Heureux de vous retrouver fidèles de linfodrome.com ce lundi 15 avril 2013 pour notre revue de presse. Au menu : la crise postélectorale, les élections locales du 21 avril et les activités du Président Ouattara. Bonne lecture à tous !
La crise postélectorale
Deux ans après, la crise ivoirienne née de la présidentielle de 2010 continue de faire parler d’elle. A la Une de L’inter, on lit : « Un proche de Ouattara révèle : ‘‘comment nous avons fait chuter Gbagbo’’ ». Il s’agit de Dr Adama Coulibaly, secrétaire national chargé du suivi et de l’évaluation de la vie des structures du Rassemblement des Républicains (RDR). Devant ses partisans de Toumodi, il a révélé que pendant la crise « c’est moi qui étais le relais entre le Golf et les choses qui se passaient sur le terrain… C’est moi qui recevais les instructions du Golf et étais chargé de les faire appliquer sur le terrain ». Une des choses qu’il a gérées est la grève des transporteurs pour laquelle ils ont corrompu les transporteurs. « A Abidjan, pour la grève des transporteurs où il fallait paralyser la ville, il était question de donner les moyens aux transporteurs. Parce que le vieux dioula, pour qu’il arrête de travailler et garer son véhicule, il faut lui donner de l’argent pour compenser le manque à gagner…Tout cela, nous l’avons géré », a-t-il dit. L’autre révélation vient des documents secrets rendus publics par Wikileaks. Dans Le Temps qui rapporte ces secrets, on apprend que la Chine, contrairement aux occidentaux, croyait en la victoire de Laurent Gbagbo « parce que les Ivoiriens moyens le perçoivent comme l’un des leurs ». Du côte de la France, un câble informe qu’un diplomate du ministère des Affaires étrangères a dit, le 22 janvier 2010, « dans tous les cas, Gbagbo va gagner. Les autres candidats sont trop faibles ». Un de ces candidats fut l’humoriste Adama Dahico. Il avait au second tour des élections soutenu Laurent Gbagbo. Il a commémoré la 2ème année de la chute de Gbagbo, au milieu des ses partisans. Dans un entretien accordé à Le Courrier d’Abidjan, il s’explique : « Nous étions là hier quand c’était bon et nous sommes là aujourd’hui quand ils traversent des moments difficiles ». Quant à sa relation avec l’ex-chef d’État, il a déclaré: « Je n’ai aucun regret et j’assume mon amitié avec Gbagbo ».
Élections locales
Pour ce qui est des élections municipales et régionales, Soir info titre que « Ça tourne à la violence », avec des affrontements à Bassam, le Q.G d’un candidat détruit, plusieurs blessés. En effet, à Bassam, les affrontements ont été signalés, mardi et mercredi derniers, lors des caravanes et parades croisées, faisant plusieurs blessés. Quant au Q.G démoli, il s’agit de celui du maire sortant de Koumassi, N’dohi Yapi Raymond. Ses proches accusent les partisans de son adversaire Cissé Bacongo, député RDR, d’avoir détruit leur « village de campagne » et de les avoir bastonnés. Bilan : plusieurs dégâts matériels et six blessés, dont un cas grave. Ces accusations sont démenties par l’autre camp. Face à ses accusations mutuelles, Le Nouveau Réveil pose la question : « PDCI/RDR : Qui joue avec le feu ? Quelle Côte d’Ivoire après le 21 avril ? ». Prenant pour appui « les discours enflammés, actes de vandalisme, intimidations, menaces, provocations », constatés çà et là, il avertit sur les dangers auxquels ces actes pourraient aboutir car « si rien n’est fait pour calmer les ardeurs, s’il y a demain mort d’homme, personne ne pourra dire qu’il n’a pas vu le danger venir ». Et quand Nord-Sud Quotidien interroge le commandant Koné Zakaria sur son appel aux populations de Daloa à voter le candidat du président Ouattara, tel que dénoncé par Le Nouveau Réveil, il dit : « je ne souhaite ne pas faire de commentaire ». Mais ses proches ont révélé qu’il a très mal pris cela. Devant cette situation, le président intérimaire du Front Populaire Ivoirien (FPI), Miaka Ouretto a appelé le PDCI à une union contre son allié, le RDR. « Frères et sœurs du PDCI, le moment du grand sursaut national est venu. Resserrons nos rangs pour faire barrage aux prédateurs, rassemblons-nous pour défendre la nation en péril, rapportent plusieurs journaux.
Activités de Ouattara
Le Président Alassane Ouattara est rentré de France, samedi, après une semaine de séjour privé, pendant lequel il a eu un entretien avec son homologue François Hollande. A son arrivée, il a dit : « J’en profité pour inviter le Président François Hollande à effectuer une visite officielle en Côte d’Ivoire à sa meilleure convenance. Il a accepté cette invitation. La période sera fixée d’accord partie par les voies habituelles », s’est réjoui d’annoncer Fraternité Matin. Mais en croire Notre Voie, cette affirmation du Président Ouattara fait partie de « ces mensonges que la France ne supporte pas ». En effet, un diplomate français qu’il cite a indiqué que l’invitation d’Hollande en Côte d’Ivoire n’était pas à l’ordre du jour de la rencontre. Si Hollande a dit Oui, c’est par politesse car « à la vérité, effectuer une visite officielle en Côte d’Ivoire ne constitue pas un intérêt du moment pour la Présidence française ». En Côte d’Ivoire, précisément à Cocody, le ministre de l’intérieur Hamed Bakayoko a vendu les mérites du Président Ouattara devant les Ebrié, et a expliqué que toutes les souffrances qu’endurent les Ivoiriens sont dues au fait que « le pays est en train de se transformer ». Il a docn appelé ces populations à sortir des palabres, des rancoeurs, de l’hostilité contre le pouvoir. « On ne vous demande pas d’aimer Ouattara. (…). Je vous demande de vous ouvrir à tout le monde et d’accompagner le Président de la République dans son programme de reconstruction du pays », rapporte de lui L’Expression.