Cote d'Ivoire: situation sociopolitique

Les bruits de justice remplacent ceux des armes.

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Revue de presse

L’attaque de Toulepleu, les poursuites judiciaires contre les personnalités ivoiriennes et les problèmes d’eau et d’électricité sont les sujets dans notre revue de presse, ce samedi 23 mars 2013. Heureux de vous retrouver chers amis sur linfodrome.com et bonne lecture !

Attaque de Toulepleu

Après l’attaque de Toulepleu, Soir Info annonce à la Une que « le cerveau et son complice sont arrêtés, hier ». Il s’agit de Péhé Maurice et de Toh David. Le premier a été arrêté, dans le village de Tcha-bly, par les populations qui l’ont ensuite livré aux Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), alors qu’il fuyait le ratissage des soldats Ivoiriens. Quant au second, par crainte de se voir tuer dans la brousse où il s’était réfugié, il s’est fait constituer prisonnier. Il s’est présenté au sous-préfet de Tiobly à qui il a demandé de « le mettre à la disposition de la gendarmerie nationale ». Quant à Nord-Sud Quotidien, il donne la liste des assaillants qui ont mené l’attaque de Toulepleu. Ils sont au nombre de sept dont trois Ivoiriens et quatre Libériens parmi lesquels ont été arrêtés les Ivoiriens Yvan Téhé Zéadé, 18 ans et Désiré Wilfried Yoro, 32 ans ainsi qu’un Libérien. Quant aux quatre autres, ils ont disparu dans la nature. Ils ont à leur trousse le commandant Losseni des FRCI et ses hommes, renchérit le journal. « Plus jamais de sang versé de nos fils », c’est le cri de révolte qu’ont lancé les populations de l’ouest par la mise en échec de l’attaque de Toulepleu. Comme nous l’avions dit, hier, c’est un ex-milicien, à qui les assaillants ont confié leur projet de prise de Tiobly, qui a vendu la mèche aux FRCI. Par cette collaboration avec les forces ivoiriennes, les populations disent que « nous en avons marre des attaques. Nous ne pouvons plus accepter que des personnes versent inutilement le sang de nos enfants. Plus de protection de miliciens et autre assaillants qui ont choisi de faire de l’Ouest un Far West, où la violence est la chose la mieux partagée », rapporte Le Patriote.

Poursuites contre les personnalités ivoiriennes

L’inter informe que, trois semaines après l’audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo, Me Altit, son avocat, révèle « ce qui se prépare à la CPI ». Il tient cela d’une interview sur une radio russe dont il a reçu copie. En effet, Me Altit a avancé que « le processus de légitimation d’Alassane Ouattara est l’autre face du processus juridique engagé par la CPI, lequel peut être compris comme une validation à postériori du processus de délégitimation du président Gbagbo ». Mais le vrai problème dans l’affaire Laurent Gbagbo, c’est que « le procureur ignore les racines de la crise ivoirienne, le conflit, les tentatives du président Gbagbo pendant toutes ces années de parvenir à un accord politique et à la réunification du pays... », a relevé Altit, à en croire LG Infos. L’avocat a ajouté que « transformer l’histoire afin de présenter une réalité compatible avec des accusations ne fait pas progresser de notre point de vue la cause de la justice et n’aide pas à la réconciliation ». C’est pourquoi, a-t-il dit, rapporte Le nouveau Courrier, « que les charges contre Gbagbo ne peuvent être confirmées ». Me Altit a déclaré que « De notre point de vue, les charges ne peuvent être confirmées par les juges. Nous avons montré que le dossier du procureur n’est pas solide au sens où il repose sur des allégations vagues, incohérentes, sur des déclarations contradictoires, sur des éléments douteux et parce que ses témoins sont peu crédibles…». De son côté, le cas de Michel Gbagbo, fils de l’ex-chef d’État, incarcéré depuis près de deux ans sans jugement, semble davantage préoccupé la France. Notre Voie titre à la Une: « la plainte contre Soro réveille Hollande » informe que le Consulat français en Côte d’Ivoire a dépêché une délégation de trois personnes, dont un médecin, au chevet du prisonnier pour s’enquérir de son état de santé. Cette visite intervient après qu’un juge d’instruction français ait été désigné par la France pour étudier la plainte de la mère et l’avocat du détenu contre Soro Guillaume, pour tortures.

Problème d’eau et d’électricité

Le Président Ouattara est décidé à régler les coupures intempestives d’eau et d’électricité. Hier en Conseil des ministres, il a pris des mesures dans ce sens. S’agissant de l’électricité, la porte-parole adjointe du gouvernement a dit que « au titre des mesures urgentes, le gouvernement a décidé de faire un investissement à hauteur de 20 milliards dont 9 milliards pour Abidjan et 11 pour l’intérieur du pays. Par ailleurs, l’État a décidé également de la réhabilitation du réseau de transport et de distribution… », lit-on dans L’Intelligent d’Abidjan. Pour l’eau, L’Expression rapporte que le gouvernement a renseigné que « il a été révélé que le déficit en eau s’est accru jusqu’à 50%. Un plan d’urgence présidentiel à hauteur de 48 milliards de Fcfa, au titre de l’année 2013, a été mis en place pour sauver la situation ». Ce plan permettra de réduire la pénurie d’au à 10% cette année. Ces décisions sont annoncées avec écho par toute la presse proche du pouvoir.

César DJEDJE MEL
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