où se trouve les bureaux de la ministre pour lui dire : « trop, c’est trop. On veut reprendre les cours… Ce n’est pas normal que pendant que certains collèges font cours, d’autre ne le font », ont-ils protesté. Puis de plaider auprès de l’ensemble des acteurs de l’éducation. « Nous ne voulons pas être sacrifiés comme en 1990 ». En ce qui concerne la campagne électorale, la violence continue de faire son chemin. Les journaux informent que le secrétaire général du PDCI a été refoulé à Séguéla, où il est allé pour le meeting de son homologue du RDR, candidat aux régionales. Djédjé Mady a été empêché d’accéder à la ville par ses propres partisans qui l’ont accusé de traitrise, en venant soutenir le candidat RDR alors que le PDCI a un candidat officiel. « On ne veut pas. Mady n’entrera pas ici. C’est une manière de vendre le parti », disaient-ils. Une situation qui a failli provoquer une rixe entre les militants des deux partis, apprend-on. Par ailleurs, Louis-André Dacoury-Tabley, cadre du RDR à Gagnoa a répondu aux propos de Guikahué (PDCI) qui avertissait d’une guerre, en cas de tripatouillage des résultats des élections. Il lui dit : « que le PDCI fasse attention ». Attention aux jeunes du COJEP et de LMP qu’il recrute et qui infiltrent leur camp. « Si le PDCI les recrute, alors qu’il les éduque à la culture de la paix », a-t-il avertit.