Heureux de vous retrouver chers amis de linfodrome.com pour notre revue de presse. Aujourd'hui mardi 2 avril 2013, nous aurons comme éléments d'information les attaques entre le RDR et le FPI, l'insécurité et la situation sur les attaques à l'ouest. Bonne lecture!
Attaques entre le RDR et le FPI
Ce week-end, les deux partis ennemis, le Rassemblement des Républicains (RDR) et le Front Populaire Ivoirien (FPI), se sont livrés des attaques que rapportent des journaux. Du côté du RDR, c'est le secrétaire général du gouvernement, le ministre d'Etat Amadou Gon Coulibaly qui a été le hérault. À en croire la Une des quotidiens proches du pouvoir, il n'a pas été tendre avec l'ex-parti au pouvoir. Le Patriote titre qu'il a dit que « le FPI agit en irresponsable ». En effet, le samedi dernier, à l'occasion de l'investiture d'un candidat de son parti à Koumassi, il a déclaré que « il est navrant de lire et d’écouter ce que ces gens racontent. Pour eux, le charnier de Yopougon n’a pas existé; pour eux les femmes qui ont été tuées à Abobo devant tout le monde, cela n’a pas existé. Et ils osent dire que leur sang est du sang de mouton. Pour eux, les femmes qui ont été violées en 2000 au stade Houphouët-Boigny, cela n’a pas existé. Pour ces gens, la crise postélectorale qu’ont a connue qui a fait 3000 morts n’a pas existé. Ils considèrent que les pneus qu’on mettait autour des gens pour brûler les Ivoiriens, cela n’a pas existé et qu’ils n’ont rien fait. Entre nous, est ce que c’est acceptable ? ». Après cette plainte, Gon Coulibaly, a appelé les militants du FPI à préparer l'après-Gbagbo car selon lui, « Gbagbo, c'est fini », nous rapporte L'Expression et L'Intelligent d'Abidjan.
Ce dernier quotidien livre la réplique d'un conseiller pro-Gbagbo, en la personne de Alain Cappeau, à Gon Coulibaly. Le français a, au cours des états généraux des organisations et associations des partisans de Gbagbo de France, à Paris, déclaré que « Gbagbo, ce n'est pas encore fini, ça n'a pas ecore commencé ». Une phrase que les pro-Gbagbo ont scandé en choeur. Quant à la direction du FPI, il a publié une déclaration sur les attaques récentes à l'ouest dans laquelle, selon les journaux qui lui sont fidèles, elle a démonté le pouvoir de AàZ. Le FPI a, de fait, dévoilé « les plans A et B de Ouattara » pour détruire le parti. Cela passe par les arrestations des ses militants, la répression des meetings et le fait de lui coller une image de putschiste. Par ailleurs, la formation de Laurent Gbagbo a accusé le pouvoir d'être le responsable des attaques, vu que depuis 2002, les forces pro-Ouattara attaquent et tuent les populations autocthones de l'ouest. C'est ce qu'a rapporté également Le Nouveau Courrier. Notre Voie, lui écrit que « de la nationalité à la terre, le pouvoir brade le pays ». Il fait savoir que Ouattara cède de façon massive et collective la nationalité à des étrangers, brade la terre aux multinationales et laissent les non nationaux qui ont envahi l'ouest en tuant, volant et accaparant la terre des autchtones, le faire en toute impunité. Il relève que le ministre de l'Intérieur Hamed Bakayoko a reconnu que les attaques qui ont lieu à l'ouest sont dues à un problème de terres.
Attaques à l'ouest et sécurité nationale
Relativement aux attaques de l'ouest, « Hamed Bakayoko fait des révélations » sur les financiers », lit-on à la Une de L'Expression. Le ministre de l'Intérieur a dit aux populations de Duékoué où il s'est rendu le samedi dernier: « Nous savons qui les a financées et nous y travaillons avec des pays voisins afin de les mettre aux arrêts ». Le Patriote note qu'il a indexé une certaine diaspora Wê qui lève des fonds à l'étranger pour des mercenaires afin qu'ils défendent les intérêts de leur peuple. Suite aux dernières attaques, Soir Info et L'inter informent que onze pro-Gbagbo ont été déférés à la Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan (MACA). Parmi eux, trois femmes que sont Ange Mireille Kamandé, Alida Péhé et Michelle Zoué. Ces personnes ont été arrêtées dans les localités Bloléquin, Touplepleu et Duékoué. L'information provient de Alerte Infos.
Toujours à Duékoué, les journaux proches de l'opposition annoncent la découverte « encore de squellettes humains », après douze fosses communes découvertes quelques jours plus tôt. Ces squelettes auraient un lien avec les tueries qui ont suivi l'attaque du camp de Nahibly, le 20 juillet 2012. Ils étaient couverts par une bâche de type militaire servant à faire des tentes. Un témoin a dit avoir vu le jour de l'attaque, des éléments des FRCI aller avec huit jeunes à la décharge, mais qu'ils en sont retournés sans eux. Plus tard, ils verront les corps sans vie de ces huit jeunes. Mais le préfet d'alors et les militaires informés n'ont pas pris l'affaire au sérieux. Les dozos aussi en ont eu pour leur compte. Le gouvernement leur a demandé de s'organiser pour arrêter le désordre, car « le dozo ne doit pas se substituer aux forces de défense et de sécurité pour ériger des barrages ou se mêler au règlement des conflits entre agriculteurs et éleveurs », a indiqué Bamba Cheick Daniel, le directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur, rapporte Fraternité Matin. La triste nouvelle vient du palais présidentiel dont le chef de la sécurité a été tué accidentellement dans la circulation, juste derrière le palais, alors qu'il rentrait du travail. Sa voiture est rentrée en collision avec une autre. Le choc fut tellement violent que le lieutenant Koffi Kouassi Ernest ainsi que le conducteur de l'autre véhicule sont mort sur le champ, relatent L'Intelligent d'Abidjan et certains quotidiens.