La violence à l’ouest, la gestion de Ouattara et les scandales dans le gouvernement, ainsi que les poursuites judiciaires, sont le contenu de notre revue de presse, ce lundi 25 mars 2013. Amis lecteurs, bienvenue sur linfodrome.com, votre portail d’informations justes et neutres.
Violences à l’ouest
Les violences ont continué le samedi dernier dans l’ouest du pays. L’Inter parle d’un « week-end noir à l’ouest », car dans les combats, plusieurs personnes ont perdu la vie et des maisons incendiées. Cette attaque, qui s’est produite dans la nuit du vendredi 22 au samedi 23 mars 2013, à petit Guiglo, dans le département de Bloléquin, a été l’œuvre d’individus lourdement armés. Ils ont mis à feu un village essentiellement habité par des burkinabé et ont attaqué un poste des FRCI, le premier jour. C’est dans la riposte des FRCI, le lendemain, que l’on a dénombré cinq tués chez les assaillants, un dozo et deux civils. Le quotidien livre aussi que le Mouvement Ivoirien des Wê pour le Retour à l’Ouest (MIWRO) a écrit : « C’est pour marquer notre présence que nous avons lancé cette expédition… Et malgré le succès de celle-ci, nous tenons à indiquer que c’était une expédition d’avertissement ». L’Intelligent d’Abidjan, ainsi que Le Nouveau Réveil, informe que le chef de guerre Oulaï Tako alias ‘‘le Tarzan de l’ouest’’ a été abattu dans les combats par les FRCI. Mais pourquoi ces attaques récurrentes à l’ouest ? Blé Guirao, un cadre de la région, a déclaré à L’Intelligent d’Abidjan qu’elles ressemblent à une stratégie visant à empêcher les populations exilées de rentrer au pays pour prendre part aux élections, d’une part. Et de l’autre, ces attaques sont la conséquence de la non application de la loi de 1998 sur le foncier. Blé Guirao a cité en l’occurrence Amadé Ouréimi et sa bande qui occupent illégalement les plantations et les forêts classées de l’ouest. Ce dernier, à en croire Soir Info, a battu le rappel de ses chefs de guerre et a envoyé un avertissement aux FRCI. Il leur a dit : « frères d’armes, je vous demande de vous abstenir de toute action contre nous…Si vous attaquez, nous allons frapper fort ».
Gestion économique de l’État
Aujourd’hui, s’ouvre en Côte d’Ivoire, la 6ème réunion des ministres de l’Économie et des finances, de la planification et du développement économique de l’Union Africaine. A ce sujet, le ministre ivoirien de l’Économie, Kaba Nialé « situe les enjeux » de cette rencontre, titre Le Patriote. Selon elle, l’objectif des ces réunions annuelles conjointes est de permettre, à la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique et celle de l’Union Africaine, de mieux appréhender les problèmes qui minent le continent, afin de déployer une stratégie commune d’intervention visant à permettre à l’Afrique de faire face aux défis actuels de développement ». Pendant ce temps, une mission conjointe du FMI, de la Banque mondiale, et de la BAD qui se déroule en Côte d’ivoire a livré son premier constat, après une semaine d’activités. Le responsable de cette mission, Michel Lazare, directeur du département Afrique du FMI, a déclaré que « nos premières impressions, c’est qu’il y a eu une bonne année 2012, avec notamment une forte croissance plus importante que ce qui avait été prévu. Cela aura des effets positifs pour le citoyen avec plus de revenus et d’emplois ». Or, au ministère de l’Éducation nationale, Notre Voie dit que la ministre « Kandia est encore au centre d’un scandale ». Le directeur des ressources humaines dudit ministère, barro Mamadou, a révélé l’existence d’un réseau de fraudeurs de documents administratifs. Ces personnes ont permis à 255 enseignants, qui ne remplissaient pas les conditions (au mois cinq d’ancienneté) pour être affectés, d’obtenir des affectations avec ces faux documents, moyennant la somme de 100 mille ou 150 mille F.cfa. L’inter renchérit en notant que le Drh a dévoilé un autre réseau, celui de recruteur d’instituteurs contre la somme de 250 à 300 mille F.cfa.
Poursuites judiciaires
Dans une interview à Le Temps, le patron d’Ivoirebusiness, Christian Vabé, s’est prononcé sur l’attitude de la France vis-à-vis de la situation de Michel Gbagbo. Il a affirmé que « c’est une aberration qui est aujourd’hui en passe d’être corrigée. Puisque la plainte de Michel Gbagbo contre Soro a été jugée recevable… Une commission rogatoire internationale sera bientôt délivrée par Paris à Abidjan, suivie de la venue d’un juge français pour interroger les accusés… ». Concernant la libération de Gbagbo « père », L’Intelligent d’Abidjan écrit : « les pro-Gbagbo 100% optimistes ». Leur optimiste, ils l’ont dévoilé lors d’un débat qui a réuni des avocats, des journalistes et l’égyptologue Charles Govi Gomes. Au cours de ce débat à Paris, qui avait pour but d’expliquer le document de l’audience de confirmation de charges contre l’ex-président ivoirien, et qui a été suivi par 200 personnes, l’avocate Habibata Touré a déclaré que « pour ma part, je resterai au plan purement juridique, les charges à l’encontre du président Laurent Gbagbo ne seront pas confirmées, car les éléments de preuve de sa responsabilité n’existent pas ». Je dirai au grand dam du pouvoir ivoirien qui devrait craindre pour sa survie, selon Notre Voie, après la déchéance de François Bozizé. En effet, avec la chute du président centrafricain, le journal barre à la Une : « Avis aux chef d’État indéboulonnables, François Bozizé installé par la France, lâché par la France ». Vu le cas Bozizé, Notre Voie écrit que « il s’agit là d’un message important à l’endroit de ceux qui se disent indéboulonnables parce qu’installés par la France et une rébellion. »