regain de violence et élections locales

Les attaques s'intensifient, les élections menacées

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les-attaques-s-intensifient-les-elections-menacees La recrudescence des attaques menacent les élections locales que le FPI a appelé à boycotter. Ph d'archives
Revue de presse

Soyez les bienvenus à notre revue de presse, amis de linfodrome.com. Aujourd’hui, nous parlerons de la réponse du FPI au pouvoir Ouattara, de l’attaque de Toulepleu et un peu de faits de société et d’économie.

La réponse du FPI au pouvoir

Le président par intérimaire du Front Populaire Ivoirien, Miaka Oureto a animé une conférence de presse, hier mercredi, dont ont fait écho tous les journaux de la place. Il donnait « la réponse du FPI de son exclusion aux élections locales par le régime Ouattara ». Selon lui, si le gouvernement a refusé d’accorder aux partis de l’opposition les requêtes pour des élections transparentes et s’il a fixé la date des élections locales de façon unilatérale, c’est parce que « Ouattara a peur du FPI », l’avons nous entendu dire. Mais les élections du 21avril prochain, Miaka Oureto l’a qualifié de « mascarade ». C’est qu’a mis en relief Notre Voie, en première page. En, effet Miaka a déclaré que « le FPI n’est pas concerné par les élections du 21 avril 2013. Aucun militant du FPI ne doit en aucune manière prendre part à ces élections, à savoir : ne figurer sur aucune liste , ni faire campagne pour une liste, encore moins voter sous peine de s’exposer à des sanctions disciplinaires. Le FPI ne reconnaîtra pas les résultats de cette mascarade électorale ». Le conférencier a révélé que des cadres du PDCI sont dans la même logique que le FPI, que ces derniers l’appellent pour lui demander de ne pas lâcher prise. « Je n’en dors pas. Ils disent : FPI, faites tout ». Mais, il leur répondu que « ce n’est pas à Miaka qu’il faut le dire. Il faut le dire devant votre président que de dire Miaka, c’est vers vous qu’on regarde. Vous regardez vers nous comment ? », a rapporté L’Intelligent d’Abidjan. Quant à L’Expression, il titre : « impuissant devant le pouvoir Ouattara, le FPI appelle la communauté internationale au secours ». Le président intérimaire du FPI a clairement dit que « la communauté internationale doit ouvrir les yeux et prendre ses responsabilités. On veut bien aller aux élections mais il faut que le jeu soit clair et ouvert… »

Attaque de Toulepleu

« Insécurité à l’ouest : après Bloléquin, Toulepleu attaqué, hier », annonce L’inter, à la Une. C’est à Tuobly, une localité située à sept kilomètres du Liberia que l’attaque a eu lieu. Le sous-préfet de Tuobly, M. Kouassi Koffi, a déclaré à l’AIP que « les assaillants étaient composés de jeunes Libériens et miliciens originaires de la région qui sont venus du Liberia. Aux environs de 1h du matin, ils pont encerclé ma résidence. Selon leurs propos, ils voulaient en faire leur base ». Mais les FRCI alertés ont fait avorter leur entreprise. Cette attaque qui a été déjouée fait la Une de presque tous les journaux. Fraternité Matin renseigne que la riposte des FRCI a permis de mettre la main sur trois assaillants dont deux Ivoiriens : Péhé Arnold et Yoro Désiré Wilfried ; et le libérien Sour Junior. Ainsi que deux roquettes et 500 munitions de kalach. C’est un ex-milicien répondant au nom de Sioulou Jean Baptiste, à qui les assaillants ont confié leur projet, qui les a dénoncés aux FRCI. Soir Info livre que ce sont des « enseignants qui étaient à la tête du commando » qui a attaqué Tuobly. Selon le préfet de Toulepleu, Karim Diarra, l’attaque « a été planifiée depuis le Liberia », à l’instigation de Péhé Maurice, un instituteur qui s’y est réfugié. Les notables du village de Tuobly ont raconté que « Péhé Maurice a joint son complice, un autre instituteur du nom de Toh David, qui a guidé les assaillants à leur arrivée ». il y a aurait plusieurs morts du côté des assaillants. Toujours à l’ouest, L’inter informe que des affrontements entre autochtones Gouro et allochtones Baoulé, dans le village de Flaya, à Gohitafla, a fait six morts par balles, pour une affaire de terre vieille d’un an.

Faits de société et d’économie

« Pour faits de grève, les salaires de 50 mille instituteurs réduits », lit-on à la Une de L’Expression. L’information a été livrée par Mesmin Comoé du Mouvement des Instituteurs pour la Défense de leurs Droits (MIDD). Il a indiqué que environ 50 mille enseignants ont eu 43.000 à 60.000 F.cfa ponctionnés de leurs salaires. Il a averti que « si cette décision s’applique, elle pourrait avoir des conséquences graves ». De façon clair, Le Temps rapporte que Mesmin Comoé a affirmé que « pas d’argent pas de cours ». Pour lui, c’est une provocation du gouvernement « et nous entendons donner une réponse à la hauteur de cette provocation », a t-il prévenu. De son côté, Gré Faustin, le président du Syndicat des Fournisseurs de Côte d’Ivoire, qui accusait les agents du Trésor de fraude par la ponction de 10% sur leur dus avant tout paiement, a été arrêté par la police économique pour délit d’abus de biens sociaux. Ses associés lui reprochent une gestion opaque de leur bien commun, apprend-on des journaux. Le Président Ouattara est aussi accusé de mauvaise gestion par Notre Voie. Il parle d’un scandale de 51 milliards Fcfa que dévoile le FMI a révélé. Selon lui, la mission qu’effectue le Fonds Monétaire Internationale a relevé des dépassements budgétaires injustifiés à hauteur de 51milliards.

César DJEDJE MEL
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