Réconciliation et paix en Côte d'Ivoire

Après Ouattara, Banny pour sauver le pays ?

Publié le Modifié le
apres-ouattara-banny-pour-sauver-le-pays Réconciliation et paix en Côte d'Ivoire, Banny serait le choix de la France contre Ouattara. Ph d'archives.
Revue de presse

Heureux de vous retrouver chers amis de linfodrome.com. Trois sujets sont au menu de notre revue de presse de ce mercredi 27 mars 2013. Il s’agit de la réunion des BRICS en Afrique du Sud, la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire et la réconciliation nationale. Bonne lecture à tous !

Sommet des pays du BRIC’S

Depuis hier mardi 26 mars 2013, se tient en Afrique du Sud le sommet des BRICS auquel participe le Président ivoirien, Alassane Ouattara. Ce sommet qui réunit les pays émergents parmi lesquels la Chine, la Russie, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud, fait écrire Le Patriote : « Ouattara aux côtés des cinq grands ». A son arrivée au pays de Mandela, le lundi à minuit, le Président Ouattara a déclaré que « ce sommet est important pour le monde en développement, pour l’Afrique et en particulier pour la Côte d’Ivoire ». Il y est allé avec un message bien précis, à en croire Fraternité Matin. C’est que le chef de l’État ivoirien a dit : « nous venons dire que la Côte d’Ivoire est au travail et que nous avons besoin d’investisseurs de ces grands pays ». Selon Le Temps, à l’ouverture de cette réunion, la Chine et la Russie ont envoyé un message aux européens. « Nous ne tolérons plus le recours à la force contre la souveraineté des pays », a mis en garde Vladmir Poutine. Le président chinois Xi Jinping, lui emboîtant le pas, a affirmé que « nous devons respecter le droit de chaque pays à choisir en toute indépendance sa voie et nous devons nous opposer aux ingérences dans les affaires intérieures des autres États ».

Situation socio-politique trouble

Le Quotidien d’Abidjan annonce une « situation sociopolitique explosive ». Cette situation vient de ce que la France, selon lui, veut mettre Ouattara à l’écart, s’étant rendue compte qu’il est incapable de diriger la Côte d’Ivoire. Le nouveau pouvoir français veut miser sur un autre cheval pour permettre à la côte d’Ivoire de sortir de l’impasse. Charles Konan Banny, l’actuel président de la Commission Dialogue Vérité et Réconciliatio (CDVR), est ce cheval. C’est dans ce cadre que se situe le voyage qu’il effectuera en avril sur la France. Au sujet des obstacles à la réconciliation nationale, Notre Voie fait savoir que la CDVR accuse les Dozos et FRCI. En effet, au terme d’un atelier organisé par la Commission et qui s’est appuyé sur des rapports de la situation dans les zones ouest, sud, nord, est et centre du pays, il ressort que les chasseurs traditionnels (Dozos) et les éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) sont à la base de l’insécurité qui empêchent le bon déroulement du processus de réconciliation nationale. Car ils sévissent au mépris des normes républicaines. Ce malaise se corse avec le mécontentement des militaires. « Ça grogne encore au sein des FRCI », titre L’inter. Il révèle que des éléments FRCI de San-Pedro et de l’île Boulay ne sont pas contents de leurs supérieurs hiérarchiques. Au patron du bataillon de sécurisation du sud-ouest, le capitaine Delta, il est reproché certaines nominations. « Depuis qu’il a été affecté à ce poste, il procède à des nominations en dehors des règles militaires, créant ainsi de la frustration au sein des militaires chargés de la sécuriser la zone », a confié une source militaire. Des accusations battues en brèche par des proches du mis en cause. Le même problème d’insertion est vécu à l’île Boulay. Les militaires ont donc interpellé le général Bakayoko, chef d’État major général des armées de Côte d’Ivoire sur ces problèmes.

Sécurisation du pays

Après les récentes attaques à l’ouest, à la veille de la fête de Pâques et des élections locales, Nord-Sud Quotidien livre que les FRCI se renforcent. En effet, au sortir d’une réunion de travail avec Bert Koenders et des officiers supérieurs de l’armée nationale et des forces étrangères présentes en Côte d’Ivoire, le ministre délégué chargé de la Défense, Paul Koffi Koffi, a relevé au sujet de ces attaques, que « des mercenaires et miliciens de grand nom ont été mis hors d’état de nuire. Cela démontre que nos forces sont présentes. Il s’agira de voir comment on peut renforcer cela avec l’ONUCI ». Le Patriote dit qu’il faut des hélicoptères pour traquer les assaillants. Le Centre de Coordination des Décisions Opérationnelles (CCDO) ne veut pas rester non plus inactif. Des éléments de cette unité sont rentrés dans « le bois sacré », informe L’Expression. C’est qu’ils ont été formés à travers un atelier sur « état de droit et devoir ». Ce qui leur a permis de se familiariser avec les notions de l’état de droit et d’exécution d’une mission de service public, afin de bien mener leur travail.

César DJEDJE MEL
Voir ses articles