Le fossé entre l'opposition et Ouattara s'agrandit

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Revue de presse

Amis lecteurs de la revue de presse, heureux de vous retrouver ce lundi 8 avril 2013. Dans notre numéro de ce jour, il sera question de Laurent Gbagbo, des déboires d'Alassane Ouattara et des élections locales. Bonne lecture à tous sur linfodrome.com

Affaire Laurent Gbagbo

Ce lundi matin, Soir Info nous ramène à l'audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo, à la Cour Pénale internationale (CPI). Sur sa Une, on lit : « Un mois après l'audience, Me Altit, l'avocat de Gbagbo charge Bensouda: ‘‘le procureur n'était pas prêt pour l'audience’’ ». En, effet, le quotidien rapporte que dans ses soumissions adressées aux juges de la chambre préliminaires I, Me Altit a déclaré que la procureure Fatou Bensouda « n'a fait aucun effort, ni dans son document contenant les charges, ni en audience, ni dans ses conclusions écrites, pour faire la différence entre les éléments essentiels sous-tendant les charges et les éléments accessoires ». Il a même avancé que l'accusation a dénaturé les propos du président Gbagbo concernant un avertissement qu'il a lancé à « tous ceux qui veulent troubler les élections » de 2010. Justement, à ce propos, Notre Voie revient sur les élections présidentielles de 2010 et titre: « le célèbre site français Mediapart persiste: ‘‘C'est Gbagbo qui a gagné’’ ». Il rappelle qu’en mai 2011, ledit site avait publié un document exclusif qui révélait que c’est Gbagbo qui a gagné les élections. Quelques mois après, en 2012, Mediapart revenait avec plus d’éléments pour confirmer ses dires. Si le quotidien ivoirien a choisi de rappeler cette information, c’est afin d’amener l’opinion a accordé du crédit au site français, après ses succès dans les affaires Bettencourt et Cahuzac contre Nicolas Sarkozy et Jérôme Cahuzac. Mais de cela, Ouattara s’en moque, il pense même à sa réélection. L’inter nous dit « comment il prépare 2015 ». C’est que, les dignitaires de son parti profitent des occasions pour préparer les populations à cela. Le secrétaire général par intérim du parti a déclaré à l’investiture des candidats du Rassemblement des Républicains (RDR) pour les élections locales prochaines que « Ouattara sera réélu en 2015 ». Une candidate a renchéri pour dire que « les élus seront les artisans sur le terrain de la réélection du Président Alassane Ouattara en 2015 ».

Les déboires de Ouattara

Si Ouattara veut gagner en 2015, il va falloir qu’il se revoit afin d’obtenir le soutien de son allié d’hier, le Parti Ivoirien des travailleurs (PIT). Parce que les responsables de ce parti disent ne plus le reconnaître. Son président, Daniel Aka Ahizi a dit, le samedi dernier: « Je me sens déçu par le Président de la République, après deux ans de pouvoir. Nous espérons qu’il va se rattraper. Nous sommes désillusionnés, nous joignons nos voix aux nombreux ivoiriens désillusionnés et déçus par le régime d’Alassane Ouattara ». C’est fort de cette déclaration que L’Intelligent d’Abidjan titre : « Déçu, le PIT lâche Ouattara ». Cette affirmation vient du fait que le parti a décidé d’afficher son autonomie vis-à-vis de l’ensemble des partis politiques et de se positionner, sans ambiguïté dans l’opposition », a dit Aka Ahizi. Quant à Le Temps, il livre que Amon Ago Marthe « a allumé le pouvoir ». L’ex-vice présidente de l’Assemblée nationale et actuel secrétaire général du Congrès National de Résistance pour la Démocratie (CNRD) a indiqué que « ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire en avril 2011, n’a rien avec la démocratie ». Avec Ouattara au pouvoir, elle dénonce « la misère économique qui est telle qu’on ne parle plus du panier de la ménagère, qui se vide, mais du sachet de la ménagère ». Par ailleurs, le quotidien relève que « pendant qu’il traque ses opposants, le régime négocie avec un bandit de grand chemin », en la personne de Amadé Ouéremi qui, avec sa bande armée, s’est installé dans la forêt classé du mont Peko, menaçant autorités politiques et militaires.

Elections locales

Depuis le samedi dernier, la Commission Électorale Indépendante (CEI) a ouvert la campagne électorale pour les élections régionales et municipales. Et déjà « la foire aux promesses » a commencé, nous dit Fraternité Matin. Les paroles telles que « faire renaître Adjamé », « le train du changement », « j’ai des solutions pour Cocody » ou encore « le temps est venu pour agir pour le bonheur de Cocody », sont ce qu’ont fait entendre des candidats dans ces communes, rapporte le quotidien gouvernemental. Dans cette compétition électorale, le PDCI et le RDR sont les partis les plus représentés. Ils se livrent à une démonstration de force à travers des campagnes en grande pompe. Pour le reste, les différents quotidiens, en fonction de leur rapprochement avec les partis politiques, encensent les candidats desdits partis. Par exemple, Le Patriote barre à la Une : « le RDR déjà maître du terrain », Le Nouveau Réveil : « Le PDCI frappe fort ». Malheureusement, certains candidats ne pourront pas prendre part aux élections car leur candidature a été rejetée par la Cour suprême. Onze (11) chez les prétendants à la mairie et un (1) pour les régionales, apprend on dans L’Expression.

César DJEDJE MEL
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