Bonjour chers amis de linfodrome.com, soyez les bienvenus à notre revue de presse de ce samedi 30 mars 2013. Nous avons comme sujets une évasion de prisonniers, la gestion de l’État par le Président Ouattara et les élections locales. Bonne lecture et bonne fête de Pâques.
Evasion massive de prisonniers
L’inter titre à la Une : « Insécurité : 43 détenus s’évadent, 6 prisonniers rattrapés dont un mort ». Il raconte que cette évasion a eu lieu dans la prison de Gagnoa, au petit matin d’hier vendredi. Les fugitifs qui sont tous des condamnés à 6 et 20 ans de prison sont sortis à travers un trou qu’ils ont fait à coup de hache dans le mur de leur cellule. C’est profitant du temps d’adoration que certains ont chaque matin, pendant lequel ils chantent et louent Dieu à l’aide de tam-tam, qu’ils ont ouvert ce trou, dans un mur rendu faible par l’incendie que la prison a connu lors de la crise post-électorale. Mais six d’entre eux ont été repris et un autre tué par les tirs de sommation. L’Expression dit que les évadés ont certainement été inspirés par le film ‘’Prison break’’. Il explique que la hache utilisée par les détenus est celle avec laquelle ils cassent le fagot. La pluie qui s’est abattue ce jour les a aidés dans leur projet. Quant à celui qui est a été tué, le journal renseigne que c’est Guédé Gnahoré, condamné pour pratique de sorcellerie. Dans la même nuit, il s’est produit une autre évasion, à Abidjan. Celle-là est particulière, car il s’agit d’un homme politique mis en résidence surveillée par le pouvoir. Le Temps informe que « Charles Blé Goudé s’est évadé ». Il dit que des individus lourdement armés ont pris d’assaut sa prison secrète et l’y ont extrait de force, après avoir maitrisé ses gardes, et l’ont conduit vers une destination inconnue. Toutefois, des personnes avancent qu’il pourrait s’agir d’une manipulation de l’opinion qui consisterait à prêcher le faux pour avoir le vrai. Mais en croire Joël Poté, le président du COJEP, mouvement créé par Blé Goudé, son mentor « selon nos informations, est à Abidjan », a-t-il confié à Soir Info.
Gestion de Ouattara
La gestion du Président ivoirien est critiquée par la presse ivoirienne. Pour Notre Voie, avec les primes à la violence et à l’impunité, la Côte d’Ivoire est un État loubard ». Il indique qu’en 2 ans de pouvoir, l’on enregistre 505 prisonniers politiques. Alors que Laurent Gbagbo et ses proches sont en prison pour « crimes économiques, crimes de sang, faits commis pendant la crise post-électorale, les ex-rebelles Soro Guillaume et les chefs de guerre qui ont tué et égorgé des personnes, cassé la BCEAO, sont logés à une belle enseigne. Le premier cité est le Président de l’Assemblée nationale alors qu’il n’avait pas l’âge pour cela, tandis que ses soldats sont à la tête de l’administration, rappelle le journal. Il évoque aussi le drame de la fête des lumières, le 1er janvier 2013, dont les responsables jouissent d’une impunité, d’autant plus que l’enquête est rayée. Quant à Le Nouveau Courrier, il titre que « comme en 1990, Ouattara mélange encore l’école ivoirienne ». Il fait allusion à la ponction sur les salaires des enseignants qui ont grevé en janvier. Une situation qui, si rien est fait, va conduire à une grève illimitée des enseignants qui ont déjà brandi cette menace. Le journal révèle que Ouattara a toujours eu maille à partir avec les enseignants depuis le temps où il fut le premier ministre d’Houphouët. Car à cette période, il a imposé le décrochage des enseignants, pensant ainsi relever l’économie. Mais pour Le Patriote, le chef de l’État « a changé la Côte d’Ivoire en chantier ». Alors, il affiche à la Une « Ouattara, l’infatigable travailleur » pour « les travaux d’hercule » qu’il abat, à savoir les voyages dont sa présence à la réunion des BRICS, les constructions de routes, de ponts, l’obtention du PPTE, etc. « Comment ne pas reconnaître qu’il y a bien un effet Ouattara quand on sait d’où vient le pays ? », interroge le quotidien.
Elections locales
Pour les élections régionales et municipales, « la CEI assouplit les conditions de vote », écrit Fraternité Matin. En effet, Auguste Miremont (secrétaire permanent de la CEI) a déclaré que « sans carte d’électeur, on peut voter avec sa nouvelle carte d’identité si l’on est inscrit sur la liste d’émargement. De plus, il y a une grande souplesse pour ce scrutin du 21 avril 2013. En effet on peut voter avec la carte d’identité verte et l’attestation d’identité si on est inscrit sur la liste d’émargement ». Au sujet de ces élections, le secrétaire général du PDCI, Alphonse Djédjé Mady, a dit qu’il « n’y a pas de déchirure au sein du RHDP. C’est une situation qui existe. Ce sont des choses qu’il faut construire progressivement. Dans la vie, il ne faut pas être trop pressé. Je pense que chaque chose arrive en son temps », lit-on dans L’Intelligent d’Abidjan. Le nouveau Réveil informe qu’il a parlé au RDR qui a choisi des militants du PDCI pour en faire ses têtes de liste contre les candidats officiels du PDCI. « Je crois que quand on est partenaire dans un système, il y a des relations de partenaires qu’on doit avoir. Comme dans la boxe, tous les coups ne sont pas permis », a dit Djédjé Mady.