Bonjour chers lecteurs, bienvenue sur linfodrome.com pour la revue de presse nationale. Aujourd’hui mercredi 10 avril 2013, comme sujets, nous aurons la réaction du ministre de l’Éducation à la grève des enseignants, l’attaque du commissariat de Yopougon et l’affaire Laurent Gbagbo. Bonne lecture !
Réponse de Kandia Camara aux grévistes
Face à la grève des enseignants, « Kandia Camara monte au créneau », titre Fraternité matin. Au cours d’une conférence de presse qu’elle a animée hier, la ministre a fait savoir que « la Côte d’Ivoire sort d’une grave crise, ne prenons pas en otage les enfants. Des efforts ont été faits pour satisfaire à des revendications. Nous allons les poursuivre, juste un peu de patience ». Mais ce n’est pas tout. Elle a également sorti les griffes, en croire certains journaux. Notre Voie écrit que « Kandia déclare la guerre aux enseignants ». Car elle a déclaré que « en sept mois, c’est la 6ème grève que nous vivons. Le gouvernement ne saurait tolérer cela. Tous ceux qui vont être arrêtés seront jugés et condamnés. D’ailleurs le gouvernement a décidé de prendre ses responsabilités ». Cette menace de la ministre, Soir Info l’a mise en relief à la Une du journal, tout en rapportant de la part de Kandia que « tout auteur d’actes, portant atteinte à la bonne marche de l’école, s’expose à la rigueur de la loi… » Elle a donc invité les directeurs départementaux, les inspecteurs et chefs d’établissements à prendre des dispositions pour sécuriser les personnes et les biens, et d’informer la hiérarchie des détails.
Attaque du commissariat du 17ème arrondissement
De nouveau, le commissariat du 17ème arrondissement de Yopougon a été attaqué. C’était dans la nuit du lundi 8 à hier mardi 9. « Impacts de balles visibles sur le mur des bâtiments. Vitres volées en éclats, sous des coups de rafales. Dans la cour, des cendres de documents entassés et brûlés, jonchant çà et là le sol ». C’est le constat fait par Nord-Sud Quotidien au matin du mardi 9 avril. Mais les dégâts sont plus graves à l’intérieur du bâtiment dudit commissariat, à cause de l’incendie. les témoignages des policiers et riverains édifient plus. L’officier C.K a dit que c’est à 20 h que l’attaque a eu lieu, au moment où elle était en communication au téléphone avec des collègues du 16ème pour échanges d’informations. Une gérante de cabine a précisé que ce sont trois individus venus à bord d’un taxi qui ont ouvert le feu, dès qu’ils ont franchi le seuil du commissariat. Le Temps relève que c’est « en pleine campagne électorale que le commando invisible frappe », au moment où Ouattara assure avoir neutralisé tous « les cerveaux des attaques ». Autant dire que ces joutes électorales qui s’annoncent sur fond de violence au sein du Rhdp pourraient ne pas se tenir dans une atmosphère sereine, affirme t-il. Et pourtant, le chef d’État-major des FRCI avait assuré aux partenaires extérieurs que « le plan de sécurisation des prochaines élections locales, prévues pour le 21 avril en Côte d’Ivoire, est prêt », relève le quotidien. Cette attaque cache quelque chose que L’inter a voulu déceler. Selon lui, il s’agirait d’une action en vue d’effacer des traces. Vu que en croire un policier, le commando n’a pas cherché à les éliminer. Car une fois avoir réussi à les fait fuir du commissariat, ils ont brûlé les registres qui contenaient des plaintes, des procès verbaux d’audition.
Affaire Laurent Gbagbo à la CPI
« Détention de Gbagbo à La Haye : pour la 1ère fois, le Président ougandais se révolte contre l’ONU », titre Le Quotidien d’Abidjan. En effet, Yowéri Museveni a affirmé que la CPI agit pour un certain groupe de personnes. « Je félicite les électeurs Kenyans pour avoir rejeté le chantage de la CPI et de ceux qui veulent utiliser cette institution pour atteindre leurs propres objectifs. Je suis de ceux qui ont soutenu la CPI au début parce que je croyais qu’elle luttait pour contre l’impunité », a dénoncé Museveni. Pour Le Nouveau Courrier, le Président ougandais a « incendié » la CPI. Car il est allé plus loin en accusant que « les acteurs arrogants de cette institution avec leurs opinions très arrêtées et leurs analyses superficielles ont détourné cette institution de sa mission originelle. Ils l’utilisent maintenant pour installer des dirigeants de leur choix en Afrique et éliminer ceux qu’ils n’aiment pas». Le Même quotidien rapporte des révélations de Wikileaks sur la crise ivoirienne. Il s’agit « des secrets sur Bédié, Ouattara, Soro et les Etats-Unis ». Des câbles divulgueraient des conversations entres ces différentes personnalités et l’ambassadeur américain de l’époque, Aubrey Hooks. En 2006, Bédié lui demandait que la communauté internationale renverse Gbagbo et le remplace par une personnalité « neutre ». Quant à Ouattara, il a réclamé le cantonnement des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) jusqu’après la période des élections. Hooks écrivait que le FPI est arrivé au pouvoir après des élections « imparfaites » avec un « agenda de réformes socialistes radicales ». Au sujet de Soro, Wikileaks a révélé qu’il avait indexé, devant des diplomates, IB, sans le nommer, comme l’auteur de l’attentat contre son avion, le 29 juin 2007.