Bienvenue sur linfodrome.com pour la revue de presse. Ce mercredi 3 avril 2013, les sujets que nous aborderons sont d’ordre sociopolitique, notamment la sécurisation de l’ouest, les tentatives de déstabilisation du pouvoir et la situation des prisonniers politiques.
Sécurisation de l’ouest
Pour la sécurité dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, « le général Bakayoko annonce des mesures vigoureuses », titre Fraternité Matin. Il s’agit dans un premier temps d’un renfort en hommes et matériel pour soutenir ceux qui sont déjà dans la zone Taï-Guiglo-Toulepleu. Ensuite, des manœuvres de sécurisation de cette zone qui ont déjà débutées le 1er avril et qui dureront jusqu’au élections du 21 avril. Pour stabiliser totalement la zone, la force qui a été déployée restera sur place. L’information a été donnée par les hiérarques de l’armée ivoirienne, hier mardi, au cours d’une conférence de presse, soutenus par les responsables des forces étrangères en Côte d’Ivoire. C’est au total 600 éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) que l’armée envoie à l’ouest, précise L’inter. Le général Bakayoko des FRCI a indiqué « toutes ses opérations seront menées avec l’appui et le soutien de l’ONUCI qui procède à des patrouilles aériennes ». Pour la sécurisation de cette partie de la Côte d’Ivoire sujette à des attaques récurrentes, L’Intelligent d’Abidjan titre que les FRCI font « des exigences à Ouattara ». C’est qu’au cours de sa conférence de presse, le général Bakayoko a dit : « Nous souhaitons que les FRCI soient dotées de moyens modernes utilisés par toutes les armées du monde de sorte que nous puissions surveiller de façon électronique, l’ensemble du territoire et particulièrement nos frontières ».
Tentatives de déstabilisation
Dans les attaques de l’ouest, L’Expression voit « un plan des pro-Gbagbo pour déstabiliser Ouattara ». Il s’agit, à l’en croire, du problème foncier qu’ils veulent se saisir pour empêcher le pouvoir Ouattara de gouverner dans le calme et la sérénité, après avoir échoué ailleurs. Nord-Sud Quotidien qui a fait un tour à l’ouest dans les zones attaquées rapporte les causes profondes des attaques. Un burkinabé qu’il a rencontré a révélé que « l’un des assaillants arrêtés ça été très clair devant les éléments du bataillon de sécurisation de l’ouest. Il a dit qu’ils ont affaire à tous les allogènes qui ont occupé les terres de leurs parents. Leur objectif, c’est de tuer tous les Burkinabé et Maliens pour ensuite récupérer leurs plantations ». De son côté, Notre Voie écrit que « pour se maintenir au pouvoir par la terreur, Ouattara positionne les dozos ». Il relève que la mouture de la nouvelle organisation des dozos dénommée ‘‘Binkadi Vandougou’’, écrite par le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko lui même, montre que les chasseurs traditionnels dozos sont officiellement reconnus par le pouvoir Ouattara comme une milice oeuvrant pour l’actuel régime. Le ressort territorial de leur organisation couvre toute l’étendue du territoire national de Côte d’Ivoire. Or Soir Info dit que certains dozos l’ont joint pour se plaindre des mesures restrictives prises par le gouvernement contre eux. A leur comportement, le Cdt Koné Zakaria, lui même dozo, a réagi et mis en garde. « La Côte d’Ivoire n’est pas deux. C’est un seul pays. Ceux qui vous appellent là, sont ceux-la qui volaient nos parents. Ceux qui se plaignent sont ceux-la qui prenaient 15 mille F.cfa et 20 mille F.cfa avec nos parents. Celui qui va s’amuser, c’est son problème ».
Situation des pro-Gbagbo
Le procès du Cdt Abéhi Jean-Noël qui était prévu hier, mardi, a été reporté à aujourd’hui mercredi, devant le tribunal militaire d’Abidjan. Les raisons avancées par le service de communication du parquet militaire, c’est que les témoins n’ont pas reçu leur convocation et aussi que le choix du lieu devant abriter le procès n’a pas été fait. Il devait être jugé soit à l’école de police soit à l’Etat major des armées du camp Galliéni. Selon Le Nouveau Courrier, c’est un homme d’honneur qui se présentera devant le tribunal, ce matin. Il affirme que le Cdt Abéhi n’avait pourtant fait que défendre la légalité constitutionnelle. Et il l’a dit à Soro Guillaume : « Vous auriez été à la place de Gbagbo, j’aurai agi de la même manière ». C’était avant qu’il ait fui en exil au Ghana. Quant aux autres pro-Gbagbo en prison, ils sont environ 600 à 800. Ceux-ci sont en danger, livre Le Temps, d’après une enquête de Eventnews TV. Ils subissent le rattrapage ethnique car tous les juges en charge des dossiers des détenus seraient venus du nord ou de la sous-région, de la Guinée et du Burkina Faso. Leurs conditions de détention sont déplorables, ils ont parfois 40 à 50 dans une cellule devant accueillir 10 personnes. Ce qui amène d’autres à dormir à même le so, dans l’humidité et sans électricité. En plus, privés de visites. Le cas Blé Goudé est relevé par L’inter. Il parle de « tractations serrées entre lui et le pouvoir ». Des sources informent que le pouvoir aurait demandé à Blé Goudé de reconnaître la victoire de Ouattara et donc la défaite de Laurent Gbagbo et de témoigner contre lui, à la CPI, moyennant un poste de haut rang. Ce qu’aurait rejeté Blé qui aurait refusé de se renier et de renier son mentor. En plus, bien que disposé à s’inscrire dans le processus de réconciliation, il se croit incapable seul de faire engager ses camarades. Il a donc exigé le retour de « toutes ces personnes qui souffrent en exil et en prison ». Cela « va faire revivre la Côte d’Ivoire et les relations seront moins hypothéquées », aurait-il estimé.