Côte d'Ivoire: crise postélectorale

Des maisons pour la population, mais la terreur est réelle

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Revue de presse

Bienvenue sur linfodrome.com,votre portail d'informations par excellence, pour la revue de presse. Dans notre numéro de ce vendredi 29 mars 2013, nous aurons comme sujets le lancement de l'opération des logements sociaux, la situation à l'ouest et celle de Blé Goudé. Bonne lecture!

Logements sociaux

La volonté du Président Alassane Ouattara d'offrir aux Ivoiriens un toit devient une réalité. Hier, le lancement de l'opération de pré-inscription pour l'acquisition de logements sociaux a été fait au siège de la Sicogi. Fraternité Matin fait savoir qu'il y a eu du monde, à en croire son titre à la Une: « accès aux logements sociaux, on se bouscule déjà! ». Il écrit qu'il y a eu un flux de populations qui ont pris d'assaut les guichets de la Sicogi. « Il faut être parmi les premiers souscripteurs pour les premiers bénéficiaires », a dit une dame. Présidant la cérémonie officielle de lancement, le secrétaire général du gouvernement, le ministre d'Etat Amadou Gon Coulibaly, a indiqué « c'est une opportunité à saisir. Le rêve de chaque travailleur est d'avoir une maison ou de partir à la retraite en étant propriétaire d'un logement. L'occasion est donnée à tous, à travers ce programme de réaliser ce rêve ». Nord-Sud a fait le même constat de l'affluence des populations. Il écrit qu'elles ont « envahi » la Sicogi. On y trouvait des jeunes, des femmes, des notables et même des enfants qui voulaient tout savoir sur les logements sociaux. Ce qui a occasionné un embouteillage monstre aux encablures de ladite entreprise, note-il. Pour faciliter la souscription, le directeur de la Sicogi a informé que 300 jeunes ont été recrutés pour une opération qui durera 45 jours. Comment acquérir ces maisons? Le Mandat nous donne la réponse en indiquant « les modalités ». Elles vont du retrait d'une fiche d'inscription, par le payement de frais de dossier à 30 mille F.cfa. Après quoi, un numéro est donné au candidat qui sera appelé plus tard pour savoir si oui ou non son dossier a été retenu. Les coûts des maisons varient entre 5 et 10 millions, solvables sur 20 ans au plus.

Situation à l'ouest

« Tueries à l'ouest sous Ouattara: 28 mars 2011 - 28 mars 2013; 2 ans de massacres et d'impunité!», lit-on en manchette sur Le Nouveau Courrier. Il relève que, selon toute vraisemblance, c'est entre 1000 et 2000 autochtones Wê de l'ouest qui ont été tués par les FRCI et leurs supplétifs dozos et milices burkinabé, depuis l'offensive lancée par les combattants pro-Ouattara, lors de la crise post-électorale en 2011, à aujourd'hui. Face à ces tueries, le quotidien fait remarquer que les auteurs jouissent « d'une impunité garantie, puisqu'aucune enquête ni procédure judiciaire n'a été engagée pour le massacre des Wê les 28, 29 et 30 mars 2011, par le gouvernement Ouattara ». Le Temps en rajoute en publiant « le rapport confidentiel qui accable Ouattara ». Il s'agit d'un document rédigé par des cadres de la région ouest dans lequel ils dévoilent l'existence de 38 fosses communes où sont enfouies, au moins, 3.486 corps. Selon eux, les massacres des autochtones Wê et Dan obéissent à une politique d'expropriation de leurs terres par les allogènes qui règnent en seigneurs de guerre. Ils ont demandé au gouvernement « l'expulsion immédiate des seigneurs de guerre et des clandestins auteurs des pillages dans les parcs nationaux et forêts classées... ». Ils ont également appelé la communauté à faire arrêter l'extermination programmée de leurs peuples. Parlant de la situation à l'ouest, L'Intelligent d'Abidjan pense que le ministre de la Défense n'a pas tout dit. Il a occulté le fait que dans cette région, à en croire le correspondant de RFI, « jusqu'à présent les contingents dans cette zone n'ont pas été augmentés, alors qu'on sait que certains assaillants sont encore en brousse, ce qui ne rassure pas les populations. Les moyens alloués aux FRCI sont bien minces alors que le gouvernement dénonce depuis plus d'un an une tentative de déstabilisation venant du Liberia. Les postes de frontières sont déserts, les soldats sont sous-équipés ou en sous effectif, certains en viennent même à racketter les villageois ». C'est pourquoi, le journal ivoirien titre que « on joue avec le feu », face aux conflits fonciers, l'occupation des forêts et les attaques répétées. Il livre aussi que si le milicien ''le tarzan du grand ouest'' a été battu, un certain ''Sandokan'' l'a remplacé. De quoi inquiéter des experts qui ont étudié et présenté « les scénarios qui guettent la Côte d'Ivoire », en croire la Une de L'inter. C'est le directeur du Bureau National de la Prospective et de la veille Stratégique qui en donne les explications. Il s'agit de quatre tableaux qui se dégagent en fonction de la situation sociale, politique et économique du pays et qui présagent de ce que la Côte d'Ivoire sera en 2040, a dit Dr. Pokou Koffi. Ces scénarios sont « la chauve-souris étranglée », « le suicide du scorpion », « l'éléphant en marche » et « la ruche des abeilles ». Le dernier qui semble est le meilleur présente un pays où les variables sont positives à l'intérieur et à l'extérieur, « où le miel coule à flot ».

Blé Goudé inquiète

La situation de l'ex-ministre de la jeunesse de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, inquiète ses parents. Dans Soir Info, ceux-ci disent que « nous n'avons plus de nouvelles de lui ». Le frère aîné de Blé Goudé a déclaré très meurtri que « les premiers jours lorsqu'il a été extradé en Côte d'Ivoire, nous étions deux à être autorisés à lui rendre visite; sa compagne et moi. Mais aujourd'hui, après les différents articles de journaux concernant les conditions de détention de Charles, les autorités ont décidé qu'il n'ait plus droit aux visites... Nous espérons qu'il est encore en vie. Même ses avocats ne peuvent également pas lui rendre visite ». Depuis sa résidence surveillée, « on veut même le '' tuer'' », révèle L'inter. Une mort politique s'entend. C'est qu'avec sa détention brusque, son mouvement le Congrès Panafricain pour la Justice et l'Égalité des Peuples (COJEP) qu'il a mis en place quelques semaines avant son arrestation, est enclin à des divisions internes entre ses actuels dirigeants. Il n'est pas certain qu'il puisse le retrouver, s'il sortait de prison, affirme le quotidien. L'actuel dirigeant principal, Joël Poté, est accusé par ses camarades de dévoyer la lutte au profit du pouvoir. Dans cette atmosphère, un des « lieutenants » de Blé Goudé, Séka Essé Bérenger, ex-cadre de la FESCI en exil au Togo, a révélé que « la FESCI a clairement pris position en faveur du président Laurent Gbagbo pour la défense de la souveraineté de notre pays. Effectivement, la FESCI a répondu présente à cet appel. Mais aujourd'hui, il est bon de reconnaître qu'il y a eu beaucoup de ratés dans nos actions qui ont jeté l'anathème sur la grande famille des étudiants en Côte d'Ivoire. »

César DJEDJE MEL
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