Amis de linfodrome.com, soyez les bienvenus à notre revue de presse de ce jeudi 4 avril 2013. Comme sujets, nous aurons le problème à l’ouest, la restructuration de l’armée et le cas Gbagbo. Bonne lecture à tous !
Problème à l’ouest
« Instabilité : voici les 7 plaies qui endeuillent l’ouest », titre L’inter à la Une. Ces plaies s’appellent « le foncier rural ; le règne du seigneur de guerre Amadé Ouéremi dans la forêt du mont Peko; l’exil massif des autochtones, véritables propriétaires terriens, vers les pays voisins ; le non respect de l’autorité de la notabilité des villageois restés sur place ; la confiscation des terres par les bandes armées ; la difficulté de la mise en œuvre du processus de Désarmement, Démobilisation Réinsertion (DDR) ; et enfin, les armes qui circulent comme des morceaux de pain dans la région ». Cet Amadé Ouéremi, de son vrai nom Ouédraogo Remi, que Notre voie appelle ironiquement « le maître de l’ouest », le journal décrit « comment le chef milicien gère « République ». Dans la sous-préfecture de Bagohouo où il a établi son QG, des témoins racontent que l’accès à son territoire n’est pas donné au premier venu. Une pancarte à l’entrée de Bagohouo indique « danger de mort ». Et là-bas, « il peut accepter ou refuser de recevoir n’importe quelle personnalité. Pour accéder à lui, vous devez préciser le motif de votre visite ». Même les acheteurs de produits « sont contraints de s’arrêter à la rivière Son et n’ont pas le droit d’aller au-delà ». « Les préfets ne sont rien devant lui. Il règne comme un roi… ». Selon le journal, le mont Péko dont Ouéremi a fait son bastion est une province du Burkina Faso dont il est originaire. C’est dans ce climat que des éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) ont péri dans une rivière au cours des manœuvres militaires. Cela s’est passé à Gagnoa lors de la traversée de la rivière Guerrhy, rapporte Soir Info.
Restructuration de l’armée
Les journaux informent que le chef de l’État a apporté des changements au sein de l’armée. L’Expression parle d’une réorganisation. Si plusieurs personnes ont été promues, certaines ont gardé leur poste. Il s’agit du général Soumaïla Bakayoko, de Ange Kessi et de Konan Boniface. Pour expliquer ces décisions, le ministre délégué auprès de la Défense a dit : « nous avons tenu compte de plusieurs facteurs pour réorganiser la structure du ministère de la Défense. Il était important de mettre à la tête des directions centrales de l’armée des personnes qui vont œuvrer à la sécurisation de sont au nombre de trente-sept (37), peut-on compter dans Le Patriote. Dans Le Courrier d’Abidjan, le ministre a aussi indiqué que « l’objectif du chef de l’État, à travers ces nominations, c’est d’assurer pleinement la sécurité de la nation. Que les ex-FAFN et FANCI qui composent l’armée unifiée (FRCI) cohabitent et travaillent en symbiose, afin que la réconciliation souhaitée et vivement encouragée, élément essentiel de la cohésion et de l’unité, soit de mise dans l’Armée nationale ». Cependant, au vu des promus ou confirmés, le quotidien a livré comme titre à la Une : « Ouattara poursuit son rattrapage ethnique ». Selon lui, la plupart des officiers supérieurs et généraux ont des noms à consonance nordique ou du centre. A ce niveau, nous voulons ajouter que le Directeur général de l’école de police, le général Yao Brou Alain est décédé des suites de ses blessures lors de la fusillade dont il a été victime, le 11 mars 2013. C’est en France qu’il a tiré sa révérence, informent les journaux.
Cas de Laurent Gbagbo
Pour la libération de Laurent Gbagbo, Le Temps informe d’une « grande marche européenne » qui aura lieu à Paris, le 13 avril 2013. Dans la note d’Abel Naki, l’organisateur de la manifestation, il est écrit : « Toi combattant de la liberté des peuples ; toi combattant pour le respect des lois et principes démocratiques ; toi qui lutte pour l’autonomie de l’Afrique… vient démontrer ta solidarité envers le peuple africain, vient exiger la libération du président Laurent Gbagbo, même toi qui doutais encore… ». Or l’ex-chef d’État, le raggaeman Alpha Blondy l’a traité de fou. « Gbagbo est un malade mental », a-t-il déclaré à l’Olympia, à en croire la Une de L’Intelligent d’Abidjan. Considérant certains réactions de Gbagbo devant les juges de la CPI comme « je pense qu’on dit Mme la procureure, Mme le procureur. Mais on n’est pas là pour une dictée », Alpha a dit : « je souhaiterais que des psychiatres suivent Gbagbo un peu. Il a perdu tout ! On ne va pas en plus condamner un malade mental ».