Bienvenue sur linfodrome.com chers amis lecteurs de la revue de presse. Dans notre numéro de ce mardi 9 avril 2013, nous parlerons de la situation sociopolitique, notamment la grève des enseignants, la crise postélectorale et ses conséquences et, enfin, les élections locales. Bonne lecture !
La grève des enseignants
Depuis hier, les enseignants ont mis en exécution leur menace de grève consécutive de la ponction sur leur salaire du mois de mars, suite à leur grève en février. Notre Voie écrit alors que la grève illimitée « se durcit. Les enseignants acculent Ouattara ». Un tour dans les établissements scolaires lui a permis de constater la fermeture de ceux-ci et une présence rare du personnel éducatif. Suite à cette grève, des enseignants ont été arrêtés par la police, a informé un membre du Directoire de l’Intersyndicale du Secteur Éducation-Formation (ISEF). Cette information est confirmée par L’intelligent d’Abidjan qui titre à la Une : « ‘‘Salaire coupé, école coupée’’, l’État se fâche, plusieurs enseignants arrêtés, hier ». Il rapporte que messieurs Téhé, Yapo, N’Gonian, Assi et trois autres de leurs camarades ont été arrêtés par la police. Lui également a affirmé que la grève a été largement suivie. Pour preuve, Jean Yves Abonga, secrétaire général du Syndicat National des Formateurs de l’Enseignement technique et professionnel de Côte d’Ivoire (SYNAFEPTCI) parle d’un suivi « à 80% tant au niveau des enseignants, des écoles primaires que du secondaire ». Même le journal gouvernemental Fraternité Matin rapporte que les cours n’ont pas eu lieu dans plusieurs établissements. Il n’infirme pas la détention à la préfecture de police de cinq enseignants. Ils ont été pris au motif de perturbation des cours. Car ces professeurs, issus du lycée classique, partaient empêcher leurs collègues d’un autre établissement, de faire cours. Seulement du côté du gouvernement, c’est aujourd’hui que le ministère fera le point de la situation.
Crise postélectorale et ses conséquences
« Le porte-parolat de Gbagbo allume Ouattara » au sujet de la dictature, de la négation des droits de l’homme, du complot à la CPI, écrit Le Temps. Dans une longue déclaration, Bernard Houdin, conseiller de Gbagbo et le représentant de son porte-parole pour l’Europe et l’Amérique dit que « malgré que le ‘‘tsunami’’ médiatique et les efforts répétés de ses mentors pour l’installer dans ses habits de président, Alassane Ouattara démontre lui-même qu’il est incapable de diriger la côte d’Ivoire ». Il dénonce « une Côte d’Ivoire à la dérive » sur le plan politique, social, humanitaire et sécuritaire, prenant à témoin les rapports des ONG internationales. Un expert de l’ONU a presque le même regard sur la situation. L’Inter affiche en grande Une que « un expert de l’ONU attaque la justice ivoirienne, sur la gestion post-conflit. Il s’agit de Doudou Diène qui a indexé la partialité de la justice ivoirienne, dans un document daté du 30 janvier 2013. En effet, il déclare que « aucune procédure sérieuse n’a encore été initiée contre les membres des FRCI et leur associés ». Parlant des extradés du Liberia en juin 2012, accusés de génocide, l’expert « note avec préoccupation le caractère lacunaire de la définition du crime de génocide dans le code pénal de Côte d’Ivoire, qui ne correspond aux standards internationaux… ». Et c’est certainement pour empêcher la continuité de cette situation que l’ex-commandant de l’escadron de gendarmerie d’Agban, Jean Noël Abehi, aurait tenté de faire un coup d’État en fin décembre 2012, apprend-on de Soir Info qui la tient, lui même, de Jeune Afrique. Dans une vidéo qui aurait été diffusée sur la télévision nationale, Abéhi, en sa qualité de nouvel homme du pays, abrogeait « la Constitution et les Institutions de la République » ainsi que « les organisations politiques et syndicales ». Quant à Le nouveau Courrier, il a publié un long document de Wikileaks dans lequel on découvre les dessous de la crise ivoirienne.
Elections locales
La campagne pour les élections municipales et régionales du 21 avril prochain bat son plein. Le Patriote s’est intéressé aux femmes qui sont en course dans cette compétition. Elles sont au total trente-six (36). Mais il a mis l’accent sur celles qui ne comptent pas faire de la figuration. Elles sont douze, issues de tous les bords, partis politiques ou indépendants, sur toute l’étendue du territoire. Et il les appelle « ces femmes qui défient les hommes ». Sur chacune d’elle, le quotidien a fait un gros plan. Parmi elles, la doyenne Aka Anghui, maire sortant de Port-Bouet, et la ministre de la famille, Anne Désirée Ouloto. Dans cette bataille qui s’annonce épique, Nord-Sud Quotidien relève un fait: « Ouattara, le fonds de commerce des candidats ». Entendez par là les candidats de la coalition au pouvoir, le RHDP. « Vous devez me faire parce que j’ai la confiance du Président de la République, je suis son collaborateur direct. Que puis-je lui demander qu’il va me refuser, dès lors que j’ai sa bénédiction ? Votez-moi, parce que si je suis élu, je pourrai plus facilement parler de vos problèmes au Président pour nous aider à y trouver des solutions idoines », a déclaré un candidat. Ainsi, ils mettent de côté leur propre projet de société. Soir Info, quant à lui s’est intéressé aux gagnants et aux perdants de cette campagne, sur le plan financier bien entendu. Les perdants, ce sont les candidats qui sont obligés de casser la tirelire. Et les gagnants, les artistes, animateurs et autres comédiens sollicités pour faire plaisir aux potentiels électeurs.