Sécurité et économie

Les amis au secours de Ouattara, les Ivoiriens en colère

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Revue de presse

Chers lecteurs de linfodrome.com, soyez les bienvenus sur votre portail préféré d’informations. Ce mardi 26 mars 2013, nous aurons au menu la situation à l’ouest, la réunion des économistes à Abidjan et la colère généralisée des enseignants et des musulmans. Bonne lecture à tous !

Situation difficile à l’ouest

Les attaques récurrentes et meurtrières que l’on observe dans l’ouest du pays sont, en croire Le Patriote, le fait du parti de Laurent Gbagbo. « Le FPI veut brûler l’ouest » est son titre à la Une. Il accuse les dirigeants du parti d’avoir monté les miliciens pro-Gbagbo contre les allogènes. Selon lui, ces derniers ont, après les années 90, brandi le péril de l’invasion pour inciter les populations à se braquer contre leurs frères venus d’ailleurs. Chose qui s’est aggravée avec leur arrivée au pouvoir et aujourd’hui encore, quand ils disent que l’ouest est envahi par « des colons burkinabé ». Amadé Ouérémi est un de ces « colons ». Lui qui règne en seigneur de guerre dans la forêt classée du mont Peko, avec sa troupe de combattants armés. Selon une autorité de l’ouest qui s’est ouverte à L’inter, tous les occupants illégaux de la forêt classée seront déguerpis mais « en douceur ». Si cela est fait, Amadé se reconvertira en acheteur de cacao, informe le journal. Devant cette situation d’insécurité qui intervient à l’approche des élections locales, L’Intelligent d’Abidjan fait savoir « comment ça va se passer à l’ouest ». Il donne la position de la Commission Électorale Indépendante. La CEI assure que « si l’État nous rassure et nous dit qu’il n’y aura pas de problème, nous entrerons dans ce schéma pour rassurer les candidats et les électeurs ». Quant à L’ONUCI, elle a indiqué que « nous sommes en train de voir avec les autorités ivoiriennes comment adapter le dispositif de sécurité pour renforcer la protection des civils et prévenir de nouvelles attaques ». Les États Unis ne sommeillent pas non plus. Soir Info révèle que pour « la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire, les Américains déposent un bunker à Abidjan ». De cette information qu’il tient de la Lettre du Continent, on apprend que le futur centre d’Africom (Haut commandement des forces américaines pour l’Afrique) sera installé dans le sous-sol de l’ambassade des Etats-Unis. A ce sujet, le général Carter, responsable de Africom a rencontré le Président Ouattara. Quant à la force française, la Licorne, elle « se barricade ». De nouveaux murs en barbelés ont été montés autour du camp.

Economie

La 6ème réunion conjointe des ministres de l’Économie d’Afrique se tient depuis hier à Abidjan, sous la présidence de Dlamini Zuma, la présidente de la Commission de l’Union Africaine. Avec cette conférence en terre ivoirienne qui suit les visites des chefs d’État nigérian, libanais et marocain, L’Intelligent d’Abidjan titre que la Côte d’Ivoire est devenue « le nouveau centre de décisions ». Il rend hommage au Président Ouattara qui a parcouru différents pays dans le monde pour encourager la destination côte d’Ivoire. A l’ouverture de la réunion, Fraternité Matin écrit que le chef de l’État ivoirien a exposé « sa vision » pour l’industrialisation de l’Afrique. Il a indiqué depuis les indépendances à aujourd’hui, beaucoup de choses ont été faites « mais les résultats ont été insuffisants. Nous devons faire notre autocritique et accepter que de 60 à 80, les politiques de substitution des importations, ensuite d’encouragement à l’exportation, ont donné des résultats qui n’ont pas été très satisfaisants ». Pour lui donc, « le défi de l’émergence est donc d’accélérer la transformation de nos économies pour accroître la part des activités de nos pays et le poids des exportations des produits manufacturés dans le commerce mondial », lit-on dans Le Patriote.

Colère, grève…

Suite à la ponction qui a été faite sur leurs salaires, les enseignants du public ont piqué « une grosse colère », titre Le Courrier d’Abidjan. Ils sont même entrés en grève depuis le jeudi. Jean Yves Abonga Koutouan, membre de l’Intersyndicale du secteur éducation-formation, a appelé le Premier ministre à trouver « des solutions définitives aux problèmes des enseignants au plus tard le 8 avril prochain, date de la rentrée des classes », auquel cas, les enseignants prendront leurs responsabilités. Notre Voie parle de grève généralisée, vu que dans les villes de l’intérieur, les écoles sont restées fermées. Dans certaines localités, les enseignants ont fait des marches de protestation à l’encontre des autorités préfectorales. La conséquence de cette grève, c’est que les épreuves écrites des examens blancs du Bac, Bepc qui devaient débuter hier ont été perturbés par endroit, dans le Sud-Comoé et au lycée classique d’Abidjan, par exemple. En dehors des enseignants, « les musulmans sont en colère » aussi, titre à la Un Nord-Sud Quotidien. Ils sont mécontents de l’augmentation du prix du Hadj de 500 mille F.cfa, passant ainsi d’un million cinq cent mille à deux millions. « Deux millions, c’est une façon d’exclure les pauvres du pèlerinage », a déclaré Abdoulaye Kanté. Tandis qu’un étudiant, membre de l’association des élèves et étudiants musulmans, a dit : « l’État aurait dû attendre que nous sortions de la crise économique que nous vivons. Les Ivoiriens n’ont pas d’argent ».

César DJEDJE MEL
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